Entre lacs de la forêt d’Orient et du Der

Pour l’un des premiers weekend printanier de 2019, nous avons mis le cap sur les grands lacs de Champagne. Des itinéraires cyclables longent en partie ces lacs et les canaux qui les alimentent.

Nous sommes partis de Troyes, à 1h30 en train de Paris-Est. Je suis déjà passé plusieurs fois dans cette jolie ville célèbre pour ses maisons à pan de bois. Mais j’y trouve toujours le balisage vélo lacunaire pour en sortir en direction des lacs de la forêt d’Orient.

Troyes

La route devient évidente seulement quand on se met à longer le canal déversoir du lac d’Orient. D’ailleurs on rejoint très vite ce premier lac que la véloroute se met à contourner, en partie en forêt quand il s’agit de couper les presqu’îles, en partie sur les digues.

Lac d'Orient

Piste le long du lac d'Orient

Ce lac, comme les autres de l’itinéraire, est complètement artificiel. Tous ces lacs régulent le débit de la Seine (lac d’Orient), de l’Aube (lac du Temple et d’Amance) et de la Marne (lac du Der) et ont été construits entre les années 1950 et 1990. Ils sont maintenant bien intégrés dans le paysage et sont même devenu des réserves de faune, notamment pour les oiseaux migrateurs.

En l’occurrence, le début du printemps ne nous a pas semblé très propice à observer les oiseaux. Hormis quelques foulques, cygnes et grèbes huppés, la faune n’était pas particulièrement nombreuse.

Lac du Temple

Le lac du Temple, plus récent que celui d’Orient, présente une digue beaucoup plus spectaculaire. Elle barre le lac dans le sens de la longueur et nous la longeons donc sur quelques kilomètres.

Lac du Temple

Avant d’atteindre le lac d’Amance, nous bifurquons pour un premier détour architectural vers le village de Mathaux. La région compte une douzaine d’églises à pans de bois assez uniques et nous nous sommes faits un devoir d’en visiter quelques-unes pendant le weekend. Par chance elles étaient toutes ouvertes.

Eglise à pans de bois de Mathaux

Nous avons aussi fait une halte à l’écomusée foisonnant de Brienne-la-Vieille. Il débordait de matériel agricole surtout du début XXe et comptait quelques reconstitution assez kitsch d’anciens commerces.

En fin de journée nous sommes passés par la Ville-aux-Bois, village minuscule dont le centre ne compte guère plus qu’une église et un lavoir.

Le village se trouve à proximité immédiate d’un très grand centre de stockage de déchets nucléaires de l’Andra.

Borne site nucléaire

Et quelques centaines de mètres plus loin, une autre stèle marque pour sa part le lieu du crash d’un avion pendant la seconde guerre mondiale. Quelques flèches dans le sous-bois mènent jusqu’au lieu du crash ou le cratère est encore bien visible, ainsi qu’un arbre étêté par l’avion.

Stèle du crash du Halifax à la Ville-aux-Bois

Nous avons fait étape dans le village suivant (Louze, choisi pour son nom) en chambre d’hôte. Il y avait aussi un petit restaurant, ce qui nous a permis de voyager léger, sans affaires de camping, ni beaucoup de nourriture.

Le lendemain, nous sommes repartis en quête d’églises à pans de bois dans le Dervois, ou pays du Der.

Village du Dervois

L’étang de la Horre était complètement vidé de son eau et laissait une immense vasière à découvert.

Etang de la Horre

Nous sommes passés par les églises de Lentilles, Bailly-le-Franc, Outines puis Chatillon-sur-Broué. Les maisons aussi sont souvent à pans de bois dans les villages, ce qui leur donne un certain charme.

Après ce chapelet de villages, nous avons fini par rejoindre la digue du lac du Der et avons commencé à en faire le tour par le nord-ouest. Ce lac est encore plus connu des ornithologues que les précédents. A l’automne, la migration des grues attire les foules et la ville toute proche de Montier-en-Der accueille un festival de photographie animalière réputé.

Lac du Der

Ambrières

Il ne nous est plus resté qu’à longer le canal d’alimentation du lac pour remonter jusqu’à la vallée de la Marne et la ville de St-Dizier. La ville a des allures plutôt industrielle. C’était le siège des glaces Miko qui ont laissé un bâtiment emblématique dans le centre-ville.

Saint-Dizier

Saint-Dizier

De là nous avons repris le train vers Paris, 2h15 de trajet en TER.

Le parcours est ici : https://www.bikemap.net/en/r/4833994/

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Lacs jurassiens

Pour un petit weekend en famille dans le Jura, nous avons jeté notre dévolu sur Clairvaux-les-Lacs. Le village ne m’était pas inconnu pour y être passé à peine un an auparavant. Mais Clairvaux n’est pas très bien desservie en transports. Les bus y sont rarissimes hors transports scolaires et les gares les plus proches sont à une bonne vingtaine de kilomètres. Du coup la solution évidente pour moi a été de compléter le trajet en train par un peu de vélo.

J’ai débarqué à Bourg-en-Bresse pour une courte correspondance avant de grimper dans un TER Lyon-Besançon plein à craquer. Heureusement que le trajet jusqu’à Lons-le-Saunier n’était pas très long mais s’extirper de là a été difficile.

Lons m’a donné l’impression d’une toute petite ville. Tout y était à 2 minutes, notamment la place centrale depuis la gare.

Lons-le-Saunier

Tour horloge de Lons-le-Saunier

J’aime bien les rues bordées d’arcades même si celle-ci est gâchée par le stationnement automobile.

Arcades à Lons-le-Saunier

La seule portion désagréable à la sortie de Lons a été le franchissement des 2 ronds points de part et d’autre de la voie ferrée en direction de Perrigny. Les voitures y étaient pare-choc contre pare-choc. Mais après celà il n’y avait plus personne dans Perrigny et son petit raidillon pour rejoindre la voie verte du PLM.

Pas de forte pente et une belle rampe en balcon avec de longs tunnels rafraîchissants, une belle découverte.

Vue sur Vatagna depuis la voie PLM

Tunnel de la voie PLM

Lons depuis la reculée

Ainsi j’ai fini par déboucher au dessus de la reculée du creux de Revigny. L’arrivée de la voie verte en interdit de fait l’accès aux vélos spéciaux ou au remorques, il y a un escalier à côté duquel on peut pousser les vélos mais c’est raide.

J’ai rejoins mon père et mon frère au village de Verges et nous avons continué notre route jusqu’à Clairvaux ensemble.

Les jours suivants, nous avons fait de la randonnée et des petites balades à vélo dans les environs : aux 4 lacs, aux cascades du Hérisson…

Lacs d'Ilay et du grand Maclu

Lac de Narlay

La foule était nombreuse à chercher la fraîcheur le long du Hérisson.

Cascades du Hérisson

Cascades du Hérisson

Cascades du Hérisson

Cascades du Hérisson

Nous nous sommes baigné à maintes reprises dans le grand lac de Clairvaux dont la température montait de jour en jour.

Clairvaux les Lacs

Lac de Vouglans

Saut de la Saisse

Les lacs de Clairvaux

Pour le retour, je devais prendre un train à St-Laurent-en-Grandvaux, puis une correspondance à Besançon. Mais vu la météo idyllique, j’ai préféré descendre jusqu’à Besançon à vélo, soit un peu plus de 120km. Mais vu l’horaire tardif du TGV j’avais largement le temps. Et mon père m’a accompagné sur plus de la moitié de la journée.

En direction de Champagnole nous sommes passés par plusieurs belvédères sur les lacs de Chambly puis de Chalain.

Lac de Chambly

Lac de Chalain

Nous n’avons pas vraiment profité de Champagnole, parce que dans ce sens là, la traversée de la ville évite le centre (joie des plans de circulation en sens unique sans double-sens cyclable). Puis le plateau vers Andelot-en-Montagne n’était pas tout à fait plat. Nous avons mangé dans un bel espace vert à Chapois puis nous nous sommes séparé à Crouzet-Migette peu après avoir traversé le pont du diable.

Le pont du diable

De là je suis descendu à Nans-sous-Sainte-Anne, 250m de dénivelée d’un coup.

Nans-sous-Sainte-Anne

Pour tout remonter directement par 5 beaux lacets sur un véritable billard en direction de Saraz et Alaise car il n’y a pas de route qui longe le Lison par la vallée, il faut sans cesse remonter sur le plateau, puis redescendre traverser la rivière.

Gorges du Lison entre Saraz et Alaise

Lizine

Châtillon-sur-Lison

J’ai longé un peu la Loue après son confluent avec le Lison avant de remonter une dernière fois sur le plateau avant Besançon.

La Loue vers Châtillon

Pour la première fois, j’ai débouché sur Besançon par la petite route de la Chapelle des Buis qui offre un très beau point de vue sur la ville. Et je me suis fait plaisir en repassant le tunnel-canal sous la citadelle.

Besançon depuis la Chapelle-des-Buis

J’ai eu un peu de temps pour flâner en ville avant mon train autour de la place du marché et du quartier Battant.

Le pont battant à Besançon

Tous les parcours à vélo du séjour : http://www.openrunner.com/index.php?id=7477433

 

Poitiers – Nogent-le-Rotrou

Pour le week-end de Pâques, j’ai rejoins Adèle et Julien à Poitiers pour remonter vers le Nord à travers la Touraine et le Perche. Je les ai retrouvés sur la place du marché aux pieds de Notre-Dame la Grande.

Notre-Dame la Grande à Poitiers

Nous avons commencé par longer le Clain, la rivière qui traverse Poitiers et part ensuite se jeter dans la Vienne. Assez rapidement mon câble de dérailleur arrière a cassé, heureusement nous étions samedi et j’ai pu passer chez un vélociste de Châtellerault 30km plus loin.

Au début nous avons pris l’ex-nationale qui part en direction du Futuroscope mais nous avons fini par rejoindre l’autre rive, plus cyclamicale et qui passe par le château de Dissay.

Château de Dissay

Nous n’avons pas trouvé Châtellerault particulièrement attrayante ou mise en valeur mais nous y avons quand même pique-niqué en attendant l’ouverture du vélociste. Et une fois la réparation achevée nous nous sommes empressés d’en ressortir pour les collines boisées qui nous séparaient de la vallée de la Creuse.

Nous avons traversé la Creuse à la Guerche et son austère château.

Château de la Guerche

Après une dernière bosse nous avons rejoins notre étape, un tout petit camping municipal au Grand Pressigny. L’entrée dans la ville laissait voir des vitrines désertes et un triste hôtel fermé mais ce n’était heureusement pas le cas dans le centre du bourg.

Hôtel de l'Espérance à l'entrée du Grand Pressigny

Le Grand Pressigny

Nous sommes allés faire un tour au château et musée de la préhistoire qui domine la vallée pour y rencontrer de surprenantes sculptures.

Bison au Grand Pressigny

Donjon du Grand Pressigny

Vue du Grand Pressigny depuis la terrasse du château

Le lendemain matin, nous sommes repartis sous un ciel bien plus agréable mais une atmosphère très fraîche. Un des premiers villages que nous avons traversé est le Châtelier qui a conservé un beau château encore entouré de douves.

Le Châtelier

Le Châtelier

Un peu plus au nord, un panneau a attiré mon attention sur le bord de la route : nous franchissions l’ancienne ligne de démarcation entre la France libre et la France occupée.

Ligne de démarcation près de Ligueil

Plus tard nous sommes passés à Loches, très belle citée royale que j’avais déjà traversé en 2014 quand j’avais relié Bordeaux et Paris.

Logis royal de Loches

Collégiale St-Ours de Loches

Après avoir pique-niqué à Beaulieu-les-Loches, juste de l’autre côté de l’Indre, nous nous sommes réfugié au chaud dans l’estaminet pour un café et avons été surpris de le trouver bien plein et Grand Corps Malade à la table à côté de nous.

Plus loin nous avons traversé le charmant village de Chédigny. C’était une surprise sur notre itinéraire mais il est très connu pour son fleurissement exceptionnel avec notamment quelques 800 rosiers dans le village.

Chedigny

Plus tard dans l’après-midi nous avons finalement rejoint l’itinéraire de la Loire à vélo et nous n’avons tout d’un coup plus été les seuls cyclistes sur la route. Nous sommes repassés aux mêmes endroits que l’année dernière.

Collection de brocs à Lussault

Après avoir déposé nos affaires au camping d’Amboise, nous sommes retournés faire un tour aux pieds du château.

Amboise

Amboise

Amboise

Le lendemain, nous avons quitté la Loire à vélo aussi promptement que nous l’avions rejointe pour partir plein nord vers le Loir. Nous sommes d’abord passés par Château-Renault pour quelques emplettes.

Maison de Château-Renault

Puis nous avons continué presque toujours plein nord vers le village troglodyte de Troo en passant par l’abbaye de St-Martin-des-Bois et en jetant un œil aux fresques et à la voûte de la petite église de St-Jacques-des-Guérets.

St-Martin-des-Bois

St-Jacques-des-Guerets

Troo est construit sur un escarpement qui domine le Loir et offre une belle vue sur sa large vallée. C’est un village très surprenant avec de nombreuses maisons troglodytes, une motte féodale et quelques anciens bâtiments.

Ancienne maladrerie de Troo

Troo

Toute l’après-midi ou presque, nous avons remonté la vallée de l’Anille en passant par St-Calais dont je ne découvrirais qu’une fois rentré que c’est la capitale du chausson au pommes.

Halles de St-Calais

Après la ville, la route est devenue plus sauvage et tortueuse en pénétrant dans la forêt de Vibraye. Au milieu de la forêt nous sommes tombés sur un château jouxtant une cité ouvrière. Il s’agissait d’une ancienne verrerie, mais elle a également plus tristement servie de camp d’internement pour tziganes pendant la seconde guerre mondiale.

Château de la Pierre en forêt de Vibraye

Le dernier village que nous avons traversé était Semur-en-Vallon avec un très beau château aux belles tours rondes.

Semur-en-Vallon

Château de Semur-en-Vallon

Nous avons fait étape à Lavaré. Le camping était ouvert mais il aurait fallu appeler la veille pour espérer avoir les clés des sanitaires du plus petit camping de la Sarthe. ça ne nous a pas empêché de dormir relativement confortablement sur les tables d’un abri à randonneurs au bord du lac de la base de loisirs.

Le lendemain, dernier jour, nous n’avons pédalé que la matinée pour rejoindre Nogent-le-Rotrou et reprendre le train. Le matin était particulièrement froid et j’ai roulé un peu avec des chaussettes sur les doigts parce que j’avais oublié de prendre des gants.

La seule ville d’importance que nous avons traversé était la Ferté-Bernard.

La Ferté-Bernard

La Ferté-Bernard

Nous avons mangé dans le TER qui nous a ramené à Paris en 1h40. L’objectif initial était d’aller jusqu’à Rouen mais finalement, avoir une journée libre le lendemain nous convenait à tous beaucoup plus et nous nous sommes donc arrêté sans regrets au milieu du Perche.

Le parcours est ici.

Le chèvre de Tancrou

Pour l’expédition fromagère de mars, nous étions 5 à braver le décalage horaire pour pointer à une heure matinale à la gare de l’Est. 24min de transilien plus tard, nous sommes descendus à Meaux et avons commencé par nous mettre en quête d’une boulangerie pour nous procurer non pas des pains aux chocolat à 10 centimes mais un support à tartiner pour le fromage que nous avions l’intention d’obtenir.

L’objectif était la ferme de la Vallière à Tancrou qui ouvre ses portes tous les matins. La seule contrainte de la journée était donc qu’il fallait y arriver avant midi.

Meaux était encore bien vide à 9h30. Une boulangerie sur le parvis de la cathédrale a fait l’affaire et nous sommes repartis en traversant la cour du musée Bossuet.

Cathédrale de Meaux

Musée de Meaux

Chapitre de Meaux

Nous sommes sortis de la ville vers le nord, sans doute la sortie la plus efficace car nous étions immédiatement dans la forêt, puis avons traversé le canal de l’Ourcq avant de grimper sur le plateau. De loin en loin, le plateau est parsemé de cimetières militaires et de monuments aux morts de la bataille de la Marne.

Nécropole Nationale d'Etrepilly

Assez vite, nous avons pédalé en rase campagne, entre colza déjà étonnamment haut, luzerne, betteraves et patates. Outre les monuments, les châteaux d’eau marquent toutes les lignes de crête.

Château d'eau vers Trocy-en-Multien

C’est en passant devant le panneau vers Trocy-en-Multien que je me suis souvenu que son maire avait signé la pétition de la région Île-de-France contre la piétonnisation de la voie Georges Pompidou à Paris. On peut difficilement imaginer moins concerné que lui dans la région pourtant.

Un vent de face soutenu nous a pas mal ralenti. Mais après avoir traversé Lizy-sur-Ourcq, nous avons atteint la ferme de Tancrou avec une marge confortable sur l’horaire. C’est une belle ferme avec une large cour, dont une partie sert de maison d’hôte. Nous avons pu apercevoir les chèvres et les chevreaux.

Ferme la Vallière à Tancrou

Chevreaux de Tancrou

Côté fromage, le choix était limité. La production n’avait repris que depuis 3 semaines et il n’y avait que 2 variétés de fromage frais : une bûche cendrée et un crottin, pas de fromages affinés et forts en goût.

Nous avons repris la route en revenant vers la vallée de l’Ourcq en passant le long du domaine privé de la Trousse.

Château de la Trousse

À Orcquerre nous avons retrouvé une départementale plus passante mais l’avons quitté au bout de quelques kilomètres à peine pour quelques détours touristiques via les ruines du château de Gesvres-le-Duc et le donjon de Crouy-sr-Ourcq.

Orcquerre

Gesvres-le-Duc

Donjon de Crouy-sur-Ourcq

Nous avons pique-niqué à Crouy puis trouvé un café ouvert pour bien achever la pause. Nous sommes repartis en direction de la vallée de la Marne cette fois, ce qui signifie qu’il a fallu d’abord regrimper sur le plateau en direction de Coulombs-en-Valois qui nous était fléché par une « église halle portail renaissance 5km ».

Coulombs-en-Valois

Peu de temps après le village, le paysage a changé à mesure que nous approchions de la vallée de la Marne. Les coteaux sont devenus plus boisés et les vallons plus encaissés notamment vers Montreuil-aux-Lions. C’est un coin plutôt joli mais que les automobilistes connaissent au même titre que Saint-Arnoult ou Fleury-en-Bière, c’est le nom d’une gare de péage.

Après avoir longé la Marne en balcon sur sa rive droite, nous avons atteint la Ferté-sous-Jouarre. La ville est une étape systématique pour un café lors des virées à la brasserie 3 Loups que je fais régulièrement depuis quelques années.

Sainte-Aulde

La Ferté-sous-Jouarre

Nous avons fait une halte pour remplir les bidons au cimetière du village suivant, avant d’attaquer la côte de St-Jean-les-Deux-Jumeaux qui nous a mené à Montceaux-les-Meaux.

Il y reste de très impressionnantes ruines qui témoignent d’un important château. La végétation les masque malheureusement beaucoup.

Ruines de Montceaux-les-Meaux

Depuis que nous avions atteint la vallée de la Marne, le vent nous poussait beaucoup plus volontiers et le retour à Meaux a été rapide. Il était toutefois quasiment 18h quand nous avons atteint la gare et laissé David dans le train. Les 4 autres, nous étions encore assez motivés pour continuer.

Nous avons donc coupé les premiers méandres via Trilbardou et la dernière côte de Chalifert. Puis à partir de Lagny-sur-Marne par la voie verte rive droite et le chemin de halage du canal de Chelles. Nous avons laissé une comparse à Chelles puis arriva mon tour de quitter les 2 derniers au pont de Bry-sur-Marne. Après un ultime effort pour grimper au pavillon Baltard de Nogent, je suis arrivé à la maison vers 20h30. Il ne faisait pas nuit depuis si longtemps que ça et le compteur affichait 154km.

Le parcours : http://www.openrunner.com/index.php?id=7196405