Traversée des Alpes : Avignon – Annecy

Le mistral soufflait fort sur la cité des Papes quand François et moi avons débarqué du TGV. Quentin nous attendait dans le hall. Avec ses 4 sacoches rouges, nous ne pouvions pas le louper. Nous avons fait un rapide tour en ville pour quelques courses et un coup d’œil au palais.

Palais des Papes à Avignon

Nous avons ensuite quitté la ville vers le nord-est, le vent nous était plutôt défavorable mais nous avons bien avancé quand même dans la plaine du Rhône. Nous avons pique-niqué à Bédarrides, puis avons rejoint le pied des dentelles de Montmirail à Beaumes-de-Venise. Les 2 cols au programme ce premier jour n’étaient pas bien difficiles : le col de Suzette puis le col de la Chaîne.

Ventoux depuis Suzette

Dentelles de Montmirail

Suzette devant les dentelles

Le Ventoux dominait tout le paysage et nous avons fait étape à Malaucène, au départ d’une des 3 montées possibles vers le sommet du géant de Provence. Le camping s’était vidé peu de temps avant. Ne restaient que quelques touristes étrangers et une piscine à l’eau un peu fraîche mais quand même agréable après une journée de vélo.

Le lendemain nous sommes partis à l’assaut du Ventoux, à notre rythme et sans trop nous distancer les uns des autres. La montée était longue, 21km et 1600m de D+. Il ne faisait pas trop chaud et le vent (110km/h la veille avec des rafales à 130km/h) était tombé, bref des conditions idéales. Nous avons effectué la montée en 3h30.

Ventoux dans les derniers lacets côté Malaucène

Beaucoup d’autres cyclistes faisaient l’ascension. À vélo de route ou bien à VTT à assistance électrique… mais personne d’autre avec des sacoches. Près du sommet, des photographes professionnels nous mitraillaient dans l’espoir de vendre un cliché. Et tout en haut, il y avait foule sous le panneau.

Sommet du Ventoux

La descente côté Sault n’était pas très raide et formait un beau balcon en forêt avec de temps en temps des vues sur le Luberon et la montagne Sainte Victoire. À Sault, nous avons bifurqué plein nord vers Montbrun-les-Bains par une très jolie petite route et le col de Reilhanette.

Montbrun-les-Bains

Mon appareil photo a lâché à ce moment là, après plusieurs faux contacts dans la matinée. Toutes les photos suivantes ont donc été prises avec mon téléphone.

Nous avons longé le Toulourenc puis franchi le petit col d’Aulan avant de rejoindre la vallée de l’Ouvèze. Nous avons fait étape à Montauban-sur-Ouvèze, village dont les commerces : épicerie, café et camping, sont tenus par une seule et même personne, une dame déjà âgée qui tient le village à bout de bras.

Le 3ème jour, nous avons continué de remonter l’Ouvèze jusqu’au col de Perty. C’était un col très facile car jamais très raide dans sa montée en long lacets. Il nous a fait passer des Baronnies à la vallée du Buëch, de la Drôme aux Hautes-Alpes.

Col de Perty

Dans la descente, nous avons passé le village d’Orpierre, dans un très beau site entouré de falaises. Puis nous avons fait les courses et pique-niqué à Laragne-Montéglin. Sur une petite placette, les riverains ont rivalisé d’hospitalité, nous apportant de l’eau, du jus de fruit et même des glaces en dessert.

François nous a quitté ici, le passage du Ventoux, une première en montagne pour lui, l’a décidé à poursuivre des vacances plus calmes. Quentin lui avait un problème mécanique avec une cale. Il nous a fallu trouver un magasin et nous avons emprunté de plus grosses routes vers Sisteron puis Digne-les-Bains.

Sisteron

Résultat, nous avons totalisé 122km au compteur en arrivant dans la vallée de l’Asse au soir, la plus longue étape du parcours et la plus plate, et de loin les routes les moins agréables.

Le lendemain nous sommes montés sur le plateau de Valensole, puis Moustiers-Ste-Marie où nous avons fait quelques courses encore à l’ombre des falaises.

Vallée de l'Asse depuis le plateau de Valensole

Moustiers-Sainte-Marie

Nous avons ensuite rejoint le lac de Sainte-Croix avant de monter à l’assaut de la corniche sublime, la rive gauche du grand canyon du Verdon. Les 700m de D+ via le village d’Aiguines ont été allègrement récompensés par le balcon au dessus des gorges.

Aiguines

Gorges du Verdon

Un couple d’anglais en tandem bien chargé nous dépassait en descente alors que nous les redoublions en montée. La corniche n’était pas vraiment plate mais chaque virage offrait une nouvelle vue imprenable.

Gorges du Verdon

Le dernier coup d’œil sur les gorges était au niveau du balcon de la Mescla.

Gorges du Verdon

Après cela, la route a franchi un petit col avant de nous laisser bifurquer vers le joli village de Trigance.

Trigance

Nous avons ensuite rejoint le Verdon en amont des gorges jusqu’à Castellane où nous avons fait étape. C’était une jolie bourgade dominée par une chapelle au sommet d’une très haute falaise. Point de passage entre la vallée de la Durance et Nice, elle doit quand même être bien morne hors saison touristique.

Le lendemain, nous avons longé le Verdon vers l’amont toute la matinée. Ça ne grimpait pas très raide, nous avons fait des courses à St-André-les-Alpes puis mangé à Colmars. Cette petite cité toute fortifiée était assez inattendue.

Musée de Colmars

Colmars

Quittant la « grande » route du col d’Allos, nous avons préféré emprunté le plus méconnu Col des Champs, qui relie les vallées du Verdon et du Var. C’est la plus petite route de col que nous avons emprunté, plutôt raide et étroite, et presque sans trafic motorisé pour notre premier col au dessus de 2000m.

Col des Champs

Col des Champs

Col des Champs

La descente fût très rapide jusqu’à St-Martin-d’Entraunes et nous avons campé dans le camping qui fait face au village, de l’autre côté du très large lit du Var. Il y avait pire vue pour boire une bière et c’est là que nous avons mis les pieds dans une piscine pour la dernière fois.

Saint-Martin-d'Entraunes

Il faisait frais le lendemain matin, surtout que nous avons commencé par une longue descente le long du Var. Peu après Guillaumes, nous avons traversé les gorges de Daluis, très impressionnantes avec leurs roches rougeâtres et la succession de tunnels (17 si je me souviens bien).

Gorges de Daluis

Plus bas, nous avons emprunté un moment une route à forte circulation dont nous ne nous sommes écartés que pour visiter le très beau village fortifié d’Entrevaux : un petit dédale de ruelles pavées derrière un unique pont d’entrée.

Entrevaux

Après avoir atteint un carrefour vers 330m d’altitude, nous sommes repartis en montée. Sous le soleil de midi ce n’était pas facile et c’est le dernier moment du voyage où nous avons eu vraiment chaud. Nous avons remonté les Gorges du Cians, d’abord les gorges inférieures et leurs hautes falaises calcaires, puis les supérieures avec à nouveau de spectaculaires strates rouges comme à Daluis.

Gorges supérieures du Cians

En deux endroits, la petite et la grande Clue, la route empruntait des tunnels mais l’ancien tracé via la gorge très étroite était encore empruntable à pied ou à vélo.

Grande Clue du Cians

Une fois les strates rouges franchies, le paysage a changé radicalement, laissant place à des forêts de mélèze et de pins. Nous avons passé le village perché de Beuil avant de nous faire rattraper par un généreux orage qui ne nous a pas fait beaucoup profité du col de la Couillole. Dommage car la descente jusqu’à St-Sauveur-sur-Tinée avait l’air spectaculaire, notamment le village de Roubion.

Après avoir effectué toute la descente crispés sur les freins, nous avons rejoins la route métropolitaine de la vallée de la Tinée. Métropolitaine car la départementale est passée sous la responsabilité de la métropole Nice Côte d’Azur. De là nous avons lentement gagné Isola, ce n’était pas raide mais nous étions trempés. Le camping d’Isola avait des emplacements en gravier pas très adaptés aux tentes mais au moins nous avons pu manger à l’abri en compagnie… du couple d’anglais en tandem vu 3 jours plus tôt dans le grand canyon du Verdon !

Nous avons quitté les lieux un peu plus tôt que d’habitude le lendemain. 40km de montée nous attendaient pour quasiment 2000m de D+ pour gravir la cime de la Bonette. Nous avons grimpé à notre rythme, faisant des pauses régulièrement, d’abord à St-Etienne-de-Tinée pour quelques emplettes. Nous avons pique-niqué au camp des Fourches, un ancien baraquement militaire d’altitude.

Camp des Fourches

Nous sommes arrivés au sommet un peu après 14h, après près de 7h de montée. La dernière portion qui fait le tour de la cime était particulièrement raide à 15% pour atteindre les 2802m d’altitude, notre plus haut point du voyage. La construction de cette route ne fut terminée que dans les années 60… alors que Napoléon III l’avait décrétée d’importance impériale.

Cime de la Bonette

Cime de la Bonette

Après nous être bien couverts pour les 24km de descente du versant nord, nous avons dévalé vers la vallée de l’Ubaye. Et très rapidement en milieu d’après-midi, nous nous sommes installés au camping de Jausiers. C’est celui que j’ai trouvé le plus sympathique, un des dernier encore plein de cyclo-campeurs et en plein cœur du village.

Le lendemain nous sommes repartis pour le col de Vars, une étape de repos presque, en comparaison du dénivelé de la veille. Et en effet nous sommes arrivés assez vite au sommet, la montée est passée presque toute seule.

Col de Vars

Nous avons fait halte à Guillestre pour des courses et le pique-nique puis sommes montés dans la combe du Queyras. La pluie s’est mise à tombée, fine, pénétrante et froide. Nous avons roulé très doucement jusqu’au pied de l’Izoard à Brunissard. L’auberge des bons enfants avait encore de la place et nous y avons passé la nuit au sec et au chaud, notre seule étape « en dur ».

Par la fenêtre de la cuisine nous pouvions voir que la pluie était en réalité de la neige quelques centaines de mètres plus haut.

Le réveil a été particulièrement froid sur Brunissard. Le ciel était dégagé et les sommets poudrés.

Brunissard

Dans l’ombre de la montagne, notre effort pour la petite dizaine de kilomètres avant le col de l’Izoard nous a réchauffé, mais au col le thermomètre de mon compteur indiquait quand même 0,7°C. La descente a été particulièrement douloureuse pour les doigts et les orteils.

Col de l'Izoard

Même à Briançon, il ne faisait pas très chaud. Nous avons fait le tour de la jolie cité Vauban, ses remparts dominant toutes la vallées et ses petites ruelles étroites qui doivent être bien froides en hiver.

Briançon

Briançon

Briançon

Nous avons ensuite remonté la vallée de la Guisane en direction du col du Lautaret. Le vent nous ralentissait beaucoup et nous empêchait de nous réchauffer. Nous avons fait halte près du torrent dans un petit hameau d’où nous avons vu notre premier glacier. Et au col, la Meije écrasait le paysage, étincelante des récentes chutes de neige.

La Meije

Nous avons continué de nous élever jusqu’au col du Galibier, doucement mais sûrement. Je m’arrêtais régulièrement pour prendre des photos de la vallée de la Guisane ou des nouveaux sommets qui apparaissaient. J’ai reconnu très vite la barre et le dôme des Écrins à plus de 4000m.

Barre des Ecrins

Au pied du col, le créateur du tour de France a son monument démesuré, à sa « gloire » et non pas simplement en son honneur.

Monument à Desgranges au pied du Galibier

Après une photo pour immortaliser le passage de ce col mythique, nous nous sommes à nouveau bien emmitouflés pour la descente vers Valloire.

Col du Galibier

Nous avons fait étape à Valloire et changé nos plans pour les jours qui suivirent. Tenter l’ascension de l’Iseran nous a semblé déraisonnable au vu des maussades prévisions, du froid et de la neige.

Aussi, le lendemain nous avons descendu la Maurienne au lieu de la monter. Avant cela nous avons facilement gravi le col du Télégraphe, puisque nous l’avons franchi presque en descente.

Col du Télégraphe

En aval de St-Jean-de-Maurienne, nous avons fait un petit détour par les lacets de Montvernier, juste par curiosité pour ce site étonnant et ses 13 épingles à cheveux très serrées.

Lacets de Montvernier

Ensuite nous avons grimpé le col de la Madeleine. La montée était longue et soutenue avec des chiffres proche de ceux du Ventoux aussi bien en distance qu’en dénivelée. Ce fût notre dernier grand col.

Jusque là, les inscriptions politiques sur les routes de cols était fréquentes mais touchaient plutôt à la loi travail et à l’accueil des réfugiés. Les tags SOS réfugiés étaient d’ailleurs souvent masqués en noir. Dans ce col c’était des tags anti PMA et GPA, ceux là n’avaient pas subit de tentative de masquage.

Col de la Madeleine

Après une longue descente vers la vallée de la Tarentaise, nous avons fait halte dans un camping « de routiers » à La Bâthie, presque au bord de la 2×2 voies.

Le lendemain il faisait gris et il a plu une bonne partie de la journée. Nous avons visité la cité médiévale de Conflans au dessus d’Albertville, récemment rénovée et encore en plein travaux, puis utilisé la véloroute en direction d’Annecy.

Cité médiévale de Conflans

Albertville

Nous avons fini par rejoindre le lac et la ville d’Annecy avec quelques beaux rayons de soleil en fin d’après-midi.

Lac d'Annecy

Mon frère et sa petite famille nous ont accueilli et hébergé. C’est là que j’ai arrêté le voyage et Quentin a lui repris la route pour quelques jours supplémentaires vers le Chablais puis Genève.

Avec mon frère nous avons fait un peu de canoë sur le lac, seuls au pied des falaises du roc de Chère c’était un point de vue inhabituel sur le lac.


Le parcours : https://www.bikemap.net/en/route/4206142-traversee-des-alpes-avignon-annecy/

Publicités

Ski alpin en Vanoise

Cela faisait 4 ans que je n’avais pas chaussé de skis. Mais le ski c’est comme le vélo ça ne s’oublie pas.

Je suis allé une semaine skier sur le domaine des Arcs en Haute Tarentaise. J’y suis déjà venu 2 fois par le passé et c’est un domaine que j’apprécie pour la bonne neige garantie par son altitude. J’aime bien également son accessibilité en train, funiculaire et navette il n’est qu’à une grosse demi-journée de voyage de la région parisienne. La gare de Bourg-Saint-Maurice accueille aussi des Eurostar et des Thalys et les skieurs du Royaume-Uni sont très nombreux, surtout hors vacances scolaires. D’après les statistiques de location chez Intersport les britanniques représentaient 1/3 de la clientèle cette semaine là.

L’appartement que nous occupions avait vue sur le Mont Blanc (enfin derrière un pylône mais avec un bon cadrage…), et quand les nuages n’étaient pas de la partie c’était un plaisir d’ouvrir les rideaux le matin.

Le Mt Blanc au lever du soleil

En premier plan à droite on distingue les bâtiments de la Rosière, une station dont le domaine skiable est connecté par le col du Petit St-Bernard à La Thuile dans le Val d’Aoste en Italie.

Les premières remontées mécaniques ouvraient aux alentour de 9h et leurs fermetures s’étalaient entre 16h15 et 17h. Nous avons toujours fait des journées non-stop avec juste une figure vin chaud imposée en milieu d’après-midi (enfin pas vraiment imposée mais ça revenait systématiquement dans notre programme libre).

Pendant une journée nous avons eu accès également au domaine de La Plagne, ce qui faisait plus que doubler l’étendue du domaine skiable accessible, environ 1000km de pistes.

Les domaines des Arcs et de La Plagne ne sont connectés que par un court téléphérique suspendu au dessus du vide (à 500m au dessus du torrent) : le Vanoise Express.

Le Vanoise Express

C’est ce jour là que j’ai pris le plus de photos, c’était un des 2 jours de grand beau temps du séjour.

Le domaine de la Plagne est étendu mais ne présente pas de très grandes dénivelées, surtout quand les pistes les plus hautes, sur le glacier de Bellecôte, sont fermées comme c’était le cas ce jour là.

La Plagne

Plus encore qu’aux Arcs, la Plagne est un ensemble de stations disséminées tout autour du domaine skiable : La Plagne, Plagne Bellecôte, Belle-Plagne, Plagne-Soleil, Plagne-Villages, Plagne 1800, Plagne-Montalbert et Montchavin.

Et même Champagny-la-Vanoise, sur le versant Sud du domaine où, devant tant de choix, nous avons jeté notre dévolu sur les pistes aux noms les plus évocateurs.

Piste Kamikaze

Derrière la piste Kamikaze on distingue de gauche à droite : la Grande Motte, la Grande Casse et le Grand Bec de Pralognan. Ça fait beaucoup de « grands » sommets de la Vanoise.

Piste Hara-Kiri

Derrière Hara-Kiri on voit toujours un flanc de la Grande Casse, le Grand Bec et plus à droite le grand glacier des dômes de la Vanoise.

De certains points de ce versant, on se situe dans l’axe de la vallée de Pralognan toujours surplombé par les dômes de la Vanoise. Le plus haut visible à gauche du glacier est celui de Chasseforêt que j’ai gravi en 2003, ça file un coup de vieux !

Pralognan et les dômes de la Vanoise

De retour sur le versant La Plagne, nous avons emprunté plusieurs pistes de liaison, guidés cette fois par les noms les plus tartes que nous avons trouvé sur le plan du domaine.

Piste Marie Chantal

Piste Jean Marie

Partout des pylônes de remontées mécaniques, des flancs terrassés et damés, des immeubles. A l’extrémité Ouest du domaine, le Mont Jovet avait l’air tout à coup plutôt dépouillé.

Le Mont Jovet

Du côté des Arcs, nous avons sillonné les autres jours presque l’intégralité du domaine. Du haut de l’Aiguille Rouge à 3200m jusqu’à Villaroger 2000m plus bas, des pistes forestières de Peisey-Vallandry aux champs de bosses venteux du Grand Col. Mais même avec cette variété de pistes à disposition et malgré l’étendue du domaine, j’ai eu l’impression de tourner en rond les derniers jours. Passer une semaine au même endroit, à faire la même chose tous les jours, ce ne sont pas vraiment des vacances qui me ressemblent. C’est bien pour ça que je ne vais pas souvent faire du ski ainsi.

Un seul téléphérique, régulièrement fermé si les conditions météo sont défavorables, mène au sommet de l’Aiguille Rouge.

Arrivée du téléphérique de l'Aiguille Rouge

De l’Aiguille Rouge on a une vue très dégagée de tous côtés sauf au sud où l’on bute sur la face nord du Mont Pourri.

Le Mont Pourri

C’est le seul endroit d’où l’on voit se détacher derrière le Beaufortain les sommets de la chaîne des Aravis, de la porte de Aravis à gauche à la Pointe Percée à droite, même si ce n’est pas son flanc le plus reconnaissable.

La chaîne des Aravis

Le col de l’Arpette est le point central du domaine des Arcs, il forme un point de passage entre le versant Ouest (Arc 1600, 1800 et Peisey-Vallandry) et la combe d’Arc 2000 à l’Est. C’est du coup un très beau point de vue sur cette combe dominée par l’Aiguille Rouge et le Mont Pourri.

Aiguille Rouge et Mont Pourri

Le téléphérique de l’Aiguille Rouge lui-même n’est pas ce qui défigure le plus la montagne. Mais l’été quand les terrassements des pistes sont visibles à nu, l’aiguille doit paraître bien balafrée.

Vu le froid de cette semaine nous avons passé plus de temps sur le versant Ouest et notamment Peisey-Vallandry où les pistes en forêt sont moins monotones qu’ailleurs, surtout quand le temps est couvert.

Le sommet à la forme la plus identifiable que l’on a vu depuis presque partout sur le domaine reste la Pierra Menta dans le Beaufortain.

La Pierra Menta

Pour mieux situer tous ces lieux je vous conseille d’aller jeter un oeil à OpenSnowMap. La carte est très complète sur les domaines des Arcs et de la Plagne, un peu moins sur d’autres domaines que je connais comme La Clusaz. En dézoomant un peu on voit très bien l’étendue des 3 grandes usines à ski qui encerclent le parc national de la Vanoise : les 3 vallées, Tignes-Val-d’Isère et « Paradiski » (le nom kitsch du domaine les Arcs-la Plagne).

J’ai trouvé cette semaine de vacances déconnectée très reposante. La pratique du vélo y est sans doute pour quelque chose parce que je n’ai pas senti mes cuisses des vacances alors que je me rappelle bien en avoir eu « plein les pattes » il y a 4 ans.

PS : C’est fort un article sans aucun rapport mais où j’arrive à parler de vélo au premier et au dernier paragraphe.