Distrikt Beer par la route des châteaux

Pour cette avant-dernière expédition brassicole de l’année j’ai jeté mon dévolu sur la brasserie Distrikt Beer dans les Yvelines. En fait je voulais la visiter dès cet été mais elle a tellement de succès qu’elle était, à ce moment-là, chroniquement en rupture de stock.

J’ai roulé avec Benoît et nous avons démarré à Dreux, ce qui signifie qu’il a d’abord fallu se faire violence pour attraper un transilien à 6h58 du matin à Montparnasse. Le temps qu’il atteigne Dreux, le soleil se levait à peine et la température hésitait entre au dessus ou au dessous de zéro.

Évidemment le centre-ville était désert, tout comme les abords de la chapelle royale sur sa colline.

Maisons à colombage à Dreux

Dreux le matin

Chapelle royale de Dreux

À peine partis de cette brève halte touristique, j’ai crevé. À 2 on a réparé rapidement, tout seul ça aurait été un peu plus laborieux. La chambre à air a fait son temps. Il faut dire que j’ai battu un record de longévité sans crevaison : 18.095km !

Nous avons commencé par longer la voie verte de la vallée de l’Eure. Elle nous a rapidement soûlé à cause des barrières placés à chaque croisements, même les chemins forestiers et les entrées privées, qu’il faut passer au pas en se contorsionnant. C’est une voie verte anti-tandems, anti-remorques, bref presque anti-vélos !

Nous avons quitté la voie verte à Ézy-sur-Eure pour traverser la rivière et arriver au château d’Anet.

Château d'Anet

Avec le froid, mon appareil photo à d’abord refusé de s’ouvrir. Pour le reste de la journée, j’ai dû le transporter à l’intérieur de la veste pour que la batterie tienne. Ce n’était que le premier d’une longue série de châteaux que je n’ai pas tous pris en photos (de la Herse, de Bourdonné, de la Mormaire…).

Nous avons longé ensuite la petite vallée de la Vesgre par de jolies routes jusqu’à Houdan.

Donjon d'Houdan

Église d'Houdan

Ensuite nous avons emprunté des routes un peu plus chargées, Île-de-France oblige, jusqu’à la forêt de Rambouillet. Là nous avons trouvé une petite piste cyclable pleine de racines mais vraiment sympathique pour une visite en profondeur de la forêt.

Dans la forêt de Rambouillet

Dans la forêt, le relief est devenu plus sensible. Nous avons débouché à Montfort-l’Amaury où tous les joggers et trailers parisiens et des Yvelines semblaient s’être donné rendez-vous pour montrer leurs grosses voitures et leurs vêtements ou chaussures techniques hors-de-prix. Je ne suis pas sûr qu’ils couraient vraiment puisqu’on a vu surtout des gens sur les parkings. Un peu plus loin, on nous doublera en faisant ronfler le moteur de sa voiture de sport.

Montfort l'Amaury

À partir de Montfort, les châteaux étaient systématiques. Les villages annoncaient la couleur : Les Mesnuls : son église, son château, son allée de tilleuls…

Château des Mesnuls

C’est sur la route affreusement pavée devant le château que nous seront pris par un radar à 134 et 199km/h ! Le passage fût évidemment trop rapide pour envisager immortaliser l’instant en photo.

Château de Pontchartrain

Nous avons rallié la brasserie en tout début d’après-midi après avoir rapidement grignoté au Tremblay-sur-Mauldre. Nous avons eu le temps de déguster les 3 bières différentes avant de visiter la brasserie. Une blonde légère, une blonde houblonnée (houblons Simcoe, Chinook et Eldorado pour les connaisseurs), une blonde triple infusée aux copeaux de fût de whisky en chêne. Toutes 3 très bonnes dans leurs catégories. Le brasseur est un vrai passionné. Et il était content d’avoir de nombreux visiteurs à vélo ce jour, puisque juste après notre départ, nous avons croisé un groupe d’une bonne vingtaine de personnes qui arrivait de Paris, le même groupe que j’avais accompagné en février à la brasserie Parisis.

Puisqu’il n’était pas encore 15h, j’ai décidé de rentrer jusqu’à Montreuil, alors que j’étais plutôt parti pour reprendre un RER à St-Germain (c’était l’option fainéante à seulement 100km). Le fait d’être avec Benoît qui connaît parfaitement la banlieue sud-ouest me motive un peu.

Nous sommes passés devant le château de Versailles, puis avons traversé la forêt de Meudon noire de promeneurs.

Château de Versailles

Nous nous sommes séparés aux portes de Bagneux. J’ai raté la micro voie verte de l’aqueduc de la Vanne pour rentrer dans Paris à partir du carrefour de la vache noire, puis j’ai rejoins les maréchaux au niveau du stade Charlety. Avant 17h30 j’étais rentré chez-moi.

Voila le parcours de 134km : http://www.openrunner.com/index.php?id=5066301

Et voila le butin, 2 bouteilles de chacune des 3 variétés :

Les 3 bières de Distrikt Beer

 

 

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Camargue et Luberon

Comme l’année dernière, le 11 novembre a été l’occasion d’un ultime voyage à vélo cette année. Et pas pour un simple week-end à rallonge cette fois, mais pour une semaine complète sur les routes de Provence.

J’ai démarré à Montpellier où j’ai rendu visite à quelques amies et écumé les bars à tapas. J’ai dû aussi faire changer en urgence un câble de dérailleur chez les très disponibles gars de Cyclable. En fait j’avais bien tenté de régler mon dérailleur la veille du départ, sans succès et sans comprendre pourquoi, et chez Cyclable il a cassé direct, tout effiloché. Au moins j’ai pu partir sur des bases saines.

Le premier jour sur la route, il a fait plutôt gris. J’ai rejoins la mer à Palavas par un beau chemin de halage le long du Lez. Palavas était la première des stations balnéaires bétonnées de la côte du Languedoc que j’ai longé. Le phare de la Méditerrannée était assez futuriste.

Phare de la Méditerrannée à Palavas

Ensuite, les immeubles se ressemblent.

Immeuble en front de mer à Palavas

À Palavas, Carnon ou la Grande Motte, tout date de la même époque. La piste cyclable qui relie toutes ces villes n’est pas très bien indiquée par endroit et j’imagine qu’en été elle est noire de monde (pas uniquement à vélo).

La Grande Motte

Le Grau du Roi clôt la série des stations, un peu plus dans son jus.

Le Grau du Roi

Je quitte la mer en remontant la rivière canalisée. Là encore c’est assez mal indiqué et je me retrouve sur une bande cyclable le long de la grande route alors que de l’autre côté du canal il y a un superbe chemin de halage. Mais bon, la route jusqu’à Aigues-Mortes n’est pas longue. Les salins du midi dominent le paysage de leurs montagnes de sel. Il y a des flamands rose sur tous les étangs mais je n’ai pas tenté de m’approcher.

Salins du midi

Aigues-Mortes est ceinte de beaux remparts, magnifiquement conservés. Mais les gradins laissés à demeure dans le large terrain vague à leur pied pour les spectacles en saison gâchent les perspectives de loin.

Remparts d'Aigues-Mortes

C’est largement la ville où j’ai croisé le plus de monde ce jour là.

J’ai continué à travers la petite Camargue, sous un ciel toujours bien gris. Je ne m’attendais pas à en trouver encore, mais à la moindre pause les moustiques m’attaquaient.

Petite Camargue

J’ai grignoté à Saint-Gilles puis ai filé jusqu’à Arles en entrant par l’étroit pont suspendu de Trinquetaille.

Pont suspendu de Trinquetaille

J’ai un peu tourné dans Arles qui a un beau centre-ville tout en ruelles tortueuses et quelques monuments comme les imposantes arènes.

Eglise à Arles

Arènes d'Arles

Ruelle à Arles

J’ai retrouvé Cyrille, Coline et leur chat à 3 pattes, de sympathiques couchsurfeurs qui m’ont hébergé pour la nuit.

Le lendemain, je suis parti en direction des Alpilles, le village des Baux-de-Provence exactement. À 9h un lundi matin j’y étais le seul touriste.

Post Tenebras Lux aux Baux-de-Provence

Les Baux-de-Provence

La courte montée vers le village m’a fait quand même gravir un col. Les environs sont plutôt tourmentés.

Rochers autour des Baux

En redescendant de l’autre côté du village, le voile de nuage a enfin commencé à se crever au dessus du château et des Alpilles.

Château des Baux de Provence

Si le paysage ressemble à du Van Gogh, c’est normal.

Les Alpilles

Après avoir longé le pied de la chaîne sur toute sa longueur, je me suis retrouvé à Salon-de-Provence. J’y ai trouvé une drôle de fontaine moussue et un beffroi.

Fontaine moussue de Salon de Provence

Beffroi de Salon de Provence

Je me suis ensuite extirpé plus ou moins péniblement de la ville en franchissant l’A7 et le gros village de Pélissanne pour finalement me retrouver sur la sublime D17, une petite départementale directe, presque rectiligne et peu fréquenté qui rejoint Aix.

À Aix-en-Provence, j’ai trouvé un autre beffroi fort ressemblant.

Beffroi d'Aix-en-Provence

Après un tour de la ville et un plein de calissons, je suis reparti par la route Cézanne qui sort très rapidement de la ville. Cette journée était celle des peintres. La montagne Sainte-Victoire n’a pas tardé à pointer le bout de son nez après chaque épaule.

Montagne Sainte-Victoire

J’ai fini par quitter son pied pour grimper jusqu’au village de Belcodène où j’ai fait étape chez ma cousine et sa famille et nous avons dégusté ensemble la première raclette de la saison.

Le lendemain, j’ai arrêté d’aller vers l’Est et suis parti vers le nord. D’abord dans le brouillard dans la cuvette de Trets, j’ai emprunté une montée assez marrante sur le plateau de Rians. Suivant le cours d’un vallon, elle zigzaguait beaucoup avant de déboucher sur l’arrière de la Sainte Victoire.

Plateau entre Rians et la Sainte-Victoire

J’ai tenté une pesée à Rians, mais il y a longtemps que le préposé ne s’est pas pointé au guichet.

Poids publics de Rians

J’ai rejoint la Durance que j’ai traversé au pont de Mirabeau. Non pas le pont Mirabeau parisien mais son homonyme provençal en béton qui a remplacé un pont suspendu dont les piles sont toujours debout.

Pont de Mirabeau

La Durance au pont de Mirabeau

Enfin dans le Luberon, j’ai passé une série de jolis villages : Mirabeau, Beaumont-de-Pertuis, la Bastide-des-Jourdans, avant de grimper le 2ème vrai col de la journée, celui de Montfuron. De la crête la vue commençait à s’étendre assez loin. Mais tout près j’ai eu un autre angle sur Montjustin que celui de l’an dernier en montant au col de l’Aire deï Masco.

Montjustin

Montfuron est couronné par son moulin.

Moulin de Montfuron

Dans la descente s’étalaient devant moi les villages de Mane, Forcalquier et à l’arrière plan la Montagne de Lure, mon objectif du lendemain.

Mane, Forcalquier et la Montagne de Lure

Forcalquier

À Forcalquier, j’ai été hébergé par Sandrine et Mathieu, des aspirants cyclo-voyageurs très sympathiques et motivés. Comme j’avais un peu d’avance et que la température chutait vite, leur propriétaire, pris de pitié, m’a fait rentrer et offert à boire.

Le lendemain je suis parti pour la journée que j’anticipais le plus, l’ascension de la Montagne de Lure. Certes ce n’est pas le Ventoux (à 85m près) mais j’y ai des souvenirs de stage d’il y a 11 ans, donc j’y suis plus attaché.

Forcalquier depuis la route de Fontienne

Le col de Fontienne a constitué une ridicule mise en jambe avant les 18km de montée depuis Saint-Etienne-les-Orgues que j’ai mis près de 2h à avaler.

Route de Lure

Mais le sommet vaut le coup d’œil. Pas tant pour sa station météo et radio mais pour son incroyable panorama à 360° qui permet de voir jusqu’aux Ecrins.

Arrivée au Signal de Lure

Les Ecrins depuis le signal de Lure

C’est aussi le premier endroit d’où j’ai bien vu le Ventoux.

Mont Ventoux depuis le Signal de Lure

Il faisait étonnamment chaud au sommet, alors j’y ai pique-niqué. Mais pour autant, mes compagnons partis d’Apt ne m’ont pas rejoint au sommet comme c’était initialement prévu. Je les ai rattrapé alors qu’ils avaient entamé un petit tiers de la montée, et comme l’heure tournait, nous sommes repartis en direction d’Apt.

Nous sommes passés d’abord sous les ruines du château d’Ongles.

Ruines d'Ongles et Montagne de Lure

Puis sous une lumière déjà bien plus rasante nous avons atteint la vallée du Calavon au niveau d’Opedette et son canyon.

Opedette

Canyon d'Opedette

De là, ça descendait jusqu’à Apt. Le soir nous avons commandé de gigantesques pizzas. Jean-Jacques qui tenait absolument à grimper la montagne de Lure et n’avait pas rebroussé chemin avec nous n’est rentré qu’à la nuit noire.

J’ai posé tout mon barda dans un bungalow et les 3 jours suivants les randonnées ont été bien plus légères.

Nous avons fait une première boucle vers Simiane-la-Rotonde. Benjamin a malheureusement bien vite abandonné à cause d’une douleur au genou, alors que nous n’avions pas encore atteint les premiers villages perchés de Caseneuve et Viens. Ses vacances ont été très courtes et il est reparti dans la journée.

Caseneuve

Je voulais retourner à Simiane-la-Rotonde dont j’avais gardé un bon souvenir et parce que je trouve que ce village a un petit air de Minas-Tirith (avec de l’imagination).

Moutons à Simiane

Simiane-la-Rotonde

Nous avons pique-niqué au pied de sa fameuse rotonde.

Clocher de Simiane

Rotonde de Simiane

Vélos à Simiane

Nous avons repris la route vers le plateau d’Albion. Peu avant le village de Saint-Christol, la vue était très dégagée alors que nous filions droit vers le Ventoux.

Ventoux depuis St-Christol

La montée a ensuite repris un peu jusqu’à nous faire franchir un col à 1100m près du hameau de Lagarde-d’Apt. De là, il ne nous restait plus qu’à descendre directement jusqu’à Apt en une quinzaine de kilomètres à peine.

Avant de nous cuisiner de bourratives pâtes au pesto, nous avons testé (moi pour la première fois), le bar qui a remplacé la salle hors-sac que nous utilisions l’année d’avant. Le camping a été repris par un belge qui est venu avec toutes ses bières. À partir de ce soir, les dégustations se sont enchaînées. De mémoire j’ai bu : Cigale, Chouffe Soleil, Cornett, Mardesous, Triple d’Anvers, Duvel Tripel Hop… pas vraiment ce qu’on s’attend à boire en Provence.

Pour une deuxième balade, nous sommes montés jusqu’au village perché de Saignon qui offre une belle vue sur Apt car il se termine par un éperon rocheux bien détaché.

Saignon

Apt depuis Saignon

Rocher de Saignon

Mais la principale attraction de la journée c’était surtout le fort de Buoux dans la commune éponyme. Nous avons dû l’atteindre par une route bien reculée dans une vallée cernée de falaises.

Grimpeur à Buoux

Le fort est situé sur un impressionnant plateau cerné de falaises. Le village qui le précède et le fort lui-même ne sont plus que ruines mais très intéressantes.

Fort de Buoux

Silos du fort de Buoux

La vallée de l’Aiguebrun est vraiment splendide.

Vallée de l'Aiguebrun depuis le fort

L’extrémité la plus élevée du fort, après 3 fossés et remparts, se dresse sur des arches naturelles.

Fort de Buoux

Pour la descente, il nous a fallu emprunter un escalier dérobé taillé dans la falaise.

Escalier dérobé de Buoux

En attendant de nous regrouper près des vélos après la visite, nous avons entendu un cri. Gilles a glissé sur les feuilles mortes et les cailloux, il s’est fait une entorse (ce ne sera diagnostiqué que le lendemain). Il parviendra à rentrer mais plus de vélo pour lui les 2 derniers jours.

Vélos à Buoux

Chemin de Buoux sous la falaise en surplomb

Au retour, nous avons opté pour un passage par Bonnieux plutôt que le plus direct col du Pointu.

Devant le prieuré St-Symphorien

La descente de Bonnieux vers Apt est comme ces pistes vertes de retour à la station : ça descend, mais il faut pédaler quand même pour que ça avance un peu. J’ai trouvé ça un peu longuet.

Nous fêtons la fin des vacances (Marc part dès le lendemain matin) au restaurant où nous avons nos habitudes : le même que l’année dernière qui propose des digestifs gourmands en dessert.

Le lendemain matin, je découvre sur mon téléphone une kyrielle de messages inquiets. Il s’est passé quelque-chose d’effroyable à Paris. Nous sommes décontenancés, dégoutés, inquiets, mais il n’y a rien que nous puissions faire dans l’immédiat sinon prendre des nouvelles des proches, les rassurer, continuer à vivre et à rouler.

Pour la dernière balade, j’ai décidé de repartir en solo. Jean-Jacques et Lincoln, les 2 valides restant ce jour, ayant déjà fait une bonne partie du tour qui m’intéressait en début de semaine alors que j’étais dans ma rando itinérante. En solo du coup, j’ai gambergé toute la journée sur les attentats, coup de bourdon dans un cadre magnifique.

Je suis monté via St-Saturnin directement au col de la Liguère pour rallier ensuite les gorges de la Nesque.

Col de la Liguère

Je n’ai jamais pris autant de photo du vélo que pendant ce petit séjour.

Chapelle Saint-Jean

Rive gauche, il n’y a qu’un seul endroit avec un vrai panorama sur les gorges de la Nesque, mais avec le Ventoux en arrière plan, c’est pas mal.

Gorges de la Nesque et Mont Ventoux

Après quelques petits cols, je suis revenu dans le Luberon aux villages de Murs, puis de Gordes.

Murs

Château de Gordes

J’ai trouvé Gordes, de loin le plus beau village du coin. Quand on a une vue comme ça depuis son spot de pique-nique, on ne se plaint pas.

Gordes

Après avoir rejoint le Calavon, je suis remonté en face, sur le flanc nord du Luberon, pour égrainer la série de villages perchés que sont Oppède-le-Vieux, Ménerbes et Lacoste. Oppède est en grande partie en ruine.

Entrée d'Oppède-le-Vieux

Ménerbes n’est pas le plus proéminent des villages et s’étale tout en longueur sur son éperon.

Ménerbes

Depuis Lacoste enfin, c’est Bonnieux en face qui s’illumine sous le soleil déclinant.

Bonnieux depuis Lacoste

J’ai finalement rejoint la voie verte du Calavon au niveau du pont Julien pour remonter jusqu’à Apt.

Pont Julien sur le Calavon

Le lendemain, nous sommes partis très tôt par un frisquet 2,5°C pour avaler les 60km nous séparant d’Avignon.

Avec un peu d’avance et par 17°C cette fois 3h plus tard, nous avons dégusté les excellentes patisseries du même salon de thé que l’année dernière avant de remonter dans le TGV.

Pâtisseries à Avignon

——

Les différents parcours de cette semaine :

Pour la partie itinérante :

Pour la partie « en marguerite » :

Et le retour :

Soit un total d’environ 700km dans la semaine. Et le Surly a franchi les 18.000km le dernier jour.

 

 

Blandy-les-Tours

Un 1er novembre ensoleillé attire une foule de gens dans les transiliens en direction de Fontainebleau avec force VTT et matériel d’escalade. Mais pour nous la descente du train était à Melun pour une petite boucle à vélo dans le « pays des 3 châteaux ». J’ai fait la boucle avec Lucie qui m’a déjà accompagné 2 fois cette année au Cyclop et à la petite brasserie picarde.

Nous avons démarré le long de la Seine, sur une rive, puis l’autre jusqu’à Fontaine-le-Port. La Seine était presque lisse, seulement troublée par des avirons et de rares péniches.

Aviron à Melun

À Bois-le-Roi et Chartrettes, les maisons qui s’égrainent le long de la route sont souvent du même genre assez cossu.

Maison à ChartrettesAu lavoir de Fontaine-le-Port nous avons pu voir un ragondin, comme la dernière fois que j’étais venu me promener dans ce coin. Il n’était pas particulièrement farouche mais s’est méfié un peu et rapproché de l’eau pour être prêt à fuir.

Ragondin à Fontaine-le-Port

Nous avons ensuite quitté la vallée de la Seine pour monter sur le plateau briard et rejoint Blandy-les-Tours assez rapidement après être passé par le Chatelet-en-Brie et avoir franchi la ligne TGV et l’A5. En arrivant de ce côté, le château était visible d’assez loin.

Arrivée à Blandy-les-Tours

Blandy-les-Tours, vu de la boulangerie

Nous avons pique-niqué au soleil contre l’ancienne meule de pierre qui décore un des terre-plein après nous être ravitaillé en quiche chèvre-épinard et croissant aux amandes.

Après la boulangerie de Blandy

Comme le château ne rouvrait que 45min plus tard, nous avons repris la route pour une petite boucle jusqu’à Champeaux. Nous avons ainsi pu visiter la collégiale St-Martin, le plus important édifice religieux de la Brie nous dise les panneaux explicatifs.

Intérieur de la collégiale de ChampeauxL’intérieur est très sobre. L’église a été bâtie du XIIe au XIVe siècle et a une forme rectangulaire inhabituelle, d’habitude le cœur est arrondi. Le retable est plus récent, XVIIIe.

Détail du retable de Champeaux

Collégiale St-Martin de Champeaux

Nous sommes ensuite retournés au château pour le visiter. Il était en ruine au siècle dernier mais a été en grande partie restauré ou reconstruit. Les salles sont nues et l’exposition est brève, l’histoire du château n’étant pas si mouvementée que ça. Des salles sont louées pour des réceptions. L’intérêt de la visite réside essentiellement dans la possibilité de parcourir le chemin de ronde et de monter au sommet du donjon.

La Brie est une région très plate et seuls les villages dépassent, notamment la collégiale de Champeaux où nous étions quelques minutes auparavant.

La collégiale de Champeaux depuis Blandy

Le village de Blandy-les-Tours

La vue sur le château lui-même depuis le donjon vaut à elle seule la montée.

Château de Blandy-les-Tours depuis le donjon

Donjon de Blandy-les-Tours

Tour du château et église de Blandy

Nous nous sommes remis en selle en direction de Melun, non sans nous être retourné une dernière fois pour être bien sûrs d’avoir observé le château sous toutes ses coutures.

En quittant Blandy-les-Tours en direction de Melun

Après quelques kilomètres nous nous sommes arrêtés devant les grilles de Vaux-le-Vicomte. Au départ ça aurait dû être le but de cette excursion, mais le prix élevé du château (plus cher que Versailles) nous a fait opter pour Blandy. Nous reviendrons à Vaux-le-Vicomte à une saison où le jardin, qui est un élément essentiel de la visite, sera plus à son avantage.

Vaux-le-Vicomte

Les grands coquelicots qui ornent un des parterre sont probablement en lien avec la première guerre mondiale, ou pas.

Coquelicots à Vaux-le-Vicomte

Devant les grilles de Vaux-le-Vicomte

Nous avons repris la route très chargée qui mène à Melun mais heureusement sur une assez courte portion puis avons rejoins le centre ville et son plan de circulation très « seventies » tout en sens uniques invraisemblables. Les ponts à 3 voies dans le même sens sont à mon sens une aberration en centre-ville. Mais bon, Melun c’est pas trop moche quand même.

Melun

Au final nous avons parcouru une petite cinquantaine de kilomètres avant de reprendre le train pour Paris avec un timing parfait puisqu’il était à quai.

Le parcours : http://www.openrunner.com/index.php?id=5418842