La Rochelle – Granville

Au lendemain de notre courte étape pluvieuse entre Rochefort et La Rochelle, le soleil brillait de nouveau sans partage. Nous avons quitté l’auberge très tôt le matin pour traverser La Rochelle encore presque déserte.

Port de plaisance de La Rochelle

Tour de la Lanterne à La Rochelle

Vieux port de La Rochelle

Porte de la Rochelle

Nous sommes sortis de la ville sans trop de difficulté. Il y avait même quelques aménagements cyclables qui ont finis par nous rabattre vers un bel itinéraire côtier le long de l’anse de l’Aiguillon. la piste était au dessus d’une petite falaise surplombant les parcs ostréicoles et bordée de maisons de pêcheurs.

Parc ostréicole

Au bout de la falaise, le fond de l’anse signalait le début du marais Poitevin. A partir de là, nous avons quitté le bord de mer pour ne le rejoindre que quelques jours plus tard dans la baie du Mont St-Michel.

Anse de l'Aiguillon

Une zone bien plate avec une très grande ligne droite le long d’un canal a démarré et cette traversée du marais Poitevin n’a pas été le plus beau passage de la journée. Nous étions au contraire content de retrouver un peu de bocage et de relief en abordant la Vendée.

Panneau indicateur en Vendée

L’étape ne nous a pas fait passé par des sites exceptionnels ce jour là. Nous avons fait halte à Vendrennes près d’une route un peu bruyante et comme les températures avaient fraîchi, nous avons mangé dans la seule pizzeria du village. Au matin, nous avons eu du givre sur la tente pour la seule fois du voyage. Ce gel qui a abîmé les vignobles a fait la une de Ouest-France.

Nous sommes passés par Clisson en fin de matinée, une des plus jolies petite ville sur notre route, toute en ruelles tortueuses et escaliers et dominée par une belle forteresse au dessus de la Sèvre Nantaise… et accessoirement la ville du Hellfest. Une aspirante cyclo-voyageuse nous a invité chez-elle pour un café dans son appartement superbement situé au bord de la rivière.

Forteresse de Clisson

Pont de Clisson

Dans l’après-midi nous avons essayé d’éviter les nuages mais avons finalement écopé d’une averse de grêle très passagère peu avant de rejoindre la vallée de la Loire.

Ancenis

Nous avons campé dans le même camping que l’an dernier sur la Loire à vélo. Il n’y avait pas d’autres cyclistes malgré l’espace bien aménagé pour nous avec tables abritées, micro-onde…

Le lendemain nous sommes partis en direction de la Bretagne sous un ciel un peu chargé mais qui finalement ne nous donnera pas de pluie de la journée. Nous avons fait étape dans un petit restaurant à Châteaubriant.

Châteaubriant

Ruelle à Châteaubriant

Le relief était un peu plus prononcé que les jours précédents, surtout par rapport à la première moitié du voyage, mais ce n’était pas désagréable. À l’entrée de la Bretagne, nous avons longé l’étang de Marcillé-Robert.

Etang de Marcillé-Robert

Porche de l'Eglise de Bais

Au terme de cette grosse étape, nous avons rejoint la petite ville de Vitré, une des plus jolies villes du parcours. Nous n’avons visité son centre que le matin sous un beau soleil. Alors que se tenait le marché sur une petite place, le reste de la cité médiévale était encore désert.

Rue Beaudrairie à Vitré

Vélos à Vitré

Outre les ruelles pavées et les maisons à pans de bois, Vitré est dominée par un beau château et ceinte de remparts, le tout formant un des ensembles de monuments historiques les plus dense de France.

Château de Vitré

Remparts de Vitré

Nous avons ensuite continué plein nord en direction de Fougère que nous avons atteint rapidement. A nouveau c’était une jolie ville médiévale avec ses ruelles, ses remparts et son château fort… à seulement une trentaine de kilomètres de Vitré. Je suis heureux d’être repassé dans cette jolie ville que je n’avais vu que de nuit en 2011 sur un itinéraire de Chartres au Mont St-Michel.

Jardin de ville à Fougères

Château de Fougère

Fougères

Fougères

La sortie de la ville était une voie verte en stabilisé sur une ancienne voie ferrée. Nous ne l’avons pas longé très longtemps mais sans regret car le vent nous a ensuite bien poussé sur des départementales peu fréquentées ou des routes minuscules.

Peu après Ducey nous avons enfin aperçu le Mont St-Michel qui ne nous a plus quitté jusqu’à la fin de la journée.

Mont St-Michel

Nous sommes passés par la ville d’Avranches que nous avons trouvé fort déplaisante à vélo, engluée dans un important trafic de samedi après-midi et nettement moins attachante que Vitré et Fougères traversées plus tôt.

Puis nous avons fait un détour par une ferme pour acheter des caramels et par la pointe du Grouin du Sud pour admirer le Mont de plus près.

Mont St-Michel vers St-Léonard

Mont St-Michel de la pointe du Grouin du Sud

Et enfin depuis le village de Genêts où nous avons campé.

Mont St-Michel de Genêts

Le soir, nous sommes retournés dans les prés salés pour regarder le coucher de soleil sur le Mont. Décidément, on ne s’en lassait pas, et les moutons non plus.

Mont St-Michel de Genêts

Mont St-Michel de Genêts

La météo annonçait ensuite d’impressionnant cumuls de précipitations pour les 140 derniers kilomètres qu’il nous restait à parcourir jusqu’à Cherbourg. Du coup nous avons écourté notre randonnée d’une journée et le lendemain nous nous sommes arrêté tôt le matin à Granville pour prendre un train de retour vers Paris, la pluie sur nos talons.

Au total ce voyage nous aura fait parcourir un peu plus de 900km très variés en 11 jours. Avec des étapes autour de 100km sauf la première (Hendaye-Biarritz), la dernière (Genêts-Granville) et l’étape pluvieuse entre Rochefort et La Rochelle qui en faisaient moins de 40.

Carte Hendaye - Granville

Tour de Bretagne à vélo

Dans la foulée de notre descente de la Loire, nous avons continué à 2 pour un tour de Bretagne.

La première étape a consisté en une longue diagonale jusqu’à St-Brieuc. Pour la première fois, il y avait du givre le matin. Nous sommes passés le long de grandes forêts comme le domaine de la Grée de Callac et Brocéliande.

Château de la Grée de Callac

Fresque de Brocéliande

En milieu d’après-midi, nous avons gravi la colline de Bel-Air. Les panneaux indiquaient « site panoramique », mais malgré ses 339m d’altitude, le panorama n’était pas grandiose. Le sommet est juste couronné par une chapelle trapue.

Site panoramique de Bel-Air

Dans la descente, nous sommes tombé sur le joli village médiéval de Moncontour, quasiment désert pour un dimanche après-midi.

Moncontour

Le soir, après plus de 110km, nous avons atteint St-Brieuc. Le camping était très facile à trouver, mais le centre-ville, pas vraiment, on le traverserait presque sans le voir. On a du demander notre route.

St-Brieuc

Nous avons diné dans une crêperie excellente et ridiculement peu chère et où nous avons été les seuls clients.

Le lendemain, il faisait toujours aussi froid et aussi beau. Nous avons franchi un premier vallon dès la sortie de la ville, puis sommes redescendus jusqu’à la côte à Binic.

Plage de Binic

Binic

Mais ensuite nous sommes rentré dans les terres pour éviter les zig-zags et les dénivelés superflus qu’un itinéraire plus proche de la côte nous aurait contraint à suivre. Du coup, nous avons pique-niqué en milieu de journée à Pontrieux, traversé par une rivière bordée de nombreux lavoirs.

Lavoirs de Pontrieux

La plus belle cité de l’après-midi était Tréguier. Une très jolie ville médiévale et un peu plus animée que les villes et villages que nous avions traversé jusqu’alors.

Tréguier

Tréguier

Plus au nord, nous avons fini par atteindre la Côte de Granit Rose, à Port-Blanc.

Port-Blanc

Port-Blanc

Puis nous sommes revenus vers Lannion, notre ville-étape du jour.

Lannion

Le camping avait une panne de chaudière, donc pas d’eau chaude. Il a fallut se contenter d’une toilette de chat. Heureusement, le soleil diminuait la sensation de fraicheur. Mais au matin, la toile de tente était toute gelée, tout comme l’eau du bidon, le cuissard qui séchait sur le vélo et même le gaz qui refusait de sortir de la bouteille pour chauffer le café.

Givre à Lannion

La température est vite remontée, surtout avec le raidillon qui nous a fait sortir de la ville. Nous avons d’abord sillonné les petites routes entre quelques très beaux villages de granit comme Ploumilliau, Plouzélambre et Plufur.

Chapelle St-Cado à Ploumilliau

Vierge de Ploumilliau

Fontaine à Plouzélambre

Plouzélambre

Gargouilles de Plufur

Pour rejoindre Morlaix, nous avons utilisé l’ancienne nationale, et poussés par un fort vent d’Est, nous avons bien rattrapé le temps passé à flâner dans les villages.

Morlaix est une jolie petite ville surmontée par un haut viaduc. Mais pendant que nous y pique-niquions, aucun train n’y est passé, malgré l’importance de la ligne.

Et nous avons aussi vraiment remarqué que les bretons ne disent pas bonjour ou ne souhaitent pas bon appétit aux voyageurs, chose qui était tout à fait normale le long de la Loire ou même presque partout ailleurs. Ce n’est peut-être pas pour rien que le seul mot que tout le monde connait du breton est Kenavo pour « au revoir » et pas le mot pour bonjour : Demat.

Morlaix

Nous avons croisé un sympathique couple en tandem+remorque parti  de Mayenne pour un tour d’Europe. C’était le 19 avril, ils sont maintenant en Irlande et une page facebook permet de suivre leur périple.

Dans une étroite vallée boisée, nous sommes montés à l’assaut des Monts d’Arrée. C’était l’occasion de gravir quelques cols.

Col de Trédudon

Nous avons même coupé par un petit sentier pour rejoindre le col de Trévézel.

Passage VTT entre Trédudon et Trévézel

Roc'h Trévézel

Nous avons ensuite emprunté une grande route, car le choix était assez limité sur ces hauteurs désolées, pour contourner le réservoir St-Michel, au bord duquel se dresse l’ancienne centrale nucléaire de Brennilis à l’histoire compliquée.

Réservoir St-Michel

Nous avons finalement gravi la montagne St-Michel, 380m, au sommet duquel se trouve une petite chapelle et soufflait un vent soutenu. Il était possible de monter jusqu’au sommet à vélo.

Montagne St-Michel

Nous nous sommes finalement arrêté à Brasparts dans un petit camping à la ferme. Le terrain n’était pas encore tondu et le chauffe-eau tout juste redémarré pour un biologiste allemand qui s’était arrêté avant nous. Mais une panne d’électricité nous a finalement privé d’eau chaude pour une deuxième soirée consécutive.

Le lendemain, nous avons terminé rapidement notre redescente des Monts d’Arrée avec une petite halte aux ruines de l’église de Vieux Quimerc’h.

Ruines de Vieux Quimerc'h

Vieux Quimerc'h

Après un belvédère sur l’Aulne maritime et le Menez Hom, j’ai subi la seule crevaison du voyage. Mais avec une petite bombe pour regonfler, nous n’avons pas perdu trop de temps.

L'Aulne et le Menez Hom

Nous avons traversé l’Aulne au très élégant pont de Térénez.

Pont de Térénez

Le pont marque l’entrée sur la presqu’ile de Crozon. Mais nous n’avons qu’effleuré la presqu’ile car c’est la montagne qui en garde l’entrée qui nous intéressait : le Menez Hom et ses 330m qu’il a fallu monter face au vent.

Au sommet du Menez Hom

Du sommet nous avons filé vers un supermarché pour le pique-nique et trouver un nouveau fromage et une nouvelle conserve de poisson que nous avons dégusté sur la place centrale du joli village de Locronan.

Locronan

Puis, repartis vers l’Ouest, le vent nous est redevenu favorable et nous a poussé vers Douarnenez et le Cap Sizun.

Connaissant la ville de ma randonnée en 2013 autour de la presqu’ile de Crozon, j’ai choisi la plus belle entrée possible face au port de Rosmeur.

Port Rosmeur à Douarnenez

Port de Rhu à Douarnenez

Après encore une trentaine de kilomètres à pleine vitesse, nous avons posé notre tente au camping de la baie (des Trépassés). Avant de faire un dernier détour par la pointe du Van et la baie elle-même.

Moulins de la Pointe du Van

Chapelle de la pointe du Van

Baie des Trépassés

Le lendemain, dès le départ, nous sommes allés tout au bout de la pointe du Raz. Il y avait peu de vent et absolument personne.

Sémaphore de la pointe du Raz

Impossible d’aller plus loin, il a fallu revenir vers l’Est.

Pointe du Raz

Nous avons ensuite entrepris de longer consciencieusement la baie d’Audierne, en commençant par la ville éponyme.

Audierne

Pors Poulhan

Nous nous sommes vite rendu compte de l’existence d’un réel balisage cyclable et il n’a pas été compliqué d’aller de petits ports en calvaires et de ruines en plages.

Ruines de Languidou

Notre-Dame de Tronoën

Il n’y avait pas un poil de vent pour lever la houle pour les surfeurs de la pointe de la Torche.

Pointe de la Torche

Autour de St-Guénolé et Penmarc’h, l’itinéraire suivait des détours tarabiscotés mais nous avons finalement rejoins le phare d’Eckmühl dont le nom nous plaisait pas mal.

Phare d'Eckmühl

Phare d'Eckmühl

Ensuite, nous sommes revenu par la grande route, heureusement bordée d’une bande cyclable, vers Pont-l’Abbé. La ville, pas du tout mise en valeur et gros nœud routier n’était pas du tout agréable. Par contre une jolie voie verte, pas du tout indiquée en sortie de Pont-l’Abbé, a rendu la fin de l’itinéraire plus agréable et nous avons rejoins Quimper.

Quimper

Nous avons diné dans une excellente crêperie de la place au Beurre avant de dormir au petit camping municipal.

Le jour suivant, nous avons entamé un retour vers l’Est au plus direct. Du coup nous n’avons pas du tout longé la côte sud de la Bretagne mais passé quand même quelques villes et villages intéressants de l’intérieur comme Quimperlé et Hennebont.

Petite chapelle St-Mathieu

Quimperlé

Pont à Quimperlé

Pont-Scorff

Porte de l'enceinte médiévale d'Hennebont

La journée a été longue, à nouveau 110km, avant de faire étape à Camors. La dernière étape a été ensuite bien plus courte et passait par les landes de Lanvaux, le château de Trédion et la petite ville de Malestroit.

Château de Trédion

Malestroit

Malestroit

Malgré le ciel plus couvert que les jours précédents, nous sommes passés entre les gouttes. En une semaine en Bretagne, nous n’avons enfilé les vêtements de pluie que 10 minutes le premier jour.

Le dernier jour des vacances, j’ai rejoins seul la gare de Rennes depuis La Chapelle-Gaceline pour reprendre un TGV pour Paris. J’ai essayé de passer au plus près de la Vilaine mais en restant sur les petites routes goudronnées, du coup ça m’a rajouté des kilomètres et du relief.

Vallée de la Vilaine

Je suis arrivé à Rennes en fin de matinée pour trouver un centre-ville quasiment désert.

Rennes

Rennes

Voici le tracé des étapes de cette deuxième et dernière partie du voyage :

9. La Chapelle Gaceline – Saint-Brieuc : http://www.openrunner.com/index.php?id=5994030
10. Saint-Brieuc – Lannion : http://www.openrunner.com/index.php?id=5994150
12. Brasparts – Cleden-Cap-Sizun : http://www.openrunner.com/index.php?id=5994336
13. Cleden-Cap-Sizun – Quimper : http://www.openrunner.com/index.php?id=5994426
15. Camors – La Chapelle Gaceline : http://www.openrunner.com/index.php?id=5994537

16. La Chapelle Gaceline – Rennes : http://www.openrunner.com/index.php?id=5994584

Loire à vélo d’Orléans jusqu’en Bretagne

Papa et maman, enfin surtout cette dernière, voulaient descendre la Loire à vélo. Ça faisait 5 ans et demi, depuis notre tour de Suisse en 2010 que nous n’avions pas pédalé ensemble. Mais cette année, on a pu s’organiser et nous sommes partis début Avril d’Orléans.

Orléans

N’ayant démarré qu’à 14h, la première étape a été très courte, guère plus de 30km jusqu’à Beaugency. Nous avons commencé rive gauche et traversé à Meung-sur-Loire pour continuer rive droite.

Kayaks au pont de Meung-sur-Loire

Château de Meung-sur-Loire

La pluie s’est mise à tomber juste avant l’arrivée, mais ça n’a duré qu’une grosse heure. Nous avons diné dans une brasserie de la ville et profité toute la nuit du raffut d’une grande colonie de mouettes. Le matin nous nous sommes réveillés sous un franc soleil et les mouettes étaient toujours là, au pied du pont de Beaugency.

Beaugency

Mouettes à Beaugency

Un château un peu moins renaissance que les autres a d’abord dominé le paysage : la centrale de St-Laurent-les-Eaux.

Centrale de St-Laurent

Nous avons retraversé la Loire entre Mer et Muides. J’ai une photo du même endroit prise en juin 2012 où l’eau était bien plus bleue.

Loire entre Mer et Muides

Nous sommes ensuite arrivés dans le parc de Chambord, où après une longue ligne droite de 6km, nous avons débouché sur le château.

Vélos devant Chambord

Le balisage était très facile à suivre ensuite jusqu’à Blois où nous avons déjeuné. La Loire y était vraiment très haute et débordait presque sur la piste cyclable.

La Loire à Blois

Un peu plus loin, l’itinéraire est monté dans les coteaux. Peu après Chambord nous avions déjà vu nos premiers vignobles. Après avoir franchi le Beuvron, premier affluent visible de la Loire depuis le Loiret, nous avons vite atteint le pied du château de Chaumont-sur-Loire.

Chaumont-sur-Loire

Puis après un nouveau passage sur les coteaux, nous sommes arrivés à Amboise par le haut, avec une belle vue sur la ville.

Clos Lucé à Amboise

Le camping de l’ile était un peu moins vide que celui de Beaugency, mais nous étions toujours les seuls cyclocampeurs. Après avoir déposé nos affaires nous sommes retourné manger en ville. Nous n’avons pas hésité à manger au restaurant quasiment tous les soirs. Les soirées un peu fraiches n’incitaient pas vraiment à rester dehors.

Porte d'Amboise

Château d'Amboise

Chapelle du château d'Amboise

Le lendemain, nous sommes repartis dans la grisaille en direction de Tours. L’itinéraire faisait de beaux détours dans les vignobles et de premières habitations troglodytes ont fait leur apparition. Détours finalement bienvenus pour éviter la monotonie d’un chemin sur digue comme à beaucoup d’autres endroits le long de la Loire.

Mur de théières à Lussault

Peu avant Tours, il s’est mis à pleuvoir et nous n’avons pas vraiment profité de la ville. Le centre historique m’a semblé minuscule au milieu d’une ville relativement longue à traverser.

Maisons de Tours

L’itinéraire s’est éloigné de la Loire pour longer un moment le Cher et nous faire arriver au joli village de Savonnières. La pluie s’est progressivement arrêté.

Savonnières au bord du Cher

Nous avons pique-niqué là et Phlau, en vacances à Saumur et venant de terminer un Lille->Saumur (600km) en 3 jours, nous y a rejoint et nous a accompagné tout l’après-midi.

Nous sommes d’abord passé par Villandry, où les célèbres jardins restent bien dérobés aux regards derrière de hauts murs et haies.

Villandry

Ça ne nous a pas empêché de faire déjà une nouvelle pause dans un café avant de repartir bien aidés par le vent sur la digue qui longe la Loire rive gauche. À Bréhémont, les embarcations de pêche à fond plat étaient nombreuses.

Bâteau à Bréhémont

Plus loin nous avons boudé le château de Rigny-Ussé.

Château de Rigny-Ussé

La journée s’est terminé par quelques petites côtes pour rejoindre la vallée de la Vienne à Chinon où Phlau nous a laissé pour regagner Saumur. Ce fût notre plus longue étape avec 91km et le restaurant du soir le meilleur du voyage.

Chinon

Vignes à Chinon

Le lendemain, nous avons terminé notre petit détour par Chinon pour rejoindre l’itinéraire principal de la Loire à vélo au confluent de la Vienne et de la Loire à Candes-St-Martin.

Candes-St-Martin

Pour nous rendre à Saumur, nous avons préféré la variante « par les coteaux ». De Montsoreau, on voyait toutes les composantes de la vallée : la Loire bien sûr, un château, des vignes et la centrale nucléaire de Chinon.

Loire à Montsoreau

Après quelques montées et descentes dans les vignes, nous avons atteint Saumur.

Château de Saumur

Nous sommes ensuite resté bien le long de la rivière toute l’après-midi, passant par de très jolis villages comme Trèves et Cunault.

Tour ruinée à Trèves

Eglise de Cunault

Nous avons campé dans la banlieue d’Angers, aux Ponts-de-Cé. La sacoche de guidon de papa a cassé sur le chemin du supermarché. Comme quoi, même du bon matériel allemand…

Du coup le lendemain nous avons profité de notre passage à Angers pour trouver un vélociste et réparer.

Angers

Angers

Là encore, ce n’est pas la Loire qui coule à côté de nous, mais un de ses affluents, la Maine, nous offrant un beau couloir de verdure jusqu’à Bouchemaine.

Château d'Angers

La Maine

Voie verte le long de la Maine

Toute la matinée nous avons doublé et été redoublé par une dame faisant une reconnaissance pour ses élèves. Elle a finalement pique-niqué avec nous à Montjean-sur-Loire.

Montjean-sur-Loire

La vallée est devenue plus plate et monotone. Une bonne partie de l’après-midi nous avons roulé sur une route de digue avec un peu de circulation automobile.

Pont d'Ingrandes

Le dernier gros bourg de la journée était St-Florent-le-Vieil. À l’entrée, l’itinéraire était en partie inondée (déjà à Angers nous avions dû contourner un passage sous un pont impraticable).

Cale à St-Florent-le-Vieil

La ville était tout à coup étonnamment pentue et dominée par une ancienne abbaye.

St-Florent-le-Vieil

Le soir, nous avons fait étape à Ancenis, après avoir traversé son historique pont suspendu pas du tout aménagé pour les vélos et à fort trafic.

Ancenis

C’est là que nous avons vu notre premier camping avec un vrai espace aménagé pour les cyclistes, c’est-à-dire avec des barrières pour appuyer les vélos et une grande tente pour manger à l’abri (avec frigo, micro-ondes, des fils pour le linge…). Mais ce soir là c’était encore restaurant car des amis nous ont rejoint pour la soirée.

Le lendemain, nous avons roulé vers Nantes et rattrapé la pluie peu avant d’entrer en ville. Ça a été la pire journée du voyage question météo avec 3h de grosse pluie en plein milieu de journée, nous obligeant à nous réfugier encore dans un bon restaurant à midi (c’est pas de chance hein !)

Château de Nantes

Nantes

Nous avons campé dans un très sympathique camping municipal à une trentaine de kilomètres en aval, au Migron, avec comme à Ancenis une vraie halte pour cyclos aménagée. Personne à l’accueil et juste une boite au lettre pour payer. Le soleil a enfin percé en toute fin d’après-midi.

Pour notre dernier jour le long de la Loire, un fort vent d’ouest s’est levé sur l’estuaire, chassant les nuages mais entravant un peu notre progression. L’itinéraire se trouve rive gauche car la rive droite est très occupée par les zones industrielles, notamment Donges.

Dans l'estuaire de la Loire

Zone industrielle de Donges

Du coup, pour partir vers la Bretagne ensuite, une grosse épreuve nous attendait, la traversée du pont de St-Nazaire. En tout cas, il en imposait derrière les cabanes de pêcheurs.

Pont de St-Nazaire

Pont de St-Nazaire

Mais d’abord, nous sommes allés au bout de St-Brevin-les-Pins pour vraiment voir l’océan Atlantique… et une étrange sculpture en forme de squelette de baleine.

Squelette de St-Brevin-les-Pins

Puis nous avons traversé le pont de St-Nazaire, 4km de long (le plus long de France), un point culminant à 60m au dessus de la Loire, un fort vent latéral et une bande cyclable symbolique à côté de ce qui ressemble à une autoroute mais heureusement avec un trafic de poids lourds relativement faible et une vitesse limitée à 70km/h.

Après ça, le vent a été notre allié tout l’après-midi à travers les marais de la grande Brière. Nous avons fait quelques détours parmi les « iles ».

Grande Brière

Et nous sommes arrivés assez tôt à la Roche-Bernard, première étape bretonne du voyage. La ville est une jolie cité de caractère, accrochée sur son rocher et dominée par un beau pont suspendu.

Pont de La Roche-Bernard

Le centre est plein d’ateliers d’artistes.

Petits personnages de la Roche-Bernard

Le lendemain, j’ai fait un petit détour par le pont pour avoir une vue sur la Vilaine.

La Vilaine à la Roche-Bernard

Ensuite, nous avons commencé à rencontrer très fréquemment des panneaux routiers typiquement bretons qui indiquent un enchevêtrement de routes et de lieux-dits.

Panneau routier breton

Nous avons ensuite longé le canal de Nantes à Brest une bonne partie de la journée en traversant notamment la jolie ville de Redon.

Redon

Puis nous nous en sommes éloigné pour passer à la Gacilly et rejoindre notre gîte pour l’étape à La Chapelle-Gaceline.

La Gacilly

C’est là que s’est achevé cette première semaine de voyage. Maman s’est arrêté à La Chapelle-Gaceline mais dès le lendemain j’ai continué avec papa pour rien de moins qu’un petit tour de Bretagne.

Voici le tracé des différentes étapes :

4. Chinon – Les Ponts-de-Cé : http://www.openrunner.com/index.php?id=5993681
5. Les Ponts-de-Cé – Ancenis : http://www.openrunner.com/index.php?id=5993736
7. Frossay – La Roche-Bernard : http://www.openrunner.com/index.php?id=5993845
8. La Roche-Bernard – la Chapelle Gaceline : http://www.openrunner.com/index.php?id=5993886