Venise

Après une bonne nuit de sommeil dans le train Thello, nous avons ouvert les rideaux sur le lac de Garde et environ 2h plus tard, au bout de la longue jetée routière et ferroviaire, nous sommes descendus à la gare de Santa Lucia.

Un abonnement de transport en poche et une volée de marche plus loin et ça y est, le grand canal, principale artère de Venise était à nos pieds. Le trafic de vaporettos et embarcations diverses était très dense.

Grand Canal devant la gare Santa Lucia

Plutôt que de faire la queue à la station de vaporetto de la gare, très encombrée, nous avons marché un peu jusqu’à la station suivante. Assez vite, la foule a disparu dans le dédale des ruelles. Nous avons croisé quelques livreurs à pied avec des charrettes conçues pour passer les multiples escaliers mais l’essentiel des livraisons avait l’air de se faire par bateau. Le grand canal n’est pas bordé de quais à cet endroit et on ne peut l’apercevoir qu’au bout de certaines places ou ruelles.

Livraison sur le Grand Canal

Nous avons pris un vaporetto jusqu’à Sant’Elena, l’île la plus à l’Est du centre ville de Venise, pour commencer nos déambulations pédestres. Car Venise est une ville qui se découvre essentiellement à pied. A Sant’Elena, les rues sont un peu plus larges et calmes qu’ailleurs et un vaste jardin s’étend près de la station de vaporetto, face à l’île de San Giorgio Maggiore.

San Giorgio Maggiore vu de Sant'Elena

rue de Sant'Elena / Castello

Notre promenade nous a mené autour du jardin de la biennale, mais nous n’avons pas profité de l’évènement ici car finalement beaucoup d’exposition en off se tenaient un peu partout dans la ville avec des pavillons par pays. C’est à ce niveau que démarre la Riva degli Schiavoni, la longue suite de quai qui forme la limite sud du centre ville et va jusqu’à la place Saint Marc.

Riva degli Schiavoni

Nous avons déambulé franchement en zig-zag pour voir le plus de choses possibles dans l’impressionnant labyrinthe de canaux et de ruelles que constituent tout le centre de Venise. Ce quartier de Castello, mis à part la Riva degli Schiavoni était plutôt un quartier calme et peu fréquenté par les touristes. C’est là que se trouve l’Arsenal, le quartier fermé des chantiers navals dont on ne peut voir que la porte et les hauts murs.

Entrée de l'Arsenal de Venise

Marchand de fruits et légumes sur son bateau

Lorsque la rue longe un canal, il s’agit d’une fondamenta, quand elle se perd entre les hautes maison, c’est plutôt une calle ou un corte, et les places prennent le nom de campo ou campiello. Et il y a quantité d’autres façons de désigner une voie. Venise à son propre vocabulaire. Même si les ruelles ne longent pas un canal, elles en coupent souvent un et cela donne de belles perspectives.

Un canal de Castello

Un canal de Castello

Progressivement, nous sommes revenus plus près de la place Saint Marc et de la grande station de vaporetto de San Zaccaria. De là, nous avons embarqué pour l’île de San Giorgio Maggiore, juste en face, pour profiter de ce premier jour ensoleillé et monter au campanile de San Giorgio.

Le parvis de San Giorgio est vraiment juste en face du palais des Doges et de la place Saint Marc où se dresse le campanile du même nom.

San Marco vu de San Giorgio Maggiore

Le campanile de San Giorgio est beaucoup moins fréquenté que celui de San Marco, mais malgré la très faible capacité de son ascenseur (6 places), nous n’avons pas attendu longtemps pour jouir du panorama sur toute la cité avec au premier plan la punta della Dogana, l’embouchure du grand canal et la place Saint Marc.

Punta della Dogana depuis San Giorgio

San Marco depuis San Giorgio

Quartier de Castello depuis San Giorgio

Nous avons ensuite regagné le centre ville et le quartier de Cannaregio, le quartier le plus populaire du centre, pour récupérer les clés de notre logement dans une rue perpendiculaire aux fondamente Nove, les quais nord de la ville.

Après nous être heurté à quelques restaurants vides mais complètement réservés, nous avons dîné dans une pizzeria du quartier.

Le lendemain, profitant encore du temps très favorable, nous avons décidé de partir visiter les îles de Burano et Murano. La première se trouve à 40min de vaporetto de la station fondamente Nove. Elle est connue pour son artisanat de dentelle et ses petites maisons très colorées.

Le voyage en vaporetto a été l’occasion de se rendre compte que si la lagune est vaste, les chenaux de navigation sont bien balisés et hormis quelques rares pêcheurs, les embarcations à moteur doivent s’y tenir.

A peine débarqués, nous nous sommes rués sur une petite boulangerie qui vendait les fameux essi de Burano, des petits biscuits en forme de S, pour les dévorer en buvant un café puis en marchant.

Burano

Il est vrai que les façades colorées se prêtent particulièrement à la photo. Et la promenade matinale y a été fort agréable car nous étions pratiquement seuls.

Burano

Burano

Burano

Burano

Une passerelle relie Burano à Mazzorbo où nous avons repris un vaporetto pour Murano.

Burano

Murano est plus industrieuse et beaucoup plus fréquentée que Burano. Les boutiques vendent quasi exclusivement du verre : de la vaisselle, des bijoux, des sculptures diverses… toutes en verre multicolore.

Sur l’île, nous avons visité une église ou une côte de baleine passe pour un os de dragon.

Murano

Nous sommes ensuite revenus dans le centre ville et nous sommes promenés à la nuit tombée autour de la place Saint Marc.

San Zaccaria

Le lendemain, le temps à peine plus gris, nous a incité à opter pour les musées et notamment les 2 sites de la fondation Pinault : le palazzo Grassi et la Punta della Dogana qui hébergeaient une exposition de Damien Hirst. L’exposition était l’histoire fantasmée d’une découverte d’une épave pleine d’artefacts de différentes civilisations amassées par un esclave affranchi.

Palazzo Grassi

D’abord présentée sous un jour crédible, avec même des vidéos des plongeurs remontant les statues du fond de l’océan, la découverte vire à la farce quand les objets représentant d’abord des éléments des mythologies grecques, romaines ou égyptiennes dérivent vers les civilisations d’Amérique centrale ou du nord, voire aux personnages de Disney.

Palazzo Grassi

Entre les deux sites de l’exposition, nous avons visité quelques pavillons off de la biennale d’art contemporain et emprunté la passerelle de l’Académie pour rejoindre le quartier de Dorsoduro.

Campo San Vio

Le deuxième site est un ancien bâtiment des douanes (Punta della Dogana) qui a eu droit à une rénovation très réussie. Dans sa globalité, l’exposition était vraiment chouette.

Nous avons fait le tour de la pointe de la douane puis longé les quais sud de Dorsoduro avant de traverser pour l’île de la Giudecca. Les banderoles pour exprimer le mécontentement des habitants envers les navires de croisières étaient nombreuses dans le quartier car ces énormes immeubles flottants passaient entre Dorsoduro et la Giudecca jusqu’à la fin de l’année 2017.

Dorsoduro depuis la Giudecca

L’île de la Giudecca avait l’air plutôt boudée des touristes car elle n’est pas très dense en attractions. Le principal bâtiment qui nous y a attiré est le Molino Stucky, une ancienne minoterie gigantesque reconvertie en hôtel de luxe.

Molino Stucky

Les ruelles de l’île étaient vraiment désertes.

Giudecca

Cheminées à la Giudecca

Comme toutes les autres îles, la Giudecca est en réalité constituée de plusieurs îles car elle est coupée de part en part par de nombreux canaux.

Canal traversant la Giudecca

Le soir nous avons à nouveau dîné le long de la fondamenta Misericordia, une longue fondamenta du quartier de Cannaregio, à proximité immédiate de notre logement et plutôt bien garnie en restaurants.

Le lendemain, nous nous sommes levés un peu plus tôt pour aller visiter le palais des Doges (Palazzo Ducale) dès l’ouverture. Même s’il fallait traverser toute la ville à pied pour y aller, le trajet ne nous a pas pris plus de 20 minutes. La ville est vraiment à taille humaine.

Palazzo Ducale

La basilique Saint Marc forme un côté de la cour intérieure du palais des Doges. Les salles sont richement décorées et la salle du grand conseil est une des plus vastes pièces que j’ai pu voir (54m x 25m).

Palazzo Ducale

Le pont des soupirs relie le palais aux prisons et contrairement à la grande majorité des touristes je ne l’ai même pas pris en photo.

Prisons du palais des Doges

Nous étions rentrés dans le palais par le quai San Zaccaria, nous en sommes sortis côté place Saint Marc, dans l’axe de l’escalier d’honneur où les quelques 120 doges qui ont régné successivement sur la sérénissime ont été investis.

Nous avons ensuite visité la basilique Saint-Marc à l’heure où les mosaïques dorées sont illuminées. C’est le seul bâtiment pour lequel nous avons un peu fait la queue, sur des palettes et tréteaux car la basilique étant au point le plus bas de Venise, elle se fait facilement cerner par les eaux à marée haute.

Place Saint Marc

Du balcon de la basilique la vue est splendide sur la place.

Place Saint Marc

Palais des Doges vu de la basilique

Dans l’après-midi nous sommes retourné dans le quartier de Dorsoduro pour l’arpenter en long, en large et en travers. Nous y avons mangé une délicieuse glace, la première du séjour et fait une pause pour un spritz, pas le premier du séjour, l’apéritif traditionnel vénitien au coucher du soleil.

Le quartier un peu excentré devient rapidement délaissé des foules et offre des balades agréables et plusieurs places sympathiques. Proche de l’université, certaines parties du quartier sont très fréquentées des étudiants.

Chantier Naval à Dorsoduro

Canal à Dorsoduro

Campo San Barnaba

En revenant vers le pont du Rialto, nous avons retrouvé une ville moins plaisante, plus dédiée au tourisme et aux souvenirs. Mais il est vrai que dans ce quartier, les palais qui bordent le grand canal sont parmi les plus beaux.

Gondoles près du Rialto

Le dernier jour de notre séjour, nous avons laissé notre sac à la consigne de la gare pour déambuler plus librement dans le quartier de Cannaregio, notre quartier de résidence et pourtant celui que nous avions le moins visité jusque là.

Canal de Cannaregio

C’est un quartier plutôt populaire, au sein duquel se loge le ghetto. Il est caractérisé par de très longues fondamenta, dont la fondamenta misericordia que nous connaissions bien pour y avoir mangé plusieurs soirs. Il s’y trouve moins de palais exceptionnels qu’ailleurs mais une atmosphère plus authentique s’en dégage, celle d’un quartier où les gens vivent vraiment.

Sonette vénitienne

Nous avons visité Ca’Pesaro, le musée d’art moderne et la galerie d’art asiatique… tout ça dans le même palais au bord du grand canal puis nous avons un peu tourné dans les quartiers de San Polo et Santa Croce entre le Rialto et la gare.

Grand Canal

Notre train partait en début de soirée pour nous ramener à Paris seulement le lendemain midi pour cause de travaux sur la partie Suisse du parcours. Un trajet bien long.

Venise est une ville dont je redoutais la fréquentation touristique. Finalement la foule n’était présente que dans quelques quartiers et ce n’était pas vraiment gênant pour une visite en profondeur. Et même dans les zones fréquentées, la ville était excessivement calme, notamment car les voitures et 2 roues motorisés en sont absents.

En tout cas cette ville est extraordinaire et tout ce qu’on peut en dire ne restera que bien en deçà de l’expérience d’une vraie déambulation dans le dédale de ses rues et ses canaux.

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Auxerre – Montargis par la Forterre et la Puisaye

Les grandes vacances sont finies mais l’été a encore de beaux week-ends ensoleillés à offrir. Après l’expédition nordique de cet été, place à des destinations un peu moins exotiques : l’Yonne et le Loiret.

Avec Adèle et Julien, nous prenons le train de Bercy jusqu’à Auxerre, 1h35 de trajet. À Auxerre nous complétons nos vivres, avec notamment les fameuses gougères, tout en faisant un petit tour du centre historique et nous ne commençons à vraiment pédaler que vers 11h du matin.

Tympan de St-Etienne d'Auxerre

Hotel de Ville d'Auxerre

Julien, normand, me fait remarquer que la ville ressemble un peu à Rouen avec sa cathédrale, ses maisons à colombages et son gros’horloge.

Maisons à colombages à Auxerre

Je connais déjà bien les rives de l’Yonne et le début du canal du Nivernais puisque je suis déjà arrivé dans la capitale icaunaise à 2 reprises par là. Heureusement parce que le début du chemin de halage n’est pas indiqué et facile à rater, caché derrière une longue file d’automobilistes se rendant au marché du samedi matin.

Vue d'Auxerre depuis l'entrée du canal du Nivernais

Nous voila donc sur une autoroute à vélo. C’est lisse, c’est plat.

Canal du Nivernais

Pour rompre la monotonie et éviter de commencer la journée par 60km comme ça, j’ai prévu un itinéraire qui se sépare assez rapidement du canal, pour mieux le rejoindre là où il est vraiment joli.

Nous tournons donc en direction de Coulanges-la-Vineuse, village que j’ai choisi juste pour son nom, dégoulinant l’alcoolisme.

Coulanges la Vineuse

Le village n’est en réalité pas très intéressant et les vignes ne sont pas si nombreuses que ça. Mais les routes alentours sont superbes et désertes, avec des côtes qui nous font bien sentir l’approche de l’heure du repas.

Paysage près de Coulanges

Vignes près de Coulanges

Nous continuons après Val-de-Mercy par une belle route forestière le long de laquelle nous apercevons plusieurs chevreuils. Puis nous faisons une pause sur la terrasse de Mailly-le-Château, surplombant l’Yonne et le canal du Nivernais. La rivière a sculpté de belles petites falaises. Dans ce paysage verdoyant ça me rappelle un peu la Suisse Normande. Décidément l’Yonne a des airs de Normandie aujourd’hui.

Bas de Mailly-le-Château

Rochers de Mailly-le-Château

Les gougères manquent un peu de fromage à notre goût mais il y a force victuailles à côté de celles-ci pour repartir en pleine forme. L’équipe est galvanisée par la perspective de reprendre le canal du Nivernais dans ce que j’ai décrit comme sa plus belle portion. Je l’ai peut-être un peu survendue puisque je ne connais qu’une petite partie de ce canal.

Au pied du village, juste avant de traverser l’Yonne, un regard en arrière permet de se rendre compte que nous étions juste à côté du château, que nous n’avions pas vraiment remarqué puisqu’il ne ressemble qu’à une grosse maison vu du village. D’en bas il en jette un peu plus.

Château de Mailly-le-Château

L’Yonne passe ensuite quelques méandres sous de belles petites falaises. Le canal est parfois séparé de la rivière, parfois confondu avec elle.

Vallée de l'Yonne

Les rochers les plus célèbres, en tout cas parmi les grimpeurs, se trouvent à proximité du village du Saussois.

Piste cyclable le long des rochers du Saussois

Alors que mes 2 comparses continuent tête dans le guidon, je m’arrête avec un couple d’anglais pour regarder un funambule achever sa traversée entre 2 falaises. À un moment il chute et se retrouve un pied de chaque côté de la corde. Alors que l’anglais rassure sa femme en lui disant qu’il est attaché, elle lui rétorque que ça ne doit pas faire du bien quand-même !

Funambule entre 2 rochers du Saussois

Un peu plus en amont nous passons près du village de Châtel-Censoir qui domine la vallée sur un petit éperon rocheux.

Châtel-Censoir

Nous quittons les bords du canal un méandre plus loin. D’ailleurs l’itinéraire cyclable s’en sépare aussi un moment. Après une petite pause dans une sorte de guinguette, nous quittons définitivement la vallée pour attaquer LA montée de l’après-midi. Elle commence très doucement jusqu’à Druyes-les-Belles-Fontaines, un beau petit village médiéval dont la ville haute est encore partiellement ceinte de remparts et marquée à un bout par un imposant château fort.

 

Porte de Druyes les Belles Fontaines

Sous les remparts nous trouvons quelques prunes à cueillir. Il y a aussi une petite exposition sur un enfant du village, Jean Bertin, ingénieur à qui l’on a du le concurrent malheureux du TGV dont le rail est toujours visible dans la forêt d’Orléans.

Voila une petite photo des vélos, un Fahrrad Manufaktur, un Amsterdamer, un Surly, que du beau monde.

Vélos à Druyes

Le château fort de Druyes

La ville basse justifie mieux le nom du village, Druyes-les-Belles-Fontaines, car la rivière y est retenue en un plaisant bassin. Cette fois rien de normand dans les lieux que me rappelle cette eau bien bleue, mais plutôt d’autres sites bourguignons comme la source de la Douix à Châtillon-sur-Seine ou la Fosse Dionne à Tonnerre. Il y aurait de quoi faire un circuit des plus belles sources de la région.

La rivière de Druyes

Après le village, la montée devient plus soutenue dans une très belle forêt aux allures méridionales avec ses pins, ses bas-côtés fleuris et le bruit des insectes. Nous traversons le hameau d’Aubigny sans nous arrêter et, alors que la grimpette a repris de plus belle nous passons devant l’entrée d’une carrière souterraine qu’il serait sûrement intéressant de visiter une prochaine fois.

Nous arrivons enfin sur la crête des collines de la Forterre. Un lieu plutôt dénudé alors que nous étions en pleine forêt quelques kilomètres plus bas à peine.

Crête de la Forterre

Un dernier coup de collier et nous voila au point culminant de la Forterre, autour d’une petite table d’orientation dominant le village de Taingy, à 386m d’altitude (nous sommes partis d’Auxerre à 100m d’altitude et nous étions à 170m à Druyes). La vue s’étend relativement loin dans toutes les directions, mais il n’y a pas beaucoup de lieux reconnaissables pour se repérer, nous sommes vraiment au milieu de nulle-part.

Le village de Taingy

Après Taingy, nous redescendons un peu, mais le vent de face ne nous laisse pas atteindre des vitesses fulgurantes.

Nous passons la nuit quelques kilomètres plus loin au camping municipal de Saints-en-Puisaye. Une affichette sur le bâtiment des sanitaires détaille les tarifs battants toute concurrence et nous enjoint de laisser le règlement dans une enveloppe dans la boite aux lettres de la mairie. C’est une façon de procéder que je m’attendrais plus à trouver en Allemagne qu’ici.

Après une nuit réparatrice ou le plus difficile n’a pas été de récupérer des 90km de la journée mais de la polenta « à la Julien » du dîner, nous repartons en roue libre sous un ciel un peu gris. En roue libre ou presque parce que le démarrage de la journée est plutôt en descente le long de la vallée du Branlin. Nous traversons le Branlin par un gué à Mézilles.

Gué de Mézilles

Puis un peu plus loin le revoilà qui baigne le lavoir de Tannerre-en-Puisaye. La Puisaye est plutôt verdoyante par rapport à la Forterre. C’est amusant de voir que cette dernière est une micro-région qui se limite aux plus hautes collines et que les paysages peuvent ainsi changer radicalement en quelques kilomètres.

Lavoir de Tannerre-en-Puisaye

À Champignelles, sur les indications de petits vieux bavards, nous nous ravitaillons à la boulangerie et testons une deuxième fournée de gougères (meilleures, avec plus de fromage !).

Le terrain s’aplanit doucement, seule les vallées rompent un peu la monotonie du plateau. Nous traversons par un deuxième gué un affluent de l’Aveyron. Oui il y a un Aveyron dans le Loiret.

Gué de Fontainejean

Dans ce même hameau, Fontainejean, se trouve les ruines d’une abbaye cistercienne jadis puissante. À l’écart des routes touristiques et abandonnée depuis plus de 200 ans elle est bien méconnue.

Ruines de l'abbaye de Fontainejean

Un peu plus loin nous pique-niquons sur la colline de Château-Renard qui domine bien le centre de la petite ville.

Eglise de Château-Renard

Château-Renard

La plus belle maison de la vieille ville est celle occupée par l’office de tourisme. Nous profitons d’une petite terrasse sur cette placette.

Maison de Château-Renard

Pour éviter la grande route, nous zigzaguons vers Gy-les-Nonains puis Conflans-sur-Loing sur la rive gauche de l’Ouanne, un affluent important du Loing. À Conflans, sur une route qui ne mène nulle-part ou presque, il y a une borne qui indique quand même les distances de Lille et Marseille.

Borne kilométrique de Conflans-sur-Loing

À partir de là nous rejoignons le canal du Loing. Le week-end aura commencé par un canal et finit par un autre. Mais les bords du canal du Loing sont moins agréables que ceux du nivernais avec un chemin moins roulant. Ça nous permet de rallier le centre de Montargis à l’écart du trafic et avec de belles vues sur les petits canaux qui s’enfoncent dans la cité.

Un canal de Montargis

Nous attrapons un transilien à Montargis. Malgré la distance moindre de Paris, le train met plus de temps que celui d’Auxerre. Et comme tous les transiliens il n’y a bien sûr pas d’espace dédié aux vélos, mais les plates-formes sont suffisamment spacieuses pour qu’ils ne gênent pas trop le passage. Ce deuxième jour est un peu plus court que le premier avec 70km. Du coup nous prenons un train en milieu d’après-midi.

Et bien sûr voila le parcours du week-end.