Paris – Arras

Julien et Adèle quittent l’île de France pour s’installer à Arras. Comme ils sont de grands voyageurs à vélo, quoi de plus normal après leur état des lieux de sortie que de faire le trajet entre leurs 2 appartements à vélo. C’est donc en plein milieu de semaine que je les ai accompagné sur cet itinéraire de 2 jours. Le départ était tardif, nous n’avons quitté Paris que vers 14h20 avec une étape de 105km à parcourir depuis le parc de la Villette. Du coup, nous n’avons pas chômé.

La Géode au Parc de la Villette

Nous avons quitté l’agglomération par le canal de l’Ourcq, qui nous a fait faire un bon détour vers l’Est mais nous a évité les grands axes et les hésitations sur la route à suivre qu’une traversée de la banlieue nord un peu plus directe nous aurait fait rencontré.

Puis nous avons obliqué plein nord sous le passage des avions de Roissy, sommes passé devant le château de Nantouillet et avons assez rapidement quitté les routes que je connaissais.

Château de Nantouillet

Nous avons passé la colline de Dammartin-en-Goële sous un ciel un peu menaçant puis sommes sortis de la région Île-de-France par la forêt d’Ermenonville. Le petit morceau de N330 qui contourne le village était la seule route vraiment désagréable du trajet : beaucoup de trafic de camions et une route qui tourne souvent avec peu de visibilité. Heureusement ça n’a duré que 4km jusqu’à la mer de sable et les ruines de l’abbaye de Chaalis.

Ancienne abbaye de Chaalis

La traversée du Valois a ensuite été une des portions avec les routes les plus pittoresques : gros pavés dans les traversées de village, petits châteaux et grosses fermes monastiques.

Raray

Château de Raray

Nous avons fait quelques courses et traversé l’Oise à Verberie. Je n’ai plus pris de photo car la lumière déclinait. Nous avons fini par arriver au camping de Sorel à la nuit noire, quasiment 21h. Mais nous n’avons pas eu à faire fonctionner le réchaud sur l’herbe déjà bien humide. La bonne surprise était la présence d’une crêperie  à l’intérieur du camping. L’autoroute A1 générait un ronronnement lointain malgré le petit relief et la forêt qui nous en isolait mais c’est surtout le passage des TGV qui était bruyant. Au matin ils étaient fréquents.

Nous n’avons décollé que vers 10h, pour une journée prévue à peine plus longue que la veille. D’abord sur le plateau picard, les routes étaient dans de beaux pâturages qui ont rapidement laissé la place aux champs de patates. Et toute la journée nous avons vu le balai des engins agricoles qui récoltaient. On s’était attendu à voir de la betterave, finalement ce fut des pommes de terre, beaucoup de pommes de terre.

A Montdidier d’ailleurs, petite sous-préfecture de la somme, trône un monument à Parmentier, natif de la commune. L’hôtel de ville commence à avoir des allures du nord de la France avec un beffroi.

Hôtel de ville de Montdidier

Toujours sur le plateau picard, nous avons traversé toutes les petites vallées transversalement, limitant un peu la sensation de monotonie. À Davenescourt, il y avait de beaux jardins et un château.

Davenescourt

Mais les vrais détours touristiques, nous ne les avons fait qu’une fois arrivé dans la zone des batailles de la Somme. Nous avons commencé par le mémorial australien de Villers-Bretonneux, qui subissait alors une lourde restauration.

Mémorial australien

Il était toutefois toujours possible de grimper dans la tour et d’avoir une belle vue sur la campagne environnante, notamment Corbie où nous avons pique-niqué ensuite.

Corbie

Mémorial australien

Vers l’Ouest, la ville d’Amiens était bien visible. On reconnaît la tour Perret qui signale l’emplacement de la gare d’Amiens à gauche et l’arrière de la cathédrale au centre. Au premier plan l’agriculture intensive n’est pas constituée que de champs mais aussi de grosses installations industrielles : ici une usine agroalimentaire mais probablement pas une sucrerie.

Vue en direction d'Amiens depuis le mémorial Australien

Nous avons repris la route après une petite marche dans le cimetière, pour constater que beaucoup de tombes, comme souvent en de tels lieux, restent anonymes.

Tombe anonyme australienne

Un peu plus loin en remontant en direction d’Albert, un Beluga, un avion transporteur d’Airbus, nous a survolé à basse altitude. De façon assez surprenante, ici au milieu de nulle part se trouve un petite groupe d’usines aéronautiques.

Beluga volant

En contournant Albert, nous avons fait un détour par la grande mine, alias Lochnagar Crater. Le cratère de mine le mieux conservé de cette zone de combat. 27 tonnes d’explosifs avaient été placés sous les lignes allemandes et ont sauté le 1er juillet 1916. La terre aurait été projetée jusqu’à 1200m d’altitude. Il reste aujourd’hui un cratère de 90m de diamètre et 22m de profondeur, conservé et devenu un mémorial britannique. Des bus remplis de scolaires anglais circulaient sur les petites routes d’ailleurs.

Lochanagar crater

Un peu plus loin, laissant nombre d’autres cimetières militaires sur les côtés, nous nous sommes arrêtés au particulièrement gigantesque mémorial britannique de Thiepval, où j’étais déjà passé en 2014.

Monument de Thiepval

Après cela, nous n’avons plus fait de détour et gagné Arras en suivant grosso-modo la voie ferrée d’Amiens à Arras.

Le soir, nous avons dîné en terrasse sur la place des Héros, la plus petite des 2 places marchandes de la préfecture du Pas-de-Calais.

Beffroi d'Arras

Place des Héros

La place des Héros est essentiellement piétonne et le devient complètement le soir, contrairement à sa grande sœur qui reste un immense parking. L’unité architecturale de ces 2 places est impressionnante et on croit sans peine qu’Arras est la ville de France avec la plus grande densité de bâtiments classés monuments historiques.

Grand'place d'Arras

J’ai repris un TGV tôt le lendemain matin pour retourner au boulot avec les pendulaires du coin. Paris n’est qu’à 50min de train alors qu’il nous a fallu environ 12h30 de vélo pour y aller (sans compter les pauses et la nuit).

Le parcours, 2 étapes d’environ 115km : http://www.openrunner.com/index.php?id=6566702

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Expédition à la Petite Brasserie Picarde

Pour le mois d’août, j’avais prévu de visiter une brasserie auvergnate dans le cadre de mon dodéc’houblax (explications dans l’article de janvier). Mais mon séjour en Auvergne ayant été écourté, j’ai pioché une brasserie dans le bassin parisien, en l’occurrence la Petite Brasserie Picarde qui est située dans l’Oise à Grandfresnoy près de Compiègne.

Le trajet depuis Paris ne me tentait pas, je n’avais nulle envie de refaire le canal de l’Ourcq puis le Pays de France sous les couloirs aériens de Roissy. Alors j’ai pris le train jusqu’à Soissons. C’est une ville que je n’aime pas particulièrement sauf pour une seule chose : les ruines de l’abbaye St-Jean des Vignes.

Saint-Jean des Vignes côté Ouest

Je me suis un peu plus baladé sur le site que lors de mes précédents passages. Les travaux de restauration ont progressé et on peut maintenant traverser le réfectoire et l’ancien cloître.

Réfectoire de St-Jean des Vignes

Je n’avais pas vu qu’on pouvait le faire auparavant mais cette fois j’essayais de rejoindre l’autre côté pour avoir la façade Est éclairée par le soleil du matin. Je trouve ces ruines vraiment surprenantes parce qu’il ne reste de l’église que la façade et ses 2 clochers. Ceux-ci sont plus hauts que ceux de la cathédrale toute proche, et il ne reste qu’un squelette de pierre : les grandes fenêtres, la rosace et les portes ont disparues.

St-Jean des Vignes côté Est

Le lieu a perdu son statut d’abbaye à la révolution puis a fini par être démantelé et les matériaux revendus au début du XIXe. Seuls les tours ne devaient pas être détruites. C’est donc à peu près ce qu’il reste.

Je suis parti le long de l’Aisne avec un bon vent dans le dos. La route de la matinée a défilé toute seule sous mes roues, sans forcer. Autour de Vic-sur-Aisne, à cause de la présence d’un grand terrain de camping, la route était pleine de vacanciers à vélo. Au centre du village se trouve un petit château.

Château de Vic-sur-Aisne

Plus en aval, au Francport, j’ai traversé l’Aisne pour rentrer dans la forêt de Compiègne. La rivière à cet endroit donnait envie de se baigner malgré les panneaux d’interdiction.

L'Aisne au Francport

Juste après j’ai fait un tour par la clairière de l’armistice. Je n’ai pas vu le plus intéressant qui doit être le wagon dans lequel l’armistice de 1918 a été signé parce qu’il se trouve à l’intérieur d’un bâtiment musée. À l’extérieure, une pierre marque l’emplacement du wagon en 1918. Et sur un côté de la clairière se trouve une austère statue du maréchal Foch.

Clairière de l'armisitice

Le Maréchal Foch

J’ai continué ma route par l’itinéraire cyclable menant jusqu’au centre de Compiègne le long de l’Aisne puis de l’Oise. Je suis arrivé à la gare avec un peu d’avance pour retrouver Lucie qui allait m’accompagner l’après-midi.

Nous avons pique-niqué le long de la rivière un peu en aval de la ville. Je commence à bien connaître la voie verte qui longe l’Oise à cet endroit, elle est vraiment agréable. Nous ne l’avons pas longé très longtemps et avons traversé la rivière à la passerelle de Jaux pour monter dans les collines. Nous avons pris de petites routes de campagne et même une réservée exclusivement aux vélos et aux engins agricoles, un peu sur le modèle de ce qui ce fait en Flandres ou aux Pays-Bas.

Troupeau près de Jonquières

Après quelques kilomètres nous avons atteint Grandfresnoy et la Petite Brasserie Picarde. Le maître des lieux nous a reçu dans sa jolie cour de ferme qu’il rénove. Un groupe de motards était présent et est parti peu après notre arrivée. Ce qui était marrant c’est qu’ils n’ont rien acheté parce que, vous comprenez, ils étaient à moto, ils n’avaient pas la place ! Alors que nous étions venus à vélo avec l’intention de ne pas repartir les sacoches vides.

Cour de la Petite Brasserie Picarde

Nous avons dégusté 3 bières différentes, la Bronzett’ et la Pinte Douce, une blanche et une blonde plutôt légères avec des goûts d’agrumes un peu acidulés. Et la Mirac’ ed St-Ansbert, une ambrée primée d’un Fourquet de bronze au concours de St-Nicolas de Port. Nous sommes bien restés une heure à papoter installés dans le jardin. Nous avons mis les voiles quand Lucie à commencé à me faire des signes, c’est vrai qu’on avait un train à prendre et je ne regardais pas l’heure tourner. Un petite brasserie que je recommande quoi.

Houblons de la Petite Brasserie Picarde

Nous sommes repartis avec 6 bouteilles de 75cl. Lucie en portait une dans son sac à dos au début mais elle a vite fini avec les autres dans ma sacoche, c’était quand même plus confortable.

Au retour, nous avons traversé des zones industrielles et logistiques entre une énorme sucrerie et des entrepôts aux abords de l’autoroute A1. Puis la route a été un peu plus tranquille dans la vallée de l’Automne et nous avons fini par arriver à Crépy-en-Valois sans vraiment faire de pause.

Crépy-en-Valois

Au total j’ai parcouru 96km et Lucie 50. Voila le parcours : http://www.openrunner.com/index.php?id=5207226

Je n’ai pas vu passer le trajet retour en discutant avec un autre cyclo-voyageur, adhérent de l’association Cyclo Camping International. On l’avait repéré sur le quai parce qu’il avait un Tout Terrain Silkroad, une sacoche Ortlieb, une selle Brooks… pas le btwin de monsieur tout le monde. À la gare du nord ce sont des cyclistes russes de retour de Paris-Brest-Paris qu’on a reconnu facilement car ils avaient encore leur drapeau et leur plaque.

Butin de la Petite Brasserie Picarde

Laon – Paris

A l’initiative d’un ami, je me suis joint à un petit groupe de cyclistes pour rouler de Laon à Paris. Le choix de la direction a été fait à cause du vent de nord-est qui nous a en effet bien poussé.

Le rendez-vous pour 9 d’entre nous était à la gare du nord pour prendre le TER Picardie de 6h18. Le réveil a donc sonné avant 5h du matin. Les crochets du train ont été un peu débordés.

9 vélos dans le TER Picardie

Que du beau monde, des randonneuses plus ou moins légères, des vélos de route et même un porteur.

À Laon, le soleil se levait à peine à notre arrivée et il faisait 4°C en dessous de zéro. Les 100m de dénivelée pour atteindre la cathédrale dans la ville haute ne nous ont même pas réchauffé.

Cathédrale de Laon

Nous sommes redescendus de l’autre côté par les pavés de la porte d’Ardon. C’était juste histoire de passer sur la colline, si on s’était contenté d’en faire le tour, on ne serait pas vraiment parti de Laon.

Passage sous la porte d'Ardon

Porte d'Ardon

Le début de l’itinéraire suivait l’ancienne Nationale 2. Ce qui nous a offert une route extra large, 3 voies à peu près rien que pour nous dans la montée de Chavignon vers le Chemin des Dames. La courte descente en forêt vers Soissons a été glaciale. Le groupe s’est progressivement dispersé et quand je suis arrivé à Soissons avec les 2 derniers, les autres étaient déjà attablés à la brasserie du Faubourg de la Crise depuis 20 minutes. Nous avons englouti une part de tarte au Maroilles avec un café avant de repartir.

En route vers Longpont, nous nous sommes séparés progressivement à nouveau, laissant le cuisinier, celui qui nous a confectionné une montagne de tarte au Maroilles, seul derrière cette fois parce qu’avec son GPS et avec la trace prévue il pouvait évoluer indépendamment à son rythme.

Les environs de Longpont sont la partie que j’ai préféré sur cet itinéraire. Déjà dans l’autre sens en 2011 j’avais fait le même constat. Et ce n’est pas seulement dû aux jolies ruines de l’abbaye, la route est nettement moins monotone dans ce coin là, beaucoup plus vallonnée et plus souvent en forêt, l’immense croissant que forme la forêt de Retz étant tout proche.

Abbaye ruinée de Longpont

Abbaye ruinée de Longpont

Porte de Longpont

Nous sommes arrivés à midi à la Ferté-Milon, à un peu moins de la moitié de l’itinéraire (70km). Nous avions déjà croisé de nombreuses flaques résolument gelées tout le long de la route, mais la roue pleine de glace qui tournait sur l’Ourcq en plein centre de la Ferté est une bien meilleure illustration de la température ambiante.

Roue de moulin gelée à la Ferté-Milon

Bien qu’étant déjà passé près du château (2 fois), je n’avais jamais vu cette façade qui est pourtant la plus monumentale.

Château de la Ferté-Milon

L’un d’entre-nous a alors proposé d’aller boire un café chez une amie qui habite à côté du château. Nous sommes en fait restés plus de 2h30 parce que le café s’est transformé en pâtes bolo maison accompagnées d’un petit verre de rouge en compagnie de toute la famille et ses 2 poules. Et la tarte au Maroilles, s’est révélée bien meilleure chaude en entrée.

Ceux qui s’étaient imposés (ou vus imposé) un horaire d’arrivée à Paris, ont vite commencé à s’impatienter parce que cette fois, même vent dans le dos, il ne fallait plus compter arriver avant la nuit étant donné les 80km restant.

Les petits vallons à l’Ouest de la Ferté-Milon sont tout à fait charmant et nous les avons traversé un peu rapidement à mon goût. Même si avec 2 autres j’étais dans le groupe des plus lents.

À St-Soupplets, nous avons fait un dernier regroupement avant de franchir la forêt de Montgé-en-Goële qui pour moi marque la réelle entrée dans l’aire urbaine parisienne et normalement la dernière côte. Sauf que cette fois, nous ne sommes pas passés par le canal de l’Ourcq mais par les bords de Marne, ce qui a rajouté 2 montées assez raide du côté d’Annet-sur-Marne et de Nogent à la toute fin.

Le soleil s’est couché alors que nous rejoignions la Marne à Chelles. J’ai quitté le dernier convive à Vincennes et à l’arrivée j’avais 157km au compteur à 22 de moyenne.  Je fais rarement de telles distances (environ une fois par an) et je ne crois pas avoir déjà atteint une telle moyenne sur une journée. D’habitude je suis plus lent et je crois que je préfère.

Le parcours

Expédition à la Brasserie St Rieul

Dans le monde de la randonnée cycliste, il existe quelques défis qui incitent à sortir le vélo pendant les 12 mois de l’année. Celui dont j’ai le plus entendu parler s’appelle en français le Dodécaudax, en anglais RRTY (Randonneur Round The Year) et consiste à effectuer une sortie d’au moins 200km par mois pendant 12 mois consécutifs.

Faire une sortie de 200km n’est pas un exploit en soi. Même si je ne l’ai jamais fait et que mon maximum en une journée se situe à peine au dessus de 170km (sur Paris-Laon en 2011 et une étape de Paris-Albi en 2013). La difficulté se situe dans la répétition et dans les mois d’hiver durant lesquels un départ et une arrivée de nuit s’imposent et où les routes et la météo ne sont pas idéales.

Un site américain a lancé ce mois de janvier une variante qui propose de réaliser une sortie à vélo par mois incluant une nuit, de préférence sous la tente, sous le nom de Bike Tour a Month. Il n’y a cette fois pas de kilométrage minimum.

Tous ces défis m’ont un peu titillé et j’y vais donc de ma propre variante, car je n’ai ni envie de faire des journées interminables de 200km, ni envie de me cailler sous la tente un mois de janvier (qui plus est déjà bien entamé). Mon idée vient en partie d’un groupe facebook « pils bike tourism » qui organise des sorties à vélo vers des brasseries du bassin parisien et sur le fait que je suis déjà allé moi-même chercher des bières à Westvleteren en Belgique et à la brasserie des 3 Loups (120km de Paris, 2 fois déjà) et que ce sont des balades qui m’ont bien plu. De plus, l’objectif d’atteindre une brasserie ajoute un côté convivial à l’affaire et masque un peu le côté défi sportif seul.

Je lance donc un dodéc’houblax. De dodéca = 12 et houblax une déformation de houblon pour que ça rime avec dodécaudax. Ça consiste à aller visiter une brasserie à vélo tous les mois de l’année, sans kilométrage minimum mais j’éviterai quand même les brasseries de Paris et Montreuil, c’est un peu trop facile.

Pour le mois de janvier c’était hier direction la ferme brasserie Saint Rieul à Trumilly dans l’Oise, à un peu plus de 80km de chez-moi. J’ai retrouvé Paul et Xavier au point de rendez-vous habituel de la rotonde de la Villette. La pluie mêlée de neige fondue s’est arrêtée un peu avant l’heure de rendez-vous. Nous avons commencé par longer le canal de l’Ourcq. Les passerelles et les zones à l’ombre étaient couvertes d’une fine couche de neige. La région était en alerte orange pluie verglaçante jusqu’à la mi-journée.

Neige le long du canal de l'Ourcq

Ensuite nous avons suivi les petites routes vers le nord en passant par les ruines du château de Nantouillet. Puis en franchissant les collines de la Goële. C’est à peu de chose près la route que j’ai suivi cet été lors de ma première étape en direction de Copenhague.

Château de Nantouillet

À la sortie de St-Soupplets, nous nous sommes retrouvés face à un vent glacial et soutenu qui ne nous a lâché que dans les rares zones un peu abritées. À Nanteuil-le-Haudouin nous étions bien content d’avaler un énorme couscous bien chaud avec un thé à la menthe que nous a gracieusement offert le restaurateur.

Ensuite, sur des routes de plus en plus minuscules où les voitures se sont faites rares, nous avons poussé jusqu’à la brasserie à Trumilly, toujours avec ce vent de face implacable.

La grande ferme de Droizelles

La brasserie est dans un ancien corps de ferme picarde. Comme nous étions les seuls visiteurs au début, Thomas nous a fait une petite visite personnalisée et a répondu à nos questions pendant la dégustation. L’atmosphère du hangar était glaciale (encore plus que l’extérieur) et les bières, bien que très bonnes, auraient gagnées à être servies à quelques degrés de plus. Mais à part ça, tout était parfait dans cette brasserie. La bière d’hiver, la grand cru et la Sylvanecte ont eu un beau succès et nous sommes repartis les sacoches bien remplies de ces bouteilles à la forme rebondie et siglées de la grenouille de Saint Rieul.

Brasserie St Rieul

Pour le retour, nous avons rejoint la gare de Crépy-en-Valois et pris un TER. Les quelques kilomètres jusqu’à la gare nous avons eu le vent dans le dos, ça change tout.

Voila le parcours, avec le retour depuis la gare du nord, ça fait presque 100km au compteur.

Le butin