Berlin

Berlin, 7 aout. Après avoir déjeuné avec Hazel et Alex près de l’Alexander Platz, je commence ma visite de Berlin. Je me fraye un chemin parmi les hordes de touristes pour dénicher un plan de la ville auprès des agents de la Fernsehturm. Je suis déjà venu à Berlin mais c’est la première fois que j’y vois autant de monde. Enfin c’est la première fois que j’y cherche un office de tourisme aussi.

Fernsehturm et Marienkirche

Je m’étonne de n’avoir pas photographié l’hôtel de ville rouge mais seulement l’ancien, tout aussi austère et immense, mais en moins rouge.

Altes Rathaus

Je roule à un rythme de sénateur sur Unter den Linden, je suis toujours à vélo évidemment. Ça me fait traverser l’île des musées et voir l’essentiel du Berlin monumental.

Berliner Dom

Les musées et autres mémoriaux font la part-belle aux colonades et frontons à la grecque.

Museumsinsel

Neue Wache

Université Humboldt

Je fini par arrivée à la porte de Brandebourg, autre attraction majeure.

Porte de Brandebourg

C’est là que commence le Tiergarten, grande forêt urbaine en plein cœur de Berlin. Ce n’est pas du tout mon parc préféré parce qu’il est traversé par de grands axes plutôt chargés. De fait il est plutôt bruyant.

À l’entrée du Tiergarten se trouve un mémorial soviétique avec tanks et canons. Sur ses grilles, il y a des photos anciennes où on le voit avec le Reichstag en arrière plan. Les arbres empêchent maintenant de prendre la même photo car ils masquent le Reichstag.

Mémorial soviétique du Tiergarten

D’ailleurs c’est dans la direction du Reichstag et des bâtiments gouvernementaux que je continue ma visite.

Le Reichstag

En face se trouve la chancellerie, qui ressemble un peu à une grosse machine à laver.
Chancellerie

Entre les 2 il y a de vastes pelouses et un cheminement qui mène, au delà de la Spree, vers l’énorme gare centrale. C’est de là que je repartirai 2 jours plus tard.

Berlin Hauptbahnhof

Je ne visite guère plus ce jour là. Je profite de mon temps libre pour envoyer une deuxième série de cartes postales. J’en ai rarement écrit autant. Si vous ne fêtes pas parti des heureux élus, renvoyez moi votre adresse !

Le jour suivant je planifie une promenade un peu moins erratique, longeant principalement le tracé du mur de Berlin. Mes hôtes habitent tout près du passage de celui-ci dans le quartier de Prenzlauer-Berg.

Je commence par grimper sur un mirador qui permet de voir la seule portion de mur reconstituée.

Berliner Mauer

En fait il ne reste vraiment plus rien du mur, plus aucune trace dans le paysage. La Spree servait en partie de frontière mais maintenant les bâtiments enjambent la rivière dans les environs de la gare centrale et du Reichstag.

Paul Lobe Haus

Je repasse derrière la porte de Brandebourg et m’arrête un instant à l’impressionnant mémorial de la Shoah. Il évoque un immense cimetière sans aucun noms, avec derrière les tours de la Potsdamer Platz.

Holocaust memorial

La Potsdamer Platz était un des points de passage entre l’Est et l’Ouest, et ses environs ont été un des plus grands chantiers d’Europe dans les années 90 (au moment où je suis passé en voyage scolaire). Maintenant elle ressemble à n’importe quel quartier d’affaire avec ses grandes tours.

Potsdamer Platz

Au milieu d’un groupe de tours, le Sony Dome est un temple de la consommation et du divertissement.

Sony Dome

Un peu plus loin se trouve le fameux Checkpoint Charlie. Il est devenu une attraction touristique des plus kitch : Currywurst et Trabis à volonté. C’est de là que monte le ballon « Die Welt », qu’on voit de beaucoup d’endroits.

Checkpoint Charlie

Ballon Die Welt

Et je n’ai jamais vu un McDonalds aussi bien placé.

Secteur Américain

Je remarque qu’en plus des panneaux (minuscules) qui balisent le tracé du mur, il y a 2 rangs de pavés au sol qui sont presque plus faciles à suivre.

Tracé du mur de Berlin

Un peu plus loin, le long de la Spree, le mur a été conservé et transformé en galerie d’art à ciel ouvert dans les années 90. Malheureusement les tags ont recouvert et enlaidi les graffitis artistiques. À mesure qu’on s’approche de l’Oberbaumbrücke, un très beau pont avec des tourelles que l’on retrouve souvent sur les cartes postales, le quartier devient plus « alternatif ». Enfin c’est juste un euphémisme pour dire que c’est très crade en fait.

L'Oberbaumbrücke

La Spree depuis l'Oberbaumbrücke

Après le pont, je quitte le tracé du mur pour partir plus au sud vers un grand parc de mon plan, le Treptower Park. J’y trouve une grande pelouse sur laquelle je fais sécher ma tente. J’avais prévu le coup et était parti avec le matin, c’est plus pratique de la faire sécher en plein air qu’une fois revenu dans mon appartement parisien.

Au sud du parc je découvre un autre mémorial soviétique, immense. Une série de bas-reliefs racontent l’histoire de l’Allemagne jusqu’à sa libérations par les russes, ou quelque-chose dans ce goût-là.

Mémorial soviétique du Treptower Park

Mémorial soviétique du Treptower Park

Je me fraye ensuite un chemin jusqu’à l’ancien aéroport de Tempelhof. Sous la pression des Berlinois, il a été ré-ouvert au public sous la forme d’un gigantesque parc où toutes les activités semblent permises. C’est plutôt agréable de rouler sur une piste de décollage.

Tempelhof

Sur la piste d'envol de Tempelhof

En le traversant on se rend compte à quel point il est gigantesque. La piste fait dans les 2km de long. Malgré la quasi-absence d’arbres, les bruits de la ville sont très atténués quand on se trouve au milieu. En tout cas c’est une bonne idée d’avoir gardé cet espace. J’avais gardé de Berlin le souvenir d’une ville assez verte, mais cette fois, en visitant plus en profondeur, je n’ai pas cette impression. Hormis le Tiergarten, il n’y a pas tant de grands espaces verts dans le centre.

Je fais ensuite un tour chez Globetrotter (un peu comme je serai allé au vieux campeur, juste pour voir) et je me dégotte une carte des environs pour aller à Potsdam le lendemain.

Sur le trajet du retour je passe près de la « dent creuse », une église dont le toit a été volontairement laissé troué en souvenir des bombardements. Une partie du bâtiment est toujours recouverte d’échaffaudages. En 2011 elle était entièrement dessous.

Gedachtniskirche

Ensuite au centre du Tiergarten je passe au pied de la colonne de la victoire.

Siegessaüle

Le soir nous dînons dans un restaurant mexicain. Mais la Weissbier est bien allemande, la dernière du voyage.

Le lendemain, dernier jour, je prend la route pour Potsdam. Sur les 40km du trajet, la moitié est en ville et assez peu plaisante sur le grand axe qui traverse Berlin d’Est en Ouest. Ensuite je suis une petite route en forêt un peu plus sympathique. Mais ce n’est qu’en arrivant vraiment à Potsdam que tout devient beau, quand la route se met à longer les lacs.

Sacrow au delà du Wannsee

À Potsdam il y a de nombreux châteaux avec de somptueux jardins. Je commence par traverser celui de Cecilienhof.

Parc de Cecilienhof

Parc de Cecilienhof

Château de Cecilienhof

Je grimpe ensuite à l’assaut du Pfingstberg.

Pfingstberg

Puis je redescend de l’autre côté vers le principal et le plus beaux de tous ces châteaux, calqué sur le Grand Trianon et au nom bien français, Sans Souci.

Château de Sans Souci

Son parc est très joli mais interdit d’y pénétrer à vélo, même en le tenant à la main. Du coup, ne voulant pas trop perdre de temps pour cette visite rapide de Potsdam, je ne profite que brièvement du parc.

Jardin de Sans Souci

Il y a des signes qui ne trompent pas quand à l’inspiration qu’a pu fournir la monarchie absolue française.

Roi soleil à Sans Souci

Je continue en traversant le centre-ville de Potsdam. La rue principale est marquée à l’une de ses extrémités par un arc de triomphe.

Arc de Triomphe à Potsdam

Vers le siège du parlement, car Potsdam, malgré sa proximité de Berlin, est la capitale du Land de Brandebourg, il y a aussi quelques beaux monuments.

Atlas au sommet d'un musée

Nikolaikirche Potsdam

De l’autre côté de la Havel, il me reste un dernier parc à visiter, celui de Babelsberg. C’est celui qui, comme son nom l’indique, a le plus de relief.

Tour dans le parc de Babelsberg

Du jardin on a une belle vue sur le pont de Glienicke. C’était l’un des points de passage entre Berlin Ouest et le territoire de la RDA. Il a aussi été surnommé « pont des espions » parce que c’est là qu’ont eu lieu les échanges d’espions capturés par les 2 camps.

Glienicker Brücke

L’après-midi avançant, je regagne Berlin en S-Bahn et me prépare à prendre le train.

J’emprunte le train de nuit qui roule quotidiennement entre Berlin et Paris. Quelques autres cyclo-voyageurs font de même et le voyage passe vite entre la nuit et les discussions. Je regagne mes pénates sur le coup de 10h du matin, pile 31 jours après être parti.

Voila donc le moment de dessiner une petite carte. Je n’ai pas de traces GPS enregistrée le long du parcours, ça reste donc schématique.

Carte du parcours de Paris à Berlin

Et côté chiffres ça donne :

– 31 jours et 31 nuits de vacances
– 27 étapes de vélo pour un total d’environ 2400km
– 4 jours de visite dont un à Hambourg, un à Copenhague et 2 à Berlin
En incluant les visites le compteur a fait un bond d’environ 2600km.

– Étape la plus longue : 144km de Copenhague à Lomma (Suède)
– Étape la plus courte : 55km de Goldenstedt à Brême
– Étape la plus rapide : 20.6km/h de Rumegies à Gand (3ème jour)
– Étape la plus lente : non représentatif car ce sont des jours où j’ai beaucoup tenu le vélo à la main en ville

– Longueur moyenne d’une étape en groupe : 75km
– Longueur moyenne d’une étape tout seul : 109km
– Vitesse moyenne sur une étape en groupe : 16.66km/h
– Vitesse moyenne sur une étape tout seul : 18km/h

10 ferries et bacs empruntés.

Sinon les chiffres ça se prête à faire des petits diagrammes.

Nombre d'étapes par nombre de participants

Nuits par pays et mode d'hébergement

Je dis pour simplifier que je suis allé en vacances au Danemark alors que c’est de loin en Allemagne que j’ai passé le plus de temps.

 

 

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4 réflexions sur “Berlin

  1. Et bien bravo pour ce beau voyage. Petite idée d’amélioration des statistiques : utiliser deux camemberts pour en faire des roues et dessiner un vélo. Ça serait dans le thème.

  2. Merci Sylvain pour ces récits. j’adore toujours te lire. Et le petit plaisir d’avoir fait partie du récit rend la chose encore plus vivante et plaisante cette fois-ci 😉
    Et tes stats, j’adore 😀 surtout l’étape à 7 😉 qui n’a pas dû peu jouer dans la chute de moyenne kilométrique journalière entre jours seuls et jours en groupe 😉
    On se la fait cette soirée nordique ?

    • Bien rentrés de Rostock ou Copenhague et apparemment ravis. J’ai hâte de revoir tout le monde parce qu’on n’a pas encore trouvé le temps de se re-raconter tout ça et de regarder toutes les photos.

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