Balades dans le Diois

Pendant le week-end étendu de l’ascension, je suis allé en famille dans les pré-alpes de la Drôme, au pied du Vercors, dans le Diois. Nous étions basés au lieu-dit Les Gallands entre Châtillon et Luc.

Verger derrière les Gallands

Le hameau étant un cul de sac, il est bien situé pour partir dans la nature. On trouve dans la forêt une orchidée rare et protégée : le sabot de Vénus.

Sabots de Vénus

Rochers dans la forêt des Gallands

Au nord, à quelques kilomètres à peine, le Vercors se termine abruptement sur les hautes falaises du Glandasse.

Falaises du Glandasse

Pendant une journée nous avons descendu la Drôme en canoë, entre Pont de Quart et Saillans. Le lendemain nous sommes montés à l’assaut du Glandasse en partant de l’abbaye de Valcroissant.

La montée est d’abord en forêt et passe par plusieurs petits cols. La vue reste limitée par les petites crêtes qui forment les contreforts du Vercors et qui ne sont percées que d’étroites cluses.

Combe de Valcroissant

Die à travers le pas de la roche

Enfin le chemin se heurte à la falaise du Glandasse, qu’il longe par un magnifique balcon.

Balcon du Glandasse

La falaise est franchie dans la molasse du « comptoir à mouton », une petite brèche étroite.

Le comptoir à moutons

À partir de là, les feuillus cèdent la place aux résineux et s’espacent de plus en plus à mesure qu’on approche du plateau. Là-haut on commence à voir plus de faune sauvage, chamois, bouquetins, marmottes et vautours.

Une femelle bouquetin, ou étagne

Le plateau alterne des espaces herbus et des éboulis. Les pins sont dispersés ça et là. L’herbe est rase et la neige n’a fondu que très récemment. D’ailleurs, à l’ombre des pins et à l’abri du vent il reste des plaques de neige.

Combe herbue du plateau du Glandasse

Eboulis du Glandasse

Un sentier de Grande Randonnée traverse le plateau mais est très peu marqué. Du coup rien ne vient rompre l’aspect sauvage de cette crête. Nous grimpons jusqu’au sommet du Dôme, ou Pié Ferré, le point culminant du Glandasse à 2041m. Au Sud, les falaises et les nuages donnent une impression de bout du monde.

Montagne de Glandasse vers le sud

Au Nord, les plateaux du Vercors s’étendent beaucoup plus loin.

Montagne du Glandasse vers le nord

À l’Est on domine les falaises du cirque d’Archiane. Avec moins de nuage, la vue s’étendrait jusqu’au Grand Veymont, point culminant du Vercors.

Cirque d'Archiane

En redescendant au comptoir à moutons, nous pouvons apercevoir quelques bouquetins en pleine falaise.

Bouquetins au comptoir à moutons

On voit mieux le balcon que nous avons emprunté à l’aller, juste au pied de la falaise.

Balcon du Glandasse

Ce n’est qu’après être suffisamment descendus que nous pouvons voir l’abbaye de Valcroissant, presque juste à nos pieds alors qu’il reste encore 600m à descendre (sur un total de 1460m).

Abbaye de Valcroissant

D’une ouverture dans la dense forêt de feuillus que nous avons retrouvé à partir du comptoir à moutons, nous nous retrouvons dominés par les impressionnantes falaises du rocher de Peyrole.

Falaises du Glandasse

Le lendemain nous allons explorer d’autres sites naturels du Diois. D’abord le marais des Bouligons avec un sentier récemment réaménagé par le conseil général de la Drôme.

Marais des Bouligons

Le marais est le dernier vestige d’un lac qui s’est formé dans la Haute vallée de la Drôme suite à l’effondrement du Claps en 1442 et qui a été asséché au début du XIXeme siècle.

Haute vallée de la Drôme

Nous nous arrêtons d’ailleurs au Claps pour voir l’impressionnant éboulement de rochers et la dalle ainsi mise à nue sur le flanc du pic de Luc.

Le Claps

Plus tard dans la journée nous sommes allés au pied du Vercors, près du hameau de Borne sur la commune de Glandage.

Le pied du Vercors à Borne

Un petit sentier en forêt mène en 2 kilomètres aux Sucettes de Borne, des formations calcaires spectaculaires, dressées en travers de la vallée.

Arrivée aux sucettes de Borne

Une piste carrossable y mène aussi, c’est d’ailleurs dommage que les grimpeurs viennent se garer au pied des sucettes au lieu de faire l’effort de cette très courte marche d’approche.

Sucettes de Borne

Sucettes de Borne

Non loin de là, la route du col de Grimone passe dans de très belles gorges. Ça donne envie de revenir flâner à vélo cette fois.

Je reste impressionné par la desserte ferroviaire de cette partie reculée de la Drôme. À 23h le dimanche soir j’ai pu prendre un train de nuit direct jusqu’à Paris depuis le village de Luc.

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