La Franche profonde

J’ai profité du week-end de Pâques en famille en Franche-Comté pour diversifier mes houblax, ces visites que je me suis engagé à faire une fois par mois dans une brasserie à vélo en 2015. Exit donc le bassin parisien et cap sur la brasserie La Franche située à La Ferté dans le Jura pour mon houblax d’avril.

Après 25km sous une bruine encore légère depuis Dole où mon TGV est arrivé, j’arrive à la brasserie. Comme je suis le seul à passer, j’ai le temps de discuter avec le brasseur et de déguster 4 bières différentes.

J’apprends par exemple qu’il y a pas moins de 29 brasseries artisanales en Franche-Comté (de quoi faire 2 dodéc’houblax), que les 2 brasseurs de la Franche sont installés depuis 8 ans et produisent environ moitié moins que la brasserie de Chevreuse que j’ai visité la semaine d’avant (cette dernière fait dans les 6 000 hL par an). Si j’ai trouvé leur bière à Paris, c’est presqu’un hasard puisque seulement 2 bars en servent. « L’export » n’est pas leur priorité.

Le temps se prête aux houblonnées et c’est la Franche profonde que j’ai préféré. Elle fait partie des quelques bouteilles que j’ai chargé dans mes sacoches pour attaquer les 80km restants. Et c’est donc le nom d’une bière qui fait le titre de cet article.

À Salins-les-Bains, j’ai attaqué le plateau et la pluie s’est installée franchement. Alors je n’ai pris qu’une seule photo de toute la journée, le fort St-André dominant Salins.

Fort St André à Salins

Dommage parce que le reste de la route aurait sûrement été splendide. L’arrivée sur Nans-sous-Ste-Anne avait l’air spectaculaire notamment, tout comme le franchissement de la vallée de la Loue.

Je suis arrivé trempé chez mes parents. C’était un bon test d’étanchéité du matériel. Côté vêtement, rien n’a été 100% étanche. Par contre, heureusement, les sacoches Ortlieb ont toujours très bien fait leur boulot.

On a pu s’attaquer aux fameuses bières rapportées. Au moins tout cela n’aura pas été vain !

Bières La Franche

Le lendemain il faisait un temps superbe ou presque. Donc bon, on est remonté sur les vélos, normal. Un peu de neige est tombée pendant la nuit et la matinée était quand même bien fraîche.

Neige sur la route d'Hautepierre

Nous sommes partis en direction d’Hautepierre-le-Châtelet pour aller dans la vallée de la Loue par une de ses plus jolies descentes. Les arbres n’avaient pas encore de feuilles mais sans cela le village de Mouthier-Hautepierre serait resté caché.

Mouthier Hautepierre

Vergers vers Mouthier Hautepierre

Nous avons ensuite descendu la vallée le long d’une rivière qui débordait presque sur la route. À Lods, où j’ai traversé la rivière la veille, nous nous sommes séparés un moment, je n’avais guère envie de remonter l’autre versant, alors j’ai laissé les plus raymonds se faire plaisir et j’ai continué mon petit bonhomme de chemin jusqu’à Vuillafans.

Lods

Vuillafans

À Vuillafans je me suis lancé dans la côte d’Échevannes, là encore une des très belles côtes de la vallée. En cours de montée, je me suis fait doubler par une partie de la troupe des cyclo-épenoy. J’ai fait quelques pauses photo dans la montée, mais ça ne m’a pas empêché d’attendre les derniers cyclo au sommet car le groupe était très étalé et les rythmes divers.

Vignes et falaises au dessus de Vuillafans

Côte d'Échevannes et Vuillafans

Je suis rentré ensuite à mon rythme, pensant me faire rattraper par les membres de la famille que j’avais laissé à Lods, mais ce n’est qu’à l’arrivée que nous nous sommes rejoins. Après l’effort, les réjouissances pascales n’en ont été que meilleures. Et outre la bière locale, nous avons ouvert un vin jaune de 1985 à l’apéro.

Vin Jaune 1985

Pour rentrer à Paris, il m’a fallu aller prendre un TER à Pontarlier, à une petite quarantaine de kilomètres pour rejoindre le TGV à Dole. Mon papa m’a accompagné avec son vélo qui va vite (en comparaison du mien qui va juste loin). Ça méritait la photo des vélos au col, sauf qu’il n’y a pas vraiment de panneau col par là où nous sommes passés, alors la Grange Brulée a fait l’affaire. Un kilomètre plus loin ça aurait été la Grange Brasier, cette crête est thématique.

La grange brulée

Après une jolie descente sur le village de La Chaux, ce qui restait de route était plutôt plat et nous nous sommes quittés une fois atteinte la voie verte à Arçon.

La Chaux de Gilley

Pontarlier était plutôt calme en ce jour férié. Je suis passé près de deux de ces monuments : la porte Saint-Pierre et son clocher typiquement comtois.

Porte St-Pierre - Pontarlier

Clocher de Pontarlier

Le train était étonnamment plein entre Pontarlier et Dole et du coup largement sous-dimensionné. Le TGV l’était aussi, mais l’avantage de la réservation c’est que mon vélo a pu occuper sans vergogne la place de 4 strapontins.

Voila une petite carte des 3 balades. Samedi (en bleu), dimanche (en vert), lundi (en rouge).

Parcours Pâques 2015

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