Torino

Pas de voyage à vélo cette fois, ce voyage à Turin était une visite de ville des plus classiques, un aller-retour en train, 6h de train aller simple tout de même. C’est donc après une journée quasiment complète assis dans le TGV que nous avons débarqué à Torino Porta Susa.

Le centre ville de la capitale piémontaise n’est pas très grand et c’est à pied que nous nous sommes rendu à l’appartement que nous avions loué. Le trajet était presque intégralement sous des arcades le long des via Cernaia, Pietro Micca et Po. Comme nous avions un peu de temps avant l’heure de rendez-vous à l’appartement, nous nous sommes arrêté sur la plazza Castello, la place centrale de Turin et nous sommes rentrés dans la discrète église de San Lorenzo pour voir son superbe dôme aux voûtes croisées.

Chiesa di San Lorenzo

Au centre de la Plazza Castello se dresse le Palazzo Madama, curieux bâtiment composite moitié château fort, moitié palais classique. Partout sur le mobilier urbain, on trouve le taureau, emblème de la ville.

Plazza Castello et Palazzo Madama

Notre appartement était situé juste au pied de la Mole Antonelliana, le monument le plus emblématique de la ville. Construit originellement pour être une synagogue, elle abrite aujourd’hui le musée national du cinéma.

Mole Antonelliana

Le lendemain, nous avons marché le long de la Dora, un affluent du Po, jusqu’à rejoindre la gare de départ du petit train à crémaillère qui monte à la basilique de Superga.

Rives de la Dora à Turin

Le train à crémaillère, constitué d’un unique et antique wagon, grimpe en une vingtaine de minutes jusqu’au sommet de la colline.

Dans le train à crémaillère Sassi-Superga

Train à crémaillère Sassi-Superga

Nous pensions jouir d’une belle vue sur la ville et les Alpes. Las ! malgré le beau temps, un voile de brume et de pollution masquait en partie la ville et surtout les Alpes, dont les cimes enneigées auraient fait une belle toile de fond. Sur la photo on distingue à peine la Mole Antonelliana sur la droite.

Turin depuis Superga

Au sommet de la colline trône l’imposante basilique de Superga. Dans une crypte que nous n’avons pas visité se trouvent les tombeaux de la famille de Savoie.

Basilique de Superga

Basilique de Superga

Derrière le bâtiment, un mémorial est dressé en l’honneur de l’équipe de football de la ville, dont 27 joueurs sont morts dans le crash de leur avion sur la colline en 1949.

Nous avons repris le train pour redescendre puis avons longé le Pô dans un parc peuplé d’écureuils gris et de corneilles mantelées  jusqu’au centre ville. Au bout d’une passerelle, nous sommes passés devant un monument à Fausto Coppi. C’est le 2ème que je vois cette année après celui du col du Stelvio.

Monument à Fausto Coppi

Rives du Pô à Turin

Arrivés en face de l’immense place Vittorio Veneto, nous sommes passés le long de l’église della Gran Madre di Dio (parait-il une copie du panthéon de Rome) avant de grimper le Mont des Capucins.

Le Pô au pied de la Plazza Vittorio Veneto

Chiesa della Gran Madre di Dio

Le mont des Capucins, bien moins haut et beaucoup plus près de la ville que la colline de Superga, nous à offert une vue bien meilleure sur le centre de Turin.

Turin vue du mont des Capucins

Le sommet de la Mole

Dans la ville, les tramways sont partout et les plus caractéristiques sont dans leur livrée orange. Ici sur le pont Vittorio Emanuele I avec en arrière plan la plazza Vittorio Veneto et tout au fond, dans l’axe de la Via Po, le Palazzo Madama.

Ponte Vittorio Emanuele I

Nous sommes revenus dans le centre et avons déambulé dans les rues. Quelques palais émergent au détour d’une place tel le palazzo Carignano.

Palazzo Carignano

Palazzo Carignano

Sinon la ville est assez homogène, dans la taille et le style des bâtiments, des immeubles de 5 à 6 étages, sur un plan quadrillé très régulier.

Plazza Carignano

Nous avons ensuite visité le musée égyptien de Turin, la 2ème plus grande collection égyptienne au monde après le musée du Caire. Et c’est vrai que le musée est conséquent, nous y avons passé quasiment 3h. Chose agréable, les musées ferment assez tard. 19h ou 20h et le weekend jusqu’à 23h pour le musée du cinéma.

La nuit, la Mole est d’ailleurs particulièrement bien illuminée.

Mole Antonelliena

À force de tourner autour, nous avons bien fini par rentrer dans ce musée du cinéma  le lendemain matin. On nous a conseillé de commencer par monter sur le toit avant l’arrivée de la foule et ce voyage en ascenseur valait le détour. Propulsé dans une petite boite de verre en plein centre du musée et sortant de la coupole par un trou au milieu c’est assez original.

De la terrasse panoramique, la vue sur la ville n’est pas vilaine mais la météo s’était sensiblement dégradée. Nous dominions directement l’immeuble où nous résidions.

L'immeuble où nous résidions vu de la Mole

Panorama depuis la Mole en direction du centre

À l’opposé du centre, s’étend la place Vittorio Veneto, le Pô et le mont des Capucins.

Panorama depuis la Mole

L’intérieur du musée s’étage en galeries autour de l’immense espace central où son projeté des extraits de film en continu qu’on peut regarder depuis des transats.

Musée du cinéma de Turin

Depuis un transat on voit l’ascenseur filer régulièrement et silencieusement à travers la coupole. Ça en jette un peu plus que la cinémathèque française.

Intérieur de la Mole Antonelliena

Après avoir passé quelques heures au musée, nous avons passé l’après-midi à nous promener en ville. Nous avons traversé la via Po, une des principales artère commerçante de la ville. La rue est parcourue par des tramways et, comme beaucoup de rues, elle est pavée de grosses dalles de pierre et bordée d’arcades qui relient même les bâtiments entre eux quand elles croisent les rues perpendiculaires.

Via Po à Turin

Via Po à Turin

Si les rues bordées d’arcades sont l’image de marque de la ville, ce n’est le cas que de quelques axes en réalité. Les rues « normales » n’en restent pas moins relativement jolies. Il se dégage une impression d’une ville qui fut très riche et dynamique, puis s’est endormie suite à quelques crises industrielles. Les dalles de pierre et les arcades montrent une richesse ancienne, mais les façades un peu sales et les rues déformées tout comme l’âge des tramways font comme si le temps s’était un peu ralenti. Notre hôte nous a d’ailleurs dit qu’avant les jeux olympiques d’hiver de 2006, les touristes étaient fort rares à Turin.

Une rue sans arcades de Turin

Nous avons traversé le parco del Valentino qui s’étend le long du Pô. Quelques beaux bâtiments parsèment le parc, notamment une reconstitution de village médiéval, le Borgo medioevale.

Bâtiment dans le parc Valentino

Borgo Medioevale

Les écureuils étaient là encore légions et malgré le fait que l’un d’entre eux ait même grimpé sur l’objectif de mon appareil photo, je n’ai pas une photo nette de l’un d’eux. Alors je mets une photo de statue, ça bouge moins.

Parco del Valentino

Nous sommes ensuite repartis en direction du centre ville, de la gare centrale et de la via Roma, la principale rue commerçante de la ville. La rue traverse la Plazza San Carlo avec ses surprenantes églises symétriques.

Plazza San Carlo

Une portion de la via Roma est laissée au piétons, au moins le week-end, quand on s’approche de la plazza castello.

Via Roma à Turin

Nous sommes repassés devant le très sobre palais royal pour mieux le contourner et voir le Duomo, là aussi très sobre comparé à celui de Milan.

Palazzo Reale Torino

Duomo de Turin

Juste en face se trouve un des rares parc de vestiges romains de la ville, au pied de la Porta Palatina.

Porta Palatina

Nous avons continué notre marche dans des quartiers plus populaires autour du grand marché, puis avons visité le très baroque sanctuaire de la Consolata sur conseil de notre hôte avant de siroter un Bicerin (café, chocolat et lait) une boisson typiquement turinoise. Le soir nous avons mangé dans un excellent restaurant de plus, comme tous les soirs en fait, mais je ne saurais vraiment décrire la nourriture et encore moins la prendre en photo.

Le lendemain, nous avons regagné la gare à pied, constatant sous une légère bruine qu’on peut réellement traverser tout le centre-ville en restant abrité sous les arcades.

 

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Marseille, les Calanques et Toulon

Pas de vélo cette fois, je suis juste parti en mode sac-à-dos visiter Marseille. J’avais un a priori assez négatif de la ville suite à mon passage en février 2012 pour attraper le ferry pour la Sardaigne. Mais à l’époque il y avait des travaux partout et j’étais avec mon vélo dans une ville notoirement peu cyclable. Cette fois j’ai décidé de donner une seconde chance à la ville.

A 3h de Paris, c’est vraiment la porte à côté. Sans avoir dû me lever particulièrement tôt, j’étais arrivé avant midi. Comme le ciel se couvrait je suis allé directement à Notre-Dame de la Garde pour avoir une vue d’ensemble. La basilique est le symbole de la ville. On la voit de partout et de là-haut, on voit toute la ville à 360°. Mais je garde les photos du panorama pour un peu plus tard car la lumière était bien meilleure à ma deuxième montée.

Notre-Dame de la Garde

Je suis redescendu vers la place Castellane, un des grands ronds-points de Marseille.

Notre-Dame de la Garde des escaliers vers Castellane

De là j’ai pris le métro vers le sud pour visiter les musées excentrées comme le mac (musée d’art contemporain), qui présentait une expo sur Andy Warhol pas super et le jardin Borély, autour de la bastide du même nom. Il a plu une bonne partie de l’après-midi.

Château Borély

En revenant au centre-ville je suis allé au palais Longchamp, c’est le château d’eau qui marque la fin de l’aqueduc de la Durance. Il héberge dans ses 2 ailes les musées des beaux arts et d’histoire naturelle.

Palais Longchamp

Taureaux du Palais Longchamp

J’ai ensuite retrouvé mes hôtes du soir dans leur appartement du quartier de la gare St-Charles et nous avons passé une tranquille soirée à discuter. Le lendemain il a continué de pleuvoir toute la matinée. J’en ai profité pour visiter le musée d’histoire de Marseille. Malgré son entrée par un centre commercial des années 70, c’est de loin le meilleur musée de la ville. J’y ai passé plus de 2h30.

En sortant j’ai longé le vieux port, dont la rive nord a été reconstruite après guerre, et suis monté dans le quartier du panier en passant devant la maison dite prosaïquement diamantée à cause des pierres de sa façade.

Maison diamantée

Une rue du panier

La pluie tardant à s’interrompre, j’ai enchaîné directement avec le mucem. J’ai trouvé l’exposition permanente très décevante. Vraiment légère par rapport au musée d’histoire et avec une organisation discutable sur le thème « la méditerranée centre du monde ». Par contre le bâtiment est exceptionnel, surtout avec le fort St-Jean rénové juste à côté. Le tout sous l’œil de 2 églises : la cathédrale de la Major et la plus vieille église de Marseille, St-Laurent.

La Major au dessus du Mucem

Eglise St-Laurent

Le fort St-Jean a été superbement rénové et les fortifications très minérales ont été habillées d’un jardin où il est agréable de se promener. Même par grand vent, car le mistral s’est mis à souffler très fort pour chasser les nuages.

Fort St-Jean passerelle Mucem

En face, Notre-Dame de la Garde est aussi sur un fortin. Marseille est une ville lourdement fortifiée.

Notre-Dame de la Garde depuis le fort St-Jean

Cour du Fort St-Jean

Le bâtiment du Mucem n’est finalement qu’un gros parallélépipède.

Le Mucem

Je suis repassé par le panier et la Vieille Charité pour revenir au Vieux Port. Maintenant espace culturel, s’était un hospice.

Vieille Charité

Arcades de la Vieille Charité

Montée des Accoules

Graffiti près des Accoules

Je pris ensuite un bus le long de la corniche vers le sud jusqu’au marégraphe dans l’intention d’en revenir à pied et de prendre le temps d’explorer les petites criques.

Le marégraphe de Marseille

Plus loin au sud s’élève le massif de Marseilleveyre, l’extrémité Ouest des Calanques. J’avais l’intention d’aller randonner là-bas dès que le temps le permettrait.

Marseilleveyre depuis la corniche

La route de la corniche tente de rester à l’horizontal en traversant les criques sur de grands viaducs.

Corniche depuis le jardin Valmer

Entre la route de la corniche et la mer, j’ai emprunté un petit dédale de ruelles et d’escaliers, souvent en cul-de-sac.

Escalier de la Malmousque

Malgré sont bétonnage, la côte reste assez pittoresque.

Côte de la Malmousque

C’est dans cette partie du quartier de la Malmousque que j’étais le plus proche du fameux château d’If. On peut y aller facilement en bateau depuis le vieux port, tout comme aux îles du Frioul en arrière plan, mais ce ne sera pas pour cette fois.

Château d'If

Au dessus du vallon des Auffes se trouve un monument à la gloire des soldats du front d’Orient de la première guerre mondiale. Ce serait le seul en France parce que l’histoire a surtout retenu les tranchées de l’Ouest et a discrédité les soldats de l’Est, vus injustement comme des planqués alors qu’il n’en était rien.

Monument aux soldats d'Orient

Le vallon des Auffes est quant à lui l’endroit que j’ai trouvé le plus inattendu de Marseille. Un joli petit port de pêche dans une métropole de plus d’1 million d’habitant, et à 3km du centre-ville.

Vallon des Auffes

J’ai déambulé ensuite dans le quartier très vallonnée qui s’étend derrière les Auffes pour remonter en direction de Notre-Dame de la Garde. Cette fois, le ciel se dégageant et la lumière de fin d’après-midi m’ont permis de beaux panoramas. Et j’ai pris un troisième escalier.

Escalier vers Notre-Dame de la Garde

Au nord, de l’autre côté du vieux port s’étend le quartier du panier avec la cathédrale de la Major et la tour de la SNCM.

Le Panier et la Major

Au sud Ouest, les collines du quartier Bompard.

Quartier Bompard

Au sud, le stade vélodrome devant les massifs du parc des Calanques.

Stade Vélodrome

Au Nord-Est, le centre-ville, un enchevêtrement de toits où les seuls points de repères sont pour moi l’église des réformés en haut au centre et le palais Longchamp en haut à droite. Ça fait penser aux vues sur Paris depuis Montmartre ou Belleville, sauf que les toits sont moins gris ici.

Marseille centre

L’intérieur de la basilique est intéressant, pas très grand et avec de nombreuses maquettes de bateau qui pendent sous ses coupoles dorées.

Intérieur de Notre-Dame de la Garde

En redescendant par le fort St-Nicolas, j’ai poussé jusqu’au palais du Pharo qui verouille l’entrée du Vieux Port.

Palais du Pharo

Vieux Port depuis le Pharo

J’ai retrouvé mon hôte qui habitait aussi en plein centre et hébergeait ce soir là 2 autres couchsurfeurs. Nous avons mangé les meilleures pizza à emporter de Marseille, dans le quartier de Noailles.

Le lendemain, le soleil s’est franchement installé alors j’ai mis à exécution mon projet de randonnée dans les Calanques. Je suis parti du terminus de la ligne 19, le petit port de la Madrague de Montredon.

La Madrague de Montredon

Ça grimpe assez raide dès le démarrage et assez vite, dès qu’on s’approche d’une crête, il y a de petites cheminées à franchir. Le mistral toujours très soutenu voulait absolument me pousser par dessus les falaises.

Montée vers Béouveyre

Malgré les petites dimensions du massif, le panorama devient très vite grandiose. Au premier sommet, Béouveyre, la vue s’ouvre vers le sud et les rochers de St-Michel (à gauche) et des Goudes (au centre).

Calanques depuis Béouveyre

De l’autre côté, c’est tout Marseille.

Marseille depuis Marseilleveyre

J’ai longé la crête et ses 3 sommets : Béouveyre, Marseilleveyre (le plus haut, 433m) puis le plateau de l’homme mort. De ce dernier, la vue s’étendait sur le reste des Calanques en direction de Cassis.

Calanques depuis le cirque des Walkyries

Je suis redescendu vers la méditerranée par le grand Malvallon, un vallon trotueux sous les falaises et les cheminées de fées.

Le grand Malvallon

C’est dans le Malvallon, après plus de 2h30 de marche, que j’ai croisé les premiers autres randonneurs. Le massif était étonnamment désert vu sa proximité avec la métropole.  Et aussi très très propre, alors que je m’attendais à trouver les plastiques et autre déchets qui jonchent d’habitude la campagne aux abords des villes.

J’ai débouché sur la calanque de Marseilleveyre, accessible uniquement à pied ou en bateau.

Calanque de Marseilleveyre

J’ai trouvé le GR côtier moins intéressant que les crêtes, et aussi plus fréquenté (ce n’était pas difficile). À Callelongue je me suis retrouvé cette fois sous les rochers St-Michel et des Goudes.

Rochers St-Michel et des Goudes

Je suis revenu à l’arrêt de bus de la Madrague et suis reparti illico vers le centre et la gare de Marseille Blancarde où j’ai pris le train pour Toulon, ou plus exactement La Garde, dans la banlieue de Toulon.

Mon hôte du soir est venu me chercher en tandem à la gare (pratique) puis nous sommes allés avec sa copine et un ami écouter un concert d’un groupe de jeunes locaux sur la plage du Pradet. Là aussi à vélo. Nous avons passé une très agréable soirée dans leur petite maisonnette avec potager au pied des immeubles d’une petite cité.

Le lendemain je suis parti directement de La Garde à pied pour monter à l’assaut du Mont Faron. Cette montagne fortifiée se dresse juste au nord de Toulon. J’en ai rejoint la crête au niveau de Fort Faron.

Fortifications du Faron

Toulon est le 2ème port militaire français avec Brest. Il n’y a pas que sur terre que c’est fortifié.

Port militaire de Toulon depuis Fort Faron

Porte de Fort Faron

La promenade le long de la crête est très agréable, bien que toujours ventée, et totalement différente des Calanques car presque toujours dans une pinède. Elle culmine à 584m. Au Nord, très loin, je distinguais des sommets enneigés des Alpes tandis qu’au sud, juste au pied, s’étendait Toulon et sa rade.

Toulon centre

Un vieux téléphérique permet de monter au Faron, mais à cause du vent il était à l’arrêt.

Téléphérique du Faron

Toulon et sa rade

Redescendu au centre-ville,  j’ai poussé la promenade jusqu’à la tour royale, qui gardait l’entrée du port. Dans le jardin attenant se trouve un étonnant sous-marin.

Batyscaphe à côté de la tour royale

Les 2 corsica ferries qui mettaient un peu de couleur dans le port n’ont pas bougé de la journée.

Ferries pour la corse dans la rade

La Tour Royale elle-même est une grosse tour ronde assez basse.

Tour royale à Toulon

Comme le vieux port de Marseille, les immeubles qui donnent directement sur le port de Toulon sont des reconstructions d’après guerre, voire plus tardives.

Port de Toulon

La vieille ville est toute en ruelles étroites et plutôt délabrées. Beaucoup de travaux tentent de lui redonner de l’allure. Il n’y a que peu de monuments qui sortent du lot.

Cathédrale de Toulon

Théatre de Toulon

La plus belle et plus grande place de la ville est dominée par un hôtel.

Place de la Liberté, Toulon

J’ai repris un TGV le soir même après 4 jours dans le sud, dont 2 pluvieux mais quand même mon premier coup de soleil de l’année. C’était l’occasion aussi de refaire une petite cure de couchsurfing en tant qu’invité.

Et la deuxième chance de Marseille ? Finalement j’aime beaucoup cette ville, enfin tant que je n’y viens pas à vélo.

Anvers

En passant à vélo au début du mois de juillet, je m’étais promis de revenir à Anvers pour visiter la ville plus en profondeur. À peine trois mois et demi après c’est donc chose faite. Mais cette fois point de vélo et ce n’est plus quatre jours qu’il faut pour rallier la ville depuis Paris mais deux petites heures pour déboucher dans le gigantesque hall d’Anvers Central.

J’avais mentionné brièvement l’énorme gare au style architectural inclassable qui me fait toujours aussi bonne impression même après en avoir vu les sous-sols.

Gare centrale d'Anvers

Gare centrale d'Anvers

Entre la gare et le centre ville s’étend le Meir, soit-disant l’avenue la plus commerçante de Belgique. Vu le nombre d’enseignes et de centres commerciaux qui la bordent sur ses quelques centaines de mètres ce n’est pas difficile à croire. Il ne faut qu’une vingtaine de minutes pour rejoindre la cathédrale à pied.

La cathédrale domine très largement tous les immeubles alentour avec ses deux tours très dissymétriques. Malheureusement la tour nord, la plus haute avec ses 123m, qui fait office de beffroi, n’est ouverte aux visites que l’été. Son carillon nous aura accompagné toutefois pendant trois jours d’airs variés à toutes heures.

Sur la Groenplaats trône une statue de Pierre-Paul Rubens.

Cathédrale d'Anvers

La Grote Markt héberge les plus belles maisons de marchands.

Maisons de marchands sur la Grote Markt

La ville étant un point de départ ou un point de passage important des pèlerinages vers St-Jacques, il n’est pas rare de voir quelques statues de personnages religieux aux angles des rues et des coquilles st-jacques parmi les pavés.

Pelgrim Straat

En continuant face à la cathédrale on rejoint les bords de l’Escaut. Un curieux pan incliné forme comme le départ d’un pont mais ne constitue que le départ d’une promenade dominant le fleuve. Il n’y a pas de pont à Anvers.

Cathédrale d'Anvers depuis l'Escaut

L'Escaut

En bord de fleuve les bâtiments témoignent de la richesse de la ville, même si les activités portuaires ont été déplacées assez loin au nord. Rien n’est visible de ces activités même si, bien que situé en Belgique, Anvers est considéré comme le premier port de marchandises de France.

Front de l'Escaut

Détail d'une façade

Autre édifice religieux important, l’église St-Charles Borromée est beaucoup plus classique que la cathédrale. Rubens a peint un grand nombre de ses plafonds lors de sa construction. Mais plus rien ne reste de ceux-ci suite à un incendie.

St-Charles Borromée

Les rues du centre-ville sont en grande partie piétonnes et autorisées aux vélos qu’on voit partout même si je les trouve un peu moins présents qu’à Gand.

Cathédrale d'Anvers la nuit

Notre deuxième jour de visite s’est trouvé être très gris et pluvieux mais par chance c’était aussi le dernier mercredi du mois et les musées étaient gratuit. Nous en avons donc enchaîné cinq dans la journée. Il faut dire qu’ils ne sont à guère plus d’un quart d’heure à pied l’un de l’autre et de taille assez modeste.

Le premier et le plus touristique est la maison Rubens. L’atelier du peintre est d’influence italienne et on y trouve assez peu de toiles du maître et beaucoup de ses contemporains (Jordaens, Van Dyck).

Maison Rubens

Nous lui avons largement préféré le musée Mayer Van den Berg, du nom d’un collectionneur de la fin du XIXeme siècle qui a amassé de nombreux objets d’arts, aussi bien peintures que sculptures ou porcelaines, de très grande qualité. Il y a notamment une salle complète de Brueghel avec le psychédélique « Margot l’enragée » .

Ensuite le musée Plantin-Moretus est une imprimerie classée à l’Unesco, c’est en effet le premier imprimeur industriel. Le bâtiment lui même est intéressant pour ses pièces tapissées de cuir doré, chose qui m’était inconnue. Les presses ont été conservées ainsi que l’atelier de fonte des caractères. Il y a beaucoup de livres d’époques, surtout des bibles dans de nombreuses langues et quelques atlas de Mercator ou Ortelius.

Le quatrième musée est celui que nous avons trouvé le plus intéressant. Situé un peu à l’écart du centre dans les anciens hangars de la Red Star Line il raconte l’histoire de cette compagnie maritime (à ne pas confondre avec la White Star Line qui affréta le Titanic) et de l’émigration vers l’Amérique du Nord au départ d’Anvers entre le milieu du XIXeme siècle et les années 30. Anvers était en effet un point de départ très important et deux millions de personnes sont partis d’ici vers les Etats-Unis et le Canada.

Red Star Line Museum

Cinquième et dernier musée, le MAS (Museum Aan de Stroom) nous a moins plu, sans doute en partie à cause de la fatigue de cette journée bien remplie et parce que le thème des expositions temporaires ne nous inspirait guère.

MAS Antwerp

Du sommet du MAS, qui compte 10 étages, on doit avoir une belle vue de la ville. Mais là, la météo ne permettait pas vraiment d’en profiter (la photo ci-dessus n’est pas prise le même jour).

Anvers depuis le MAS

Le dernier jour nous avons visité le jardin zoologique d’Anvers., un des plus vieux d’Europe puisqu’il est ouvert depuis 1843.

Entrée du Zoo d'Anvers

Les enclos ne sont pas grands et ont souvent l’air vétustes, impression sans doute accentuée par la saison. Les bâtiments, construits à différentes époques sont hétéroclites et donnent parfois à l’ensemble un aspect « exposition coloniale » comme celui des éléphants en temple égyptien.

Temple égyptien du zoo d'Anvers

Tout au long de la journée les animaux sont nourris à tour de rôle, ce qui constitue une bonne part des animations. Les manchots du Cap sont les plus en vus.

Manchots du Cap au Zoo d'Anvers

Pratique pour les visiteurs d’un jour, le zoo est littéralement collé à la gare centrale.

Gare d'Anvers vue du Zoo

Et chose qu’on ne trouve pas en France, il y a au moins un parking uniquement pour les vélos cargos. Ce qui semble la moindre des choses pour un lieu qui accueille beaucoup d’enfants.

Parking pour vélos cargos

Quelques animaux :

Bongo au Zoo d'Anvers

Lions au Zoo d'Anvers

Chouette Harfang au Zoo d'Anvers

Suricate au Zoo d'Anvers

Sur la place de la gare, en face du zoo, se trouve un quartier chinois qui ressemble à une certaine rue de Soho à Londres. Bien qu’il y ait maintenant deux quartiers chinois à Paris, aucun n’est marqué d’une telle entrée.

Quartier chinois d'Anvers

Après notre visite du zoo, nous sommes passé par le béguinage d’Anvers. Comme à Gand et dans d’autres villes de Flandre on trouve à Anvers un quartier de ce type habité par une communauté de femmes dévotes (comme les nomme la petite plaque de description à l’entrée). Un quartier très calme qui semble figé dans le temps.

Béguinage d'Anvers

Nous sommes repassés dans le quartier des docks au nord du centre-ville avant de revenir le long de l’Escaut.

Bâtiment industriel La Cloche

Une large bande au bord du fleuve est occupée par de vastes halles ou hangars qui ont l’air de servir maintenant essentiellement de parkings. Au niveau du centre se trouve la partie restante d’un château fort, le Steen (pas aussi beau que son homologue de Gand, le Gravensteen), qui protégeait le fleuve.

Le Steen et hangars le long de l'Escaut

Par curiosité nous avons traversé l’Escaut en empruntant le Sint Anna Tunnel, un passage souterrain de plus de 500m de long construit au début des années 30 et réservées exclusivement aux piétons et aux vélos. Les escalators qui descendent à 31m sous la surface ont l’air d’époque (bois et cuivre).

Sint Anna Tunnel

De la rive gauche, il y a un beau panorama sur la ville. Celle ci s’étend quasi exclusivement rive droite.

Port depuis la rive gauche de l'Escaut

Outre la cathédrale, l’immeuble de grande hauteur sur la droite est la Boerentoren (tour des paysans), un gratte-ciel art déco des années 30. Il fut le plus haut gratte-ciel d’Europe entre 1932 et 1952.

Skyline d'Anvers

Nous avons ensuite doucement regagné la gare pour reprendre un Thalys vers Paris.

Immeuble du centre-ville

Maison anversoise et tour de la cathédrale

Wandering around in North Rhine-Westphalia

Only 3 hours away from Paris with the Thalys is a corner of Germany I did not have the opportunity to explore until now. So I packed for a one week trip through the Land of North Rhine-Westphalia, or at least through a few of its prominent cities outside of the Rhur area.

I made a selection, but there are still 58 pictures in this article.

Cologne

My first stop was Cologne. I arrived right after the carnival and the city was still cleaning itself from its joyfully messy festivities. Sticky streets and broken glass bottles everywhere.

First thing you can’t miss arriving in Cologne is the enormous Gothic cathedral which stands right outside the main station. As soon as the morning fog started to fade away, I climbed the many stairs of the south tower. Looking towards East, on the left of the cathedral roof you can see a part of the train station and the rails crossing the Rhine on the Hohenzollern bridge. On the right is the Ludwig Museum, a museum of modern art.

Hohenzollern bridge from Cologne cathedral

Looking south is the recognizable shape of the Groß Sankt Martin Church, surrounded by the older part of town.

Gross Sankt Martin am Fischmarkt

The center has been bombed flat during WWII and calling a part of it « old » is always exaggerated. Some parts have been reconstructed identical, but most of the center is now a modern city which makes the two main pedestrian streets look like a shopping mall.

Cologne center seen from the cathedral

Looking West is the new neighborhood of mediapark with its lonely skyscraper and the TV tower Colonius.

Colonius and Mediapark seen from Cologne cathedral

The city hall has a very nice old octagonal tower from the XVth century, rebuilt after the war.

Cologne Rathaus tower

The city center was surrounded by a series of walls from the Roman and medieval eras. Some little hints remain like the gate of the Rudolf Platz. The carnival obviously went through it.

Rudolf Platz gate

The Mediapark area is  a modern corner of the city. It looks like the cathedral is not far and is reflecting on the glass building, but it’s only a clever painting.

Cologne mediapark

On my way back to the center, I stumbled upon this strange sculpture of a golden car with wings. Even if there are bicycles everywhere, cars are still at the center of German culture.

Cologne flying car

The Hohenzollern bridge is a popular walk for both locals and tourists and is full of love locks. From there you overlook the Rhine riverside which is a pleasant promenade too.

Gross Sankt Martin and crane buildings in Cologne

The bridge leads to the Deutz neighborhood which offers the nicest views on the city skyline. You can recognize from previous pictures from left to right: the city hall tower, the Groß Sankt Martin, Colonius and the cathedral.

Cologne Skyline

The cathedral main facade is at its best before sunset, when the golden light softens the very dark stones.

Cologne cathedral West facade

I was hosted by a really friendly couple of travelers. They were back from a 2 years bicycle trip from Europe to New-Zealand and had plenty of stories to tell. They let me borrow one of their old bike the next day so I could tour the city parks that form a green belt around Cologne, as well as the Rhine riverside.

Cologne bicycle signs

The green belt stretches especially in the South and West of the city  and there are nice forests and ponds there. I cycled back to the center through the Colonius and Mediapark area.

Colonius and the Gazelle bicycle

Then I visited the chocolate museum and followed the Rhine several kilometers upstream before riding back. It was a really pleasant journey through the modern harbor area and also along the beach.

Cologne crane buildings

The Rhine South of Cologne

Here is a quick map of my bicycle ride in the surroundings of Cologne.

Bonn

The next day I left for Bonn, former capital city of the Federal Republic of Germany. The train ride between Cologne and Bonn is only 17 minutes.

Bonn is a lot smaller than Cologne and has a very different atmosphere. It looks richer with a lot of big houses and its center is really compact around 3 pleasant squares.

I walked West to the Poppelsdorf castle and its nice botanic garden. It was still early to find much interest in the botanic garden even if the weather was again very sunny and warm enough, but the place is really pleasant and peaceful.

Poppelsdorf

I went on to the West up to the hill of the Kreuzberg Kirche. A baroque church with strange stairs inside instead of the usual flat interior.

Inside Kreuzberg Kirche

Kreuzberg Kirche

I expected more views towards the city center from this hill, but the forest is too dense for that.

On the way back to town I stopped in the very interesting Landesmuseum. It hosted an exhibit of old photographs and I already saw part of it because they were borrowed from the Albert Khan museum in Boulogne. I liked the modern building with its wood and glass facade.

Bonn Rheinishes Landesmuseum

The most well-known kid from Bonn is the composer Ludwig van Beethoven. There are several statues of him scattered around the city. I didn’t visit his birthplace house but it seemed to be what tourists usually do because, without asking anything, that’s the only thing that the tourist office pointed out on the city map I took.

Bonn Postamt and Beethoven statue

I don’t know exactly the difference between a Dom and a Münster. But the main church in Bonn is a Münster, not a Dom (cathedral) like in Cologne.

Bonn Münster

The most prominent building in Bonn is the university which is right in the center too. You can spot the Münster tower on the left.

Bonn university

The Rhine is also flowing through Bonn and the city stretches along it on several kilometers. In the southern part of the city are the two skyscrapers from the Post and UN and on the left you can barely distinguish the first hills of the romantic Rhine.

The Rhine in Bonn

Among the center’s squares, the one in front of the city hall was one of the most pleasant.

Bonn Rathaus

Street in Bonn center

I met my hosts in Bonn in the evening and we had a delicious dinner together. As it was the beginning of a very sunny weekend, we decided to go for a bike tour the next day along the Rhine and the Ahr valley.

South of Bonn starts the romantic part of the Rhine. Surrounded with hills and cliffs on each sides, sometimes topped with a ruin , the river flows in a sinuous way. Above the village of Königswinter are the ruins of Drachenfels and on the left the XIXth century castle Drachenburg.

Drachenfels from Königswinter

Then we crossed the village of Unkel which has nice timbered houses.

A street in Unkel

On the other bank is the Appolinaris Kirsche. As you can see, the traffic stays busy on the Rhine.

Appolinaris Kirche

A few kilometers further, we crossed a second village with timbered houses called Erpel. From there we crossed the Rhine to Remagen.

House in Erpel

We crossed the Rhine on a ferry because the bridge that once linked both villages collapsed at the end of WWII and had never been rebuilt. I had never heard about this bridge before but I just saw the movie Monuments Men and there is a short passage in Remagen where you can spot the bridge in the background.

Under the cliffs of the Erpeler Ley you can still see today the piles of the bridge.

Erpeler Ley and remains of the Remagen Bridge

From Remagen we rode up the Ahr valley until the very well preserved village of Ahrweiler which reminded me a lot the wine route in Alsace. There were many tourists enjoying like us ice creams in the sun (first ice cream of the year), and buying also wine because the Ahr valley (Ahrtal) is also locally called red wine valley (Rotweintal).

Ahrweiler gate

Street in Ahrweiler

House with teapot in Ahrweiler

Bakers sign in Ahrweiler

After the village, the valley was getting narrower and we finally saw the vineyards, very impressively stacked against the steep hills.

Ahrtal vineyards

The bicycle path followed an old railway tunnel and we stopped right after it in Mayschoß.

Here is a map of the ride.

We went back to Bonn by train and after leaving my hosts I took another train to Düsseldorf in the evening, only one hour away.

Düsseldorf

The capital of the Land North Rhine-Westphalia was a pleasant surprise. It wasn’t really on my route when I first thought about this trip in Germany but I don’t regret visiting this vibrant city.

I met my host upon arrival there and we went for a tour (on bikes again) to see what Düsseldorf had to offer on a Saturday night. I tried to take night pictures, but it was difficult to maintain focus. So here is the one that is okay. On the other side, the TV tower (Rheinturm)  has lights that make a giant clock, supposedly the largest digital clock in the world.

Ddorf TV tower and Gehry building at night

After this first glimpse of the city we went on with what we can call a pub crawl in the Altstadt.

Sunday was the hottest day of this week in Germany, over 20°C. So I toured the city on the bike I borrowed from my host and he accompanied me for some time.

The Altstadt has some old buildings and a very lively pedestrian area.

Twisted church in Düsseldorf

Düsseldorf rathaus

South of the Altstadt is the modern neighborhood called the Media Harbor. And in between stands the Rheinturm. I went on the observation deck, 168m high, which gives very impressive views over the city. You can guess how great the weather was by the number of people lying in the grass.

Düsseldorf centre form Rheinturm

On the other side is the Media Harbor.

Media harbor from Rheinturm

This part of the city as really outstanding buildings and I enjoyed riding around the area.

Roggendorf-Haus

The most famous buildings are the three dancing houses by architect Frank Gehry.

Rheinturm and Gehry buildings

The « city gate » is also a very modern trapeze shaped building with a very large atrium which allows you to see through it.

Düsseldorfer Stadttor

The most famous street of Düsseldorf is the Königs Allee, or Kö, because of its luxury shops. I didn’t really like it despite the canal in its center that makes it a nice walk. But there are here also some interesting new buildings.

New building at the northern end of the Kö

Later that day we rode to the remote Kiefern Strasse in which every single building is painted, making the all street a piece of art. A nice dicovery I wouldn’t have done without my host to show me the way.

Riding policeman in Kiefern Strasse

Crosswords in Kiefern Strasse

Then we had dinner in a typical Düsseldorfer Brauhaus. Perhaps the most german meal I had this week.

The next morning I left for the next and last city of this trip: Aachen, more well-known for French people under the name Aix-la-Chapelle.

Aachen

Aachen looks very different from the cities along the Rhine. Here, there is no river to open the city and the center is really compact with winding streets and a bit hilly because it lies at the northern limit of the Eifel mountains. So this makes the city a bit disorientating.

A street in Aachen

The main sight in Aachen is its cathedral. Charlemagne built an octagonal basilica first and over the centuries there were additions that make the cathedral a very unique building today.

Aachen cathedral

The building is really worth a visit. It is an important pilgrimage destination in Germany and there are a few relics like clothes from the Christ and the Virgin and also the throne of Charlemagne made from marble stones from the Holy Sepulchre in Jerusalem. So that makes a lot of priceless holy items. The cathedral experienced major restorations since the 80s and is now splendid for celebrating Charlemagne’s death 1200th anniversary this year.

The city hall is also an interesting building adapted from the medieval castle.

Back of the city hall of Aachen

At a corner of the city hall there is still a medieval inn, the Postwagen.

Medieval inn and Aachen Rathaus

From its fortifications, Aachen has still a couple of standing gates.

Aachen gate

The theater looks like a Greek temple.

Aachen theater

I walked all day around the center and went up on the Lousberg, a small hill north of the city center. This is the only place where you have a view over the city. You can see the city hall with the cathedral behind it and the gate a bit left in the back.

Aachen from the Lousberg

Church on the Lousberg

I met my host, an enthusiastic new couchsurfer, in the evening and we had diner out with friends. I didn’t pay attention to that during the day, but next to the Elisenbrunnen fountain, one  of the most prominent sign of the thermal activity in Aachen, it doesn’t smell good because of the sulfur concentration of the water.

The last day of my trip, I decided to go for a hike outside of Aachen (I bought a hiking map earlier in Cologne while spending too much time  in the giant outdoor shop Globetrotter). Despite its 240 000 inhabitants, Aachen is really compact and you are pretty quickly in the forest.

I walked for two hours until I reached the Dreiländereck: the border point between Germany, Belgium and the Netherlands. Unfortunately it was foggy and I didn’t had any views over the city in the morning.

Dreiländereck

I also reached another impressive landmark, located just 50m away: the highest point of the Netherlands (at least continental Netherlands). That’s 322.5m high, so you imagine how tough it was to climb up there.

Netherland highest point

Otherwise, the hike was mostly in the forest, with at some point a TV tower that emerged suddenly out of the trees like a giant UFO. It seems german have a thing for TV towers. By the way, Düsseldorf Rheinturm, with a 240m height, is only the 10th highest TV tower in Germany.

Aachen TV tower

Aachen countryside

As you would expect, I made a map for this hike.

I took a Thalys back to Paris in the evening to end this German week. This was a great week with a terrific weather for March. My colleagues were a bit surprised to see my tan (Really? You’ve been to Germany?). I met great people there that were very friendly and hospitable and I have to thank them because they are for a large part responsible for the pleasure I had during this trip.