Entre Champagne et Brie Champenoise

N’ayant pas envie de passer un dimanche ensoleillé à Paris, j’ai une fois de plus mit le cap vers la campagne en prenant le premier train du matin pour Épernay. En cette saison les vignes sont particulièrement verdoyantes alors je me suis dit que les vignobles de Champagne seraient un bon point de départ.

Épernay est une petite ville alors on en sort relativement rapidement. Les villages de la vallée sont toutefois assez rapprochés et ce n’est qu’en quittant celle-ci et en m’élevant vers l’église de Chavot-Courcourt que je commence à rouler au milieu des vignes.

Le village de Moussy

Le raidillon pour atteindre l’église est vraiment pentu, mais heureusement fort bref. À partir de là, la vue est bien dégagée sur les coteaux et je roule sur un joli balcon, très fréquenté également par les joggeurs.

Église de Chavot-Courcourt

Épernay au loin sommeille déjà dans une brume de chaleur.

Vue sur Épernay

La zone a un relief très marquée puisqu’elle marque un dénivelé brutal entre le plateau Briard à l’Ouest et la plaine de Champagne à l’Est. Les vallées qui pénètrent le plateau et dont les coteaux sont couverts de vignes ne sont pas sans rappeler les reculées jurassiennes, les falaises en moins (quoi qu’il y en a des toutes petites).

Vignobles de Champagne

À Morangis je me hisse enfin sur le plateau Briard couvert d’une épaisse forêt. Les premières routes du plateau sont donc de très agréables routes forestières, bien ombragées et bordées de fougères. De plus, le bord du plateau est quasiment son point le plus élevé, donc ça descend en faux-plat en s’en éloignant vers l’Ouest. Que du bonheur quoi.

Route dans le bois d'Argensolle

Cette partie de la vaste région de la Brie est appelée Brie des étangs. Ceux-ci sont disséminés dans la forêt car c’est aussi une des portions les plus boisées du plateau.

Étang de Charmoye

J’atteins rapidement le village de Montmort-Lucy. Il est dominé par un château en brique avec un toit pyramidale couvert de tourelles, fenêtres, cheminées et clochetons.

Château de Montmort-Lucy

Je continue de descendre la vallée du Surmelin et tombe un peu plus loin sur les restes de l’abbaye d’Orbais. Il ne reste de ses bâtiments que le chevet de l’église abbatiale. L’église est tronquée juste devant le transept.

Abbaye d'Orbais

La vallée du Surmelin se couvre parfois de vignes sur son versant Nord (exposé au Sud) et le plateau au sommet est toujours couvert de forêt.

Vallée du Surmelin vers Baulne-en-Brie

Dans les environs de Condé-en-Brie, la vigne cède définitivement la place aux cultures céréalières. Au confluent du Surmelin et de la Dhuis, Condé est un petit village agréable avec en son centre une belle halle.

Halle de Condé-en-Brie

De l’autre côté de la Dhuis se trouve le discret château des princes de Condé.

Château de Condé

La Dhuis à Condé-en-Brie

Le village de Condé en Brie

Après Condé, je m’attaque à nouveau à l’ascension du plateau Briard, ce qui représente environ 140m de dénivelée positive. Assez vite je croise l’aqueduc de la Dhuis qui part non loin et alimente Paris en eau potable. Je m’arrête pour pique-niquer dans les environs de Courboin après environ 50km. Puis j’effectue un premier ravitaillement en eau au cimetière de Viffort, où l’eau est parait-il meilleure que celle douteuse de la fontaine du village.

Même sur le plateau, ce n’est guère plat, je redescends croiser le Ru du Dolloir à Essises puis le Ru de Vergis un peu plus loin, tous deux affluents directs de la Marne. Le plateau, moins boisé qu’au départ offre de moins en moins d’ombre.

Champ de blé vers Bassevelle

C’est avec plaisir que j’accueille la descente en forêt dans la vallée du Petit Morin.

Orly-sur-Morin

Évidemment il faut remonter aussitôt de l’autre côté, mais heureusement toujours en forêt. Je suis assez surpris du relief de la zone puisqu’il faut pas moins de 3 épingles à cheveux avant d’atteindre à nouveau le plateau.

Je poursuis jusqu’à la butte de Doue, une butte témoin s’élevant une cinquantaine de mètres au dessus du plateau, dominée par une église isolée et quelques arbres centenaires.

Butte de Doue

L’église est entourée d’un cimetière et je peux refaire le plein d’eau une dernière fois. La vue du sommet s’étend sur les cultures environnantes et fait ressortir le damier des champs et des bois.

Panorama de la butte de Doue

Je rattrape ensuite des routes connues qui m’amènent à Crécy-la-Chapelle dans la vallée du Grand Morin. Cette petite ville se surnomme un peu pompeusement la « Venise  Briarde » à cause des quelques canaux, ou brassets, pleins d’algues qui la traversent.

Beffroi de Crécy-la-Chapelle

Brasset du Grand Morin

J’emprunte un chemin dans la vallée jusqu’au bourg suivant, Villiers-sur-Morin et m’arrête pour une dernière portion de fruits secs au pied d’un Ginkgo Biloba plantée pour le bicentenaire de la révolution.

Ginkgo Biloba de Villiers-sur-Morin

Il me faut bien ça pour affronter l’ultime montée de cette balade pour sortir de la vallée du Grand Morin. Le plus désagréable dans cette montée c’est que le trafic se fait plus dense vu la proximité de l’agglomération parisienne. D’ailleurs à peine arrivé sur le plateau je traverse l’autoroute A4 puis les 2 villes champignon de Bailly-Romainvilliers et Serris. Il y a bien quelques aménagements cyclables mais ça reste des trottoirs partagés avec des bordures à franchir et des accès à angle-droit, rien de bien agréable.

De plan d’eau en mini-centre-ville idéalisé je finis par atteindre la gare de Marne-la-Vallée. J’appréhendais un peu une arrivée à vélo dans cette ville nouvelle conçue pour l’automobile mais c’est finalement très facile. Je trouve juste étonnant de devoir passer les portiques de sécurité de Disneyland (2 fois) pour atteindre la gare. Je suis le seul à vélo parmi les touristes sur la vaste esplanade située entre le parc Disneyland et le Disney village.

Place de la gare de Chessy

Malgré la file d’attente pour prendre un ticket de RER parce que je suis arrivé en même temps que le flot de passagers d’un TGV, l’option de rentrer par là est un gain de temps énorme par rapport à un retour par une gare parisienne qui me contraint habituellement à 30min de vélo supplémentaires pour rentrer chez-moi. Là, je peux m’arrêter à 5min de chez-moi.

L’itinéraire est approximativement parallèle à la vallée de la Marne, à quelques kilomètres au Sud et présente un fort dénivelé pour la région: entre 840 et 1150m de D+ selon les sites (bikemap.net et openrunner) pour une distance totale de 125km.

Profil Epernay-Disneyland (source Openrunner)Cliquez pour voir le tracé complet.

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