Tour de Bretagne à vélo

Dans la foulée de notre descente de la Loire, nous avons continué à 2 pour un tour de Bretagne.

La première étape a consisté en une longue diagonale jusqu’à St-Brieuc. Pour la première fois, il y avait du givre le matin. Nous sommes passés le long de grandes forêts comme le domaine de la Grée de Callac et Brocéliande.

Château de la Grée de Callac

Fresque de Brocéliande

En milieu d’après-midi, nous avons gravi la colline de Bel-Air. Les panneaux indiquaient « site panoramique », mais malgré ses 339m d’altitude, le panorama n’était pas grandiose. Le sommet est juste couronné par une chapelle trapue.

Site panoramique de Bel-Air

Dans la descente, nous sommes tombé sur le joli village médiéval de Moncontour, quasiment désert pour un dimanche après-midi.

Moncontour

Le soir, après plus de 110km, nous avons atteint St-Brieuc. Le camping était très facile à trouver, mais le centre-ville, pas vraiment, on le traverserait presque sans le voir. On a du demander notre route.

St-Brieuc

Nous avons diné dans une crêperie excellente et ridiculement peu chère et où nous avons été les seuls clients.

Le lendemain, il faisait toujours aussi froid et aussi beau. Nous avons franchi un premier vallon dès la sortie de la ville, puis sommes redescendus jusqu’à la côte à Binic.

Plage de Binic

Binic

Mais ensuite nous sommes rentré dans les terres pour éviter les zig-zags et les dénivelés superflus qu’un itinéraire plus proche de la côte nous aurait contraint à suivre. Du coup, nous avons pique-niqué en milieu de journée à Pontrieux, traversé par une rivière bordée de nombreux lavoirs.

Lavoirs de Pontrieux

La plus belle cité de l’après-midi était Tréguier. Une très jolie ville médiévale et un peu plus animée que les villes et villages que nous avions traversé jusqu’alors.

Tréguier

Tréguier

Plus au nord, nous avons fini par atteindre la Côte de Granit Rose, à Port-Blanc.

Port-Blanc

Port-Blanc

Puis nous sommes revenus vers Lannion, notre ville-étape du jour.

Lannion

Le camping avait une panne de chaudière, donc pas d’eau chaude. Il a fallut se contenter d’une toilette de chat. Heureusement, le soleil diminuait la sensation de fraicheur. Mais au matin, la toile de tente était toute gelée, tout comme l’eau du bidon, le cuissard qui séchait sur le vélo et même le gaz qui refusait de sortir de la bouteille pour chauffer le café.

Givre à Lannion

La température est vite remontée, surtout avec le raidillon qui nous a fait sortir de la ville. Nous avons d’abord sillonné les petites routes entre quelques très beaux villages de granit comme Ploumilliau, Plouzélambre et Plufur.

Chapelle St-Cado à Ploumilliau

Vierge de Ploumilliau

Fontaine à Plouzélambre

Plouzélambre

Gargouilles de Plufur

Pour rejoindre Morlaix, nous avons utilisé l’ancienne nationale, et poussés par un fort vent d’Est, nous avons bien rattrapé le temps passé à flâner dans les villages.

Morlaix est une jolie petite ville surmontée par un haut viaduc. Mais pendant que nous y pique-niquions, aucun train n’y est passé, malgré l’importance de la ligne.

Et nous avons aussi vraiment remarqué que les bretons ne disent pas bonjour ou ne souhaitent pas bon appétit aux voyageurs, chose qui était tout à fait normale le long de la Loire ou même presque partout ailleurs. Ce n’est peut-être pas pour rien que le seul mot que tout le monde connait du breton est Kenavo pour « au revoir » et pas le mot pour bonjour : Demat.

Morlaix

Nous avons croisé un sympathique couple en tandem+remorque parti  de Mayenne pour un tour d’Europe. C’était le 19 avril, ils sont maintenant en Irlande et une page facebook permet de suivre leur périple.

Dans une étroite vallée boisée, nous sommes montés à l’assaut des Monts d’Arrée. C’était l’occasion de gravir quelques cols.

Col de Trédudon

Nous avons même coupé par un petit sentier pour rejoindre le col de Trévézel.

Passage VTT entre Trédudon et Trévézel

Roc'h Trévézel

Nous avons ensuite emprunté une grande route, car le choix était assez limité sur ces hauteurs désolées, pour contourner le réservoir St-Michel, au bord duquel se dresse l’ancienne centrale nucléaire de Brennilis à l’histoire compliquée.

Réservoir St-Michel

Nous avons finalement gravi la montagne St-Michel, 380m, au sommet duquel se trouve une petite chapelle et soufflait un vent soutenu. Il était possible de monter jusqu’au sommet à vélo.

Montagne St-Michel

Nous nous sommes finalement arrêté à Brasparts dans un petit camping à la ferme. Le terrain n’était pas encore tondu et le chauffe-eau tout juste redémarré pour un biologiste allemand qui s’était arrêté avant nous. Mais une panne d’électricité nous a finalement privé d’eau chaude pour une deuxième soirée consécutive.

Le lendemain, nous avons terminé rapidement notre redescente des Monts d’Arrée avec une petite halte aux ruines de l’église de Vieux Quimerc’h.

Ruines de Vieux Quimerc'h

Vieux Quimerc'h

Après un belvédère sur l’Aulne maritime et le Menez Hom, j’ai subi la seule crevaison du voyage. Mais avec une petite bombe pour regonfler, nous n’avons pas perdu trop de temps.

L'Aulne et le Menez Hom

Nous avons traversé l’Aulne au très élégant pont de Térénez.

Pont de Térénez

Le pont marque l’entrée sur la presqu’ile de Crozon. Mais nous n’avons qu’effleuré la presqu’ile car c’est la montagne qui en garde l’entrée qui nous intéressait : le Menez Hom et ses 330m qu’il a fallu monter face au vent.

Au sommet du Menez Hom

Du sommet nous avons filé vers un supermarché pour le pique-nique et trouver un nouveau fromage et une nouvelle conserve de poisson que nous avons dégusté sur la place centrale du joli village de Locronan.

Locronan

Puis, repartis vers l’Ouest, le vent nous est redevenu favorable et nous a poussé vers Douarnenez et le Cap Sizun.

Connaissant la ville de ma randonnée en 2013 autour de la presqu’ile de Crozon, j’ai choisi la plus belle entrée possible face au port de Rosmeur.

Port Rosmeur à Douarnenez

Port de Rhu à Douarnenez

Après encore une trentaine de kilomètres à pleine vitesse, nous avons posé notre tente au camping de la baie (des Trépassés). Avant de faire un dernier détour par la pointe du Van et la baie elle-même.

Moulins de la Pointe du Van

Chapelle de la pointe du Van

Baie des Trépassés

Le lendemain, dès le départ, nous sommes allés tout au bout de la pointe du Raz. Il y avait peu de vent et absolument personne.

Sémaphore de la pointe du Raz

Impossible d’aller plus loin, il a fallu revenir vers l’Est.

Pointe du Raz

Nous avons ensuite entrepris de longer consciencieusement la baie d’Audierne, en commençant par la ville éponyme.

Audierne

Pors Poulhan

Nous nous sommes vite rendu compte de l’existence d’un réel balisage cyclable et il n’a pas été compliqué d’aller de petits ports en calvaires et de ruines en plages.

Ruines de Languidou

Notre-Dame de Tronoën

Il n’y avait pas un poil de vent pour lever la houle pour les surfeurs de la pointe de la Torche.

Pointe de la Torche

Autour de St-Guénolé et Penmarc’h, l’itinéraire suivait des détours tarabiscotés mais nous avons finalement rejoins le phare d’Eckmühl dont le nom nous plaisait pas mal.

Phare d'Eckmühl

Phare d'Eckmühl

Ensuite, nous sommes revenu par la grande route, heureusement bordée d’une bande cyclable, vers Pont-l’Abbé. La ville, pas du tout mise en valeur et gros nœud routier n’était pas du tout agréable. Par contre une jolie voie verte, pas du tout indiquée en sortie de Pont-l’Abbé, a rendu la fin de l’itinéraire plus agréable et nous avons rejoins Quimper.

Quimper

Nous avons diné dans une excellente crêperie de la place au Beurre avant de dormir au petit camping municipal.

Le jour suivant, nous avons entamé un retour vers l’Est au plus direct. Du coup nous n’avons pas du tout longé la côte sud de la Bretagne mais passé quand même quelques villes et villages intéressants de l’intérieur comme Quimperlé et Hennebont.

Petite chapelle St-Mathieu

Quimperlé

Pont à Quimperlé

Pont-Scorff

Porte de l'enceinte médiévale d'Hennebont

La journée a été longue, à nouveau 110km, avant de faire étape à Camors. La dernière étape a été ensuite bien plus courte et passait par les landes de Lanvaux, le château de Trédion et la petite ville de Malestroit.

Château de Trédion

Malestroit

Malestroit

Malgré le ciel plus couvert que les jours précédents, nous sommes passés entre les gouttes. En une semaine en Bretagne, nous n’avons enfilé les vêtements de pluie que 10 minutes le premier jour.

Le dernier jour des vacances, j’ai rejoins seul la gare de Rennes depuis La Chapelle-Gaceline pour reprendre un TGV pour Paris. J’ai essayé de passer au plus près de la Vilaine mais en restant sur les petites routes goudronnées, du coup ça m’a rajouté des kilomètres et du relief.

Vallée de la Vilaine

Je suis arrivé à Rennes en fin de matinée pour trouver un centre-ville quasiment désert.

Rennes

Rennes

Voici le tracé des étapes de cette deuxième et dernière partie du voyage :

9. La Chapelle Gaceline – Saint-Brieuc : http://www.openrunner.com/index.php?id=5994030
10. Saint-Brieuc – Lannion : http://www.openrunner.com/index.php?id=5994150
12. Brasparts – Cleden-Cap-Sizun : http://www.openrunner.com/index.php?id=5994336
13. Cleden-Cap-Sizun – Quimper : http://www.openrunner.com/index.php?id=5994426
15. Camors – La Chapelle Gaceline : http://www.openrunner.com/index.php?id=5994537

16. La Chapelle Gaceline – Rennes : http://www.openrunner.com/index.php?id=5994584

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