La Rochelle – Granville

Au lendemain de notre courte étape pluvieuse entre Rochefort et La Rochelle, le soleil brillait de nouveau sans partage. Nous avons quitté l’auberge très tôt le matin pour traverser La Rochelle encore presque déserte.

Port de plaisance de La Rochelle

Tour de la Lanterne à La Rochelle

Vieux port de La Rochelle

Porte de la Rochelle

Nous sommes sortis de la ville sans trop de difficulté. Il y avait même quelques aménagements cyclables qui ont finis par nous rabattre vers un bel itinéraire côtier le long de l’anse de l’Aiguillon. la piste était au dessus d’une petite falaise surplombant les parcs ostréicoles et bordée de maisons de pêcheurs.

Parc ostréicole

Au bout de la falaise, le fond de l’anse signalait le début du marais Poitevin. A partir de là, nous avons quitté le bord de mer pour ne le rejoindre que quelques jours plus tard dans la baie du Mont St-Michel.

Anse de l'Aiguillon

Une zone bien plate avec une très grande ligne droite le long d’un canal a démarré et cette traversée du marais Poitevin n’a pas été le plus beau passage de la journée. Nous étions au contraire content de retrouver un peu de bocage et de relief en abordant la Vendée.

Panneau indicateur en Vendée

L’étape ne nous a pas fait passé par des sites exceptionnels ce jour là. Nous avons fait halte à Vendrennes près d’une route un peu bruyante et comme les températures avaient fraîchi, nous avons mangé dans la seule pizzeria du village. Au matin, nous avons eu du givre sur la tente pour la seule fois du voyage. Ce gel qui a abîmé les vignobles a fait la une de Ouest-France.

Nous sommes passés par Clisson en fin de matinée, une des plus jolies petite ville sur notre route, toute en ruelles tortueuses et escaliers et dominée par une belle forteresse au dessus de la Sèvre Nantaise… et accessoirement la ville du Hellfest. Une aspirante cyclo-voyageuse nous a invité chez-elle pour un café dans son appartement superbement situé au bord de la rivière.

Forteresse de Clisson

Pont de Clisson

Dans l’après-midi nous avons essayé d’éviter les nuages mais avons finalement écopé d’une averse de grêle très passagère peu avant de rejoindre la vallée de la Loire.

Ancenis

Nous avons campé dans le même camping que l’an dernier sur la Loire à vélo. Il n’y avait pas d’autres cyclistes malgré l’espace bien aménagé pour nous avec tables abritées, micro-onde…

Le lendemain nous sommes partis en direction de la Bretagne sous un ciel un peu chargé mais qui finalement ne nous donnera pas de pluie de la journée. Nous avons fait étape dans un petit restaurant à Châteaubriant.

Châteaubriant

Ruelle à Châteaubriant

Le relief était un peu plus prononcé que les jours précédents, surtout par rapport à la première moitié du voyage, mais ce n’était pas désagréable. À l’entrée de la Bretagne, nous avons longé l’étang de Marcillé-Robert.

Etang de Marcillé-Robert

Porche de l'Eglise de Bais

Au terme de cette grosse étape, nous avons rejoint la petite ville de Vitré, une des plus jolies villes du parcours. Nous n’avons visité son centre que le matin sous un beau soleil. Alors que se tenait le marché sur une petite place, le reste de la cité médiévale était encore désert.

Rue Beaudrairie à Vitré

Vélos à Vitré

Outre les ruelles pavées et les maisons à pans de bois, Vitré est dominée par un beau château et ceinte de remparts, le tout formant un des ensembles de monuments historiques les plus dense de France.

Château de Vitré

Remparts de Vitré

Nous avons ensuite continué plein nord en direction de Fougère que nous avons atteint rapidement. A nouveau c’était une jolie ville médiévale avec ses ruelles, ses remparts et son château fort… à seulement une trentaine de kilomètres de Vitré. Je suis heureux d’être repassé dans cette jolie ville que je n’avais vu que de nuit en 2011 sur un itinéraire de Chartres au Mont St-Michel.

Jardin de ville à Fougères

Château de Fougère

Fougères

Fougères

La sortie de la ville était une voie verte en stabilisé sur une ancienne voie ferrée. Nous ne l’avons pas longé très longtemps mais sans regret car le vent nous a ensuite bien poussé sur des départementales peu fréquentées ou des routes minuscules.

Peu après Ducey nous avons enfin aperçu le Mont St-Michel qui ne nous a plus quitté jusqu’à la fin de la journée.

Mont St-Michel

Nous sommes passés par la ville d’Avranches que nous avons trouvé fort déplaisante à vélo, engluée dans un important trafic de samedi après-midi et nettement moins attachante que Vitré et Fougères traversées plus tôt.

Puis nous avons fait un détour par une ferme pour acheter des caramels et par la pointe du Grouin du Sud pour admirer le Mont de plus près.

Mont St-Michel vers St-Léonard

Mont St-Michel de la pointe du Grouin du Sud

Et enfin depuis le village de Genêts où nous avons campé.

Mont St-Michel de Genêts

Le soir, nous sommes retournés dans les prés salés pour regarder le coucher de soleil sur le Mont. Décidément, on ne s’en lassait pas, et les moutons non plus.

Mont St-Michel de Genêts

Mont St-Michel de Genêts

La météo annonçait ensuite d’impressionnant cumuls de précipitations pour les 140 derniers kilomètres qu’il nous restait à parcourir jusqu’à Cherbourg. Du coup nous avons écourté notre randonnée d’une journée et le lendemain nous nous sommes arrêté tôt le matin à Granville pour prendre un train de retour vers Paris, la pluie sur nos talons.

Au total ce voyage nous aura fait parcourir un peu plus de 900km très variés en 11 jours. Avec des étapes autour de 100km sauf la première (Hendaye-Biarritz), la dernière (Genêts-Granville) et l’étape pluvieuse entre Rochefort et La Rochelle qui en faisaient moins de 40.

Carte Hendaye - Granville

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Loire à vélo d’Orléans jusqu’en Bretagne

Papa et maman, enfin surtout cette dernière, voulaient descendre la Loire à vélo. Ça faisait 5 ans et demi, depuis notre tour de Suisse en 2010 que nous n’avions pas pédalé ensemble. Mais cette année, on a pu s’organiser et nous sommes partis début Avril d’Orléans.

Orléans

N’ayant démarré qu’à 14h, la première étape a été très courte, guère plus de 30km jusqu’à Beaugency. Nous avons commencé rive gauche et traversé à Meung-sur-Loire pour continuer rive droite.

Kayaks au pont de Meung-sur-Loire

Château de Meung-sur-Loire

La pluie s’est mise à tomber juste avant l’arrivée, mais ça n’a duré qu’une grosse heure. Nous avons diné dans une brasserie de la ville et profité toute la nuit du raffut d’une grande colonie de mouettes. Le matin nous nous sommes réveillés sous un franc soleil et les mouettes étaient toujours là, au pied du pont de Beaugency.

Beaugency

Mouettes à Beaugency

Un château un peu moins renaissance que les autres a d’abord dominé le paysage : la centrale de St-Laurent-les-Eaux.

Centrale de St-Laurent

Nous avons retraversé la Loire entre Mer et Muides. J’ai une photo du même endroit prise en juin 2012 où l’eau était bien plus bleue.

Loire entre Mer et Muides

Nous sommes ensuite arrivés dans le parc de Chambord, où après une longue ligne droite de 6km, nous avons débouché sur le château.

Vélos devant Chambord

Le balisage était très facile à suivre ensuite jusqu’à Blois où nous avons déjeuné. La Loire y était vraiment très haute et débordait presque sur la piste cyclable.

La Loire à Blois

Un peu plus loin, l’itinéraire est monté dans les coteaux. Peu après Chambord nous avions déjà vu nos premiers vignobles. Après avoir franchi le Beuvron, premier affluent visible de la Loire depuis le Loiret, nous avons vite atteint le pied du château de Chaumont-sur-Loire.

Chaumont-sur-Loire

Puis après un nouveau passage sur les coteaux, nous sommes arrivés à Amboise par le haut, avec une belle vue sur la ville.

Clos Lucé à Amboise

Le camping de l’ile était un peu moins vide que celui de Beaugency, mais nous étions toujours les seuls cyclocampeurs. Après avoir déposé nos affaires nous sommes retourné manger en ville. Nous n’avons pas hésité à manger au restaurant quasiment tous les soirs. Les soirées un peu fraiches n’incitaient pas vraiment à rester dehors.

Porte d'Amboise

Château d'Amboise

Chapelle du château d'Amboise

Le lendemain, nous sommes repartis dans la grisaille en direction de Tours. L’itinéraire faisait de beaux détours dans les vignobles et de premières habitations troglodytes ont fait leur apparition. Détours finalement bienvenus pour éviter la monotonie d’un chemin sur digue comme à beaucoup d’autres endroits le long de la Loire.

Mur de théières à Lussault

Peu avant Tours, il s’est mis à pleuvoir et nous n’avons pas vraiment profité de la ville. Le centre historique m’a semblé minuscule au milieu d’une ville relativement longue à traverser.

Maisons de Tours

L’itinéraire s’est éloigné de la Loire pour longer un moment le Cher et nous faire arriver au joli village de Savonnières. La pluie s’est progressivement arrêté.

Savonnières au bord du Cher

Nous avons pique-niqué là et Phlau, en vacances à Saumur et venant de terminer un Lille->Saumur (600km) en 3 jours, nous y a rejoint et nous a accompagné tout l’après-midi.

Nous sommes d’abord passé par Villandry, où les célèbres jardins restent bien dérobés aux regards derrière de hauts murs et haies.

Villandry

Ça ne nous a pas empêché de faire déjà une nouvelle pause dans un café avant de repartir bien aidés par le vent sur la digue qui longe la Loire rive gauche. À Bréhémont, les embarcations de pêche à fond plat étaient nombreuses.

Bâteau à Bréhémont

Plus loin nous avons boudé le château de Rigny-Ussé.

Château de Rigny-Ussé

La journée s’est terminé par quelques petites côtes pour rejoindre la vallée de la Vienne à Chinon où Phlau nous a laissé pour regagner Saumur. Ce fût notre plus longue étape avec 91km et le restaurant du soir le meilleur du voyage.

Chinon

Vignes à Chinon

Le lendemain, nous avons terminé notre petit détour par Chinon pour rejoindre l’itinéraire principal de la Loire à vélo au confluent de la Vienne et de la Loire à Candes-St-Martin.

Candes-St-Martin

Pour nous rendre à Saumur, nous avons préféré la variante « par les coteaux ». De Montsoreau, on voyait toutes les composantes de la vallée : la Loire bien sûr, un château, des vignes et la centrale nucléaire de Chinon.

Loire à Montsoreau

Après quelques montées et descentes dans les vignes, nous avons atteint Saumur.

Château de Saumur

Nous sommes ensuite resté bien le long de la rivière toute l’après-midi, passant par de très jolis villages comme Trèves et Cunault.

Tour ruinée à Trèves

Eglise de Cunault

Nous avons campé dans la banlieue d’Angers, aux Ponts-de-Cé. La sacoche de guidon de papa a cassé sur le chemin du supermarché. Comme quoi, même du bon matériel allemand…

Du coup le lendemain nous avons profité de notre passage à Angers pour trouver un vélociste et réparer.

Angers

Angers

Là encore, ce n’est pas la Loire qui coule à côté de nous, mais un de ses affluents, la Maine, nous offrant un beau couloir de verdure jusqu’à Bouchemaine.

Château d'Angers

La Maine

Voie verte le long de la Maine

Toute la matinée nous avons doublé et été redoublé par une dame faisant une reconnaissance pour ses élèves. Elle a finalement pique-niqué avec nous à Montjean-sur-Loire.

Montjean-sur-Loire

La vallée est devenue plus plate et monotone. Une bonne partie de l’après-midi nous avons roulé sur une route de digue avec un peu de circulation automobile.

Pont d'Ingrandes

Le dernier gros bourg de la journée était St-Florent-le-Vieil. À l’entrée, l’itinéraire était en partie inondée (déjà à Angers nous avions dû contourner un passage sous un pont impraticable).

Cale à St-Florent-le-Vieil

La ville était tout à coup étonnamment pentue et dominée par une ancienne abbaye.

St-Florent-le-Vieil

Le soir, nous avons fait étape à Ancenis, après avoir traversé son historique pont suspendu pas du tout aménagé pour les vélos et à fort trafic.

Ancenis

C’est là que nous avons vu notre premier camping avec un vrai espace aménagé pour les cyclistes, c’est-à-dire avec des barrières pour appuyer les vélos et une grande tente pour manger à l’abri (avec frigo, micro-ondes, des fils pour le linge…). Mais ce soir là c’était encore restaurant car des amis nous ont rejoint pour la soirée.

Le lendemain, nous avons roulé vers Nantes et rattrapé la pluie peu avant d’entrer en ville. Ça a été la pire journée du voyage question météo avec 3h de grosse pluie en plein milieu de journée, nous obligeant à nous réfugier encore dans un bon restaurant à midi (c’est pas de chance hein !)

Château de Nantes

Nantes

Nous avons campé dans un très sympathique camping municipal à une trentaine de kilomètres en aval, au Migron, avec comme à Ancenis une vraie halte pour cyclos aménagée. Personne à l’accueil et juste une boite au lettre pour payer. Le soleil a enfin percé en toute fin d’après-midi.

Pour notre dernier jour le long de la Loire, un fort vent d’ouest s’est levé sur l’estuaire, chassant les nuages mais entravant un peu notre progression. L’itinéraire se trouve rive gauche car la rive droite est très occupée par les zones industrielles, notamment Donges.

Dans l'estuaire de la Loire

Zone industrielle de Donges

Du coup, pour partir vers la Bretagne ensuite, une grosse épreuve nous attendait, la traversée du pont de St-Nazaire. En tout cas, il en imposait derrière les cabanes de pêcheurs.

Pont de St-Nazaire

Pont de St-Nazaire

Mais d’abord, nous sommes allés au bout de St-Brevin-les-Pins pour vraiment voir l’océan Atlantique… et une étrange sculpture en forme de squelette de baleine.

Squelette de St-Brevin-les-Pins

Puis nous avons traversé le pont de St-Nazaire, 4km de long (le plus long de France), un point culminant à 60m au dessus de la Loire, un fort vent latéral et une bande cyclable symbolique à côté de ce qui ressemble à une autoroute mais heureusement avec un trafic de poids lourds relativement faible et une vitesse limitée à 70km/h.

Après ça, le vent a été notre allié tout l’après-midi à travers les marais de la grande Brière. Nous avons fait quelques détours parmi les « iles ».

Grande Brière

Et nous sommes arrivés assez tôt à la Roche-Bernard, première étape bretonne du voyage. La ville est une jolie cité de caractère, accrochée sur son rocher et dominée par un beau pont suspendu.

Pont de La Roche-Bernard

Le centre est plein d’ateliers d’artistes.

Petits personnages de la Roche-Bernard

Le lendemain, j’ai fait un petit détour par le pont pour avoir une vue sur la Vilaine.

La Vilaine à la Roche-Bernard

Ensuite, nous avons commencé à rencontrer très fréquemment des panneaux routiers typiquement bretons qui indiquent un enchevêtrement de routes et de lieux-dits.

Panneau routier breton

Nous avons ensuite longé le canal de Nantes à Brest une bonne partie de la journée en traversant notamment la jolie ville de Redon.

Redon

Puis nous nous en sommes éloigné pour passer à la Gacilly et rejoindre notre gîte pour l’étape à La Chapelle-Gaceline.

La Gacilly

C’est là que s’est achevé cette première semaine de voyage. Maman s’est arrêté à La Chapelle-Gaceline mais dès le lendemain j’ai continué avec papa pour rien de moins qu’un petit tour de Bretagne.

Voici le tracé des différentes étapes :

4. Chinon – Les Ponts-de-Cé : http://www.openrunner.com/index.php?id=5993681
5. Les Ponts-de-Cé – Ancenis : http://www.openrunner.com/index.php?id=5993736
7. Frossay – La Roche-Bernard : http://www.openrunner.com/index.php?id=5993845
8. La Roche-Bernard – la Chapelle Gaceline : http://www.openrunner.com/index.php?id=5993886