Lacs jurassiens

Pour un petit weekend en famille dans le Jura, nous avons jeté notre dévolu sur Clairvaux-les-Lacs. Le village ne m’était pas inconnu pour y être passé à peine un an auparavant. Mais Clairvaux n’est pas très bien desservie en transports. Les bus y sont rarissimes hors transports scolaires et les gares les plus proches sont à une bonne vingtaine de kilomètres. Du coup la solution évidente pour moi a été de compléter le trajet en train par un peu de vélo.

J’ai débarqué à Bourg-en-Bresse pour une courte correspondance avant de grimper dans un TER Lyon-Besançon plein à craquer. Heureusement que le trajet jusqu’à Lons-le-Saunier n’était pas très long mais s’extirper de là a été difficile.

Lons m’a donné l’impression d’une toute petite ville. Tout y était à 2 minutes, notamment la place centrale depuis la gare.

Lons-le-Saunier

Tour horloge de Lons-le-Saunier

J’aime bien les rues bordées d’arcades même si celle-ci est gâchée par le stationnement automobile.

Arcades à Lons-le-Saunier

La seule portion désagréable à la sortie de Lons a été le franchissement des 2 ronds points de part et d’autre de la voie ferrée en direction de Perrigny. Les voitures y étaient pare-choc contre pare-choc. Mais après celà il n’y avait plus personne dans Perrigny et son petit raidillon pour rejoindre la voie verte du PLM.

Pas de forte pente et une belle rampe en balcon avec de longs tunnels rafraîchissants, une belle découverte.

Vue sur Vatagna depuis la voie PLM

Tunnel de la voie PLM

Lons depuis la reculée

Ainsi j’ai fini par déboucher au dessus de la reculée du creux de Revigny. L’arrivée de la voie verte en interdit de fait l’accès aux vélos spéciaux ou au remorques, il y a un escalier à côté duquel on peut pousser les vélos mais c’est raide.

J’ai rejoins mon père et mon frère au village de Verges et nous avons continué notre route jusqu’à Clairvaux ensemble.

Les jours suivants, nous avons fait de la randonnée et des petites balades à vélo dans les environs : aux 4 lacs, aux cascades du Hérisson…

Lacs d'Ilay et du grand Maclu

Lac de Narlay

La foule était nombreuse à chercher la fraîcheur le long du Hérisson.

Cascades du Hérisson

Cascades du Hérisson

Cascades du Hérisson

Cascades du Hérisson

Nous nous sommes baigné à maintes reprises dans le grand lac de Clairvaux dont la température montait de jour en jour.

Clairvaux les Lacs

Lac de Vouglans

Saut de la Saisse

Les lacs de Clairvaux

Pour le retour, je devais prendre un train à St-Laurent-en-Grandvaux, puis une correspondance à Besançon. Mais vu la météo idyllique, j’ai préféré descendre jusqu’à Besançon à vélo, soit un peu plus de 120km. Mais vu l’horaire tardif du TGV j’avais largement le temps. Et mon père m’a accompagné sur plus de la moitié de la journée.

En direction de Champagnole nous sommes passés par plusieurs belvédères sur les lacs de Chambly puis de Chalain.

Lac de Chambly

Lac de Chalain

Nous n’avons pas vraiment profité de Champagnole, parce que dans ce sens là, la traversée de la ville évite le centre (joie des plans de circulation en sens unique sans double-sens cyclable). Puis le plateau vers Andelot-en-Montagne n’était pas tout à fait plat. Nous avons mangé dans un bel espace vert à Chapois puis nous nous sommes séparé à Crouzet-Migette peu après avoir traversé le pont du diable.

Le pont du diable

De là je suis descendu à Nans-sous-Sainte-Anne, 250m de dénivelée d’un coup.

Nans-sous-Sainte-Anne

Pour tout remonter directement par 5 beaux lacets sur un véritable billard en direction de Saraz et Alaise car il n’y a pas de route qui longe le Lison par la vallée, il faut sans cesse remonter sur le plateau, puis redescendre traverser la rivière.

Gorges du Lison entre Saraz et Alaise

Lizine

Châtillon-sur-Lison

J’ai longé un peu la Loue après son confluent avec le Lison avant de remonter une dernière fois sur le plateau avant Besançon.

La Loue vers Châtillon

Pour la première fois, j’ai débouché sur Besançon par la petite route de la Chapelle des Buis qui offre un très beau point de vue sur la ville. Et je me suis fait plaisir en repassant le tunnel-canal sous la citadelle.

Besançon depuis la Chapelle-des-Buis

J’ai eu un peu de temps pour flâner en ville avant mon train autour de la place du marché et du quartier Battant.

Le pont battant à Besançon

Tous les parcours à vélo du séjour : http://www.openrunner.com/index.php?id=7477433

 

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La Rochelle – Granville

Au lendemain de notre courte étape pluvieuse entre Rochefort et La Rochelle, le soleil brillait de nouveau sans partage. Nous avons quitté l’auberge très tôt le matin pour traverser La Rochelle encore presque déserte.

Port de plaisance de La Rochelle

Tour de la Lanterne à La Rochelle

Vieux port de La Rochelle

Porte de la Rochelle

Nous sommes sortis de la ville sans trop de difficulté. Il y avait même quelques aménagements cyclables qui ont finis par nous rabattre vers un bel itinéraire côtier le long de l’anse de l’Aiguillon. la piste était au dessus d’une petite falaise surplombant les parcs ostréicoles et bordée de maisons de pêcheurs.

Parc ostréicole

Au bout de la falaise, le fond de l’anse signalait le début du marais Poitevin. A partir de là, nous avons quitté le bord de mer pour ne le rejoindre que quelques jours plus tard dans la baie du Mont St-Michel.

Anse de l'Aiguillon

Une zone bien plate avec une très grande ligne droite le long d’un canal a démarré et cette traversée du marais Poitevin n’a pas été le plus beau passage de la journée. Nous étions au contraire content de retrouver un peu de bocage et de relief en abordant la Vendée.

Panneau indicateur en Vendée

L’étape ne nous a pas fait passé par des sites exceptionnels ce jour là. Nous avons fait halte à Vendrennes près d’une route un peu bruyante et comme les températures avaient fraîchi, nous avons mangé dans la seule pizzeria du village. Au matin, nous avons eu du givre sur la tente pour la seule fois du voyage. Ce gel qui a abîmé les vignobles a fait la une de Ouest-France.

Nous sommes passés par Clisson en fin de matinée, une des plus jolies petite ville sur notre route, toute en ruelles tortueuses et escaliers et dominée par une belle forteresse au dessus de la Sèvre Nantaise… et accessoirement la ville du Hellfest. Une aspirante cyclo-voyageuse nous a invité chez-elle pour un café dans son appartement superbement situé au bord de la rivière.

Forteresse de Clisson

Pont de Clisson

Dans l’après-midi nous avons essayé d’éviter les nuages mais avons finalement écopé d’une averse de grêle très passagère peu avant de rejoindre la vallée de la Loire.

Ancenis

Nous avons campé dans le même camping que l’an dernier sur la Loire à vélo. Il n’y avait pas d’autres cyclistes malgré l’espace bien aménagé pour nous avec tables abritées, micro-onde…

Le lendemain nous sommes partis en direction de la Bretagne sous un ciel un peu chargé mais qui finalement ne nous donnera pas de pluie de la journée. Nous avons fait étape dans un petit restaurant à Châteaubriant.

Châteaubriant

Ruelle à Châteaubriant

Le relief était un peu plus prononcé que les jours précédents, surtout par rapport à la première moitié du voyage, mais ce n’était pas désagréable. À l’entrée de la Bretagne, nous avons longé l’étang de Marcillé-Robert.

Etang de Marcillé-Robert

Porche de l'Eglise de Bais

Au terme de cette grosse étape, nous avons rejoint la petite ville de Vitré, une des plus jolies villes du parcours. Nous n’avons visité son centre que le matin sous un beau soleil. Alors que se tenait le marché sur une petite place, le reste de la cité médiévale était encore désert.

Rue Beaudrairie à Vitré

Vélos à Vitré

Outre les ruelles pavées et les maisons à pans de bois, Vitré est dominée par un beau château et ceinte de remparts, le tout formant un des ensembles de monuments historiques les plus dense de France.

Château de Vitré

Remparts de Vitré

Nous avons ensuite continué plein nord en direction de Fougère que nous avons atteint rapidement. A nouveau c’était une jolie ville médiévale avec ses ruelles, ses remparts et son château fort… à seulement une trentaine de kilomètres de Vitré. Je suis heureux d’être repassé dans cette jolie ville que je n’avais vu que de nuit en 2011 sur un itinéraire de Chartres au Mont St-Michel.

Jardin de ville à Fougères

Château de Fougère

Fougères

Fougères

La sortie de la ville était une voie verte en stabilisé sur une ancienne voie ferrée. Nous ne l’avons pas longé très longtemps mais sans regret car le vent nous a ensuite bien poussé sur des départementales peu fréquentées ou des routes minuscules.

Peu après Ducey nous avons enfin aperçu le Mont St-Michel qui ne nous a plus quitté jusqu’à la fin de la journée.

Mont St-Michel

Nous sommes passés par la ville d’Avranches que nous avons trouvé fort déplaisante à vélo, engluée dans un important trafic de samedi après-midi et nettement moins attachante que Vitré et Fougères traversées plus tôt.

Puis nous avons fait un détour par une ferme pour acheter des caramels et par la pointe du Grouin du Sud pour admirer le Mont de plus près.

Mont St-Michel vers St-Léonard

Mont St-Michel de la pointe du Grouin du Sud

Et enfin depuis le village de Genêts où nous avons campé.

Mont St-Michel de Genêts

Le soir, nous sommes retournés dans les prés salés pour regarder le coucher de soleil sur le Mont. Décidément, on ne s’en lassait pas, et les moutons non plus.

Mont St-Michel de Genêts

Mont St-Michel de Genêts

La météo annonçait ensuite d’impressionnant cumuls de précipitations pour les 140 derniers kilomètres qu’il nous restait à parcourir jusqu’à Cherbourg. Du coup nous avons écourté notre randonnée d’une journée et le lendemain nous nous sommes arrêté tôt le matin à Granville pour prendre un train de retour vers Paris, la pluie sur nos talons.

Au total ce voyage nous aura fait parcourir un peu plus de 900km très variés en 11 jours. Avec des étapes autour de 100km sauf la première (Hendaye-Biarritz), la dernière (Genêts-Granville) et l’étape pluvieuse entre Rochefort et La Rochelle qui en faisaient moins de 40.

Carte Hendaye - Granville