Caen – Chartres

Ce weekend je suis parti avec un petit groupe d’amis pour une traversée du Calvados et de l’Orne à vélo. Nous sommes partis de Caen. Un régional de l’étape s’est joint à nous pour la première journée après nous avoir offert un café à notre descente du train.

Le début de la journée est une mise en jambe facile par 20 kilomètres de voie verte dans la vallée de l’Orne. Le balisage démarre même dans le centre-ville de Caen. Entre deux rideaux d’arbres nous ne nous rendons même pas compte que nous sortons de la ville, nous sommes tout de suite dans la nature.

L'Orne en amont de Caen

Il se met à pleuvoir assez rapidement et nous trouvons un abri le long de la voie où d’autres cyclistes attendent déjà que l’averse passe. Nous repartons lors d’une accalmie mais le ciel reste très chargé.

Paysage des environs de la voie verte de l'Orne

La voie verte s’arrête brutalement sur un ancien tunnel coupant un méandre de la rivière. Son prolongement est prévu mais pas avant de nombreux mois voire quelques années. Il ne reste que cet obstacle pour arriver à Thury-Harcourt.

Nous pique-niquons sous le porche de la mairie après nous être ravitaillés à la boulangerie et l’épicerie du village. En rejoignant la rivière nous trouvons son château abandonné.

Château de Thury-Harcourt

À partir de là nous sommes en Suisse Normande et, comme son nom l’indique, il commence à y avoir du relief. Après avoir traversé l’Orne au pont de la Mousse nous gagnons 200m d’altitude.

L'Orne au Pont de la Mousse

Village de Suisse Normande

Au dessus du Pain de Sucre, une aire de décollage pour les parapentes,  il y a une jolie vue sur le village de Clécy.

Belvédère au dessus de Clécy

La forêt couvre les versants mais les barres rocheuses émergent et donnent son côté « Suisse » à la région.

Belvédère au dessus de Clécy

Nous redescendons ensuite au niveau de l’Orne et au village de Pont-d’Ouilly avant de remonter jusqu’aux roches d’Oëtre un des sites les plus emblématiques du coin. Il se met à pleuvoir copieusement et nous nous abritons dans la boutique/office de tourisme/salle d’exposition de ce « Disneyland » de la Suisse Normande (l’expression n’est pas de moi). Il y a un vernissage avec force cidre, poiré, pâtés et teurgoule. Je ne suis pas mécontent de revenir en Normandie au moins pour cette dernière !

Quand la pluie se calme, le belvédère laisse mieux apprécier la vallée sauvage que surplombent les roches.

Vue des roches d'Oëtre

Vue des roches d'Oëtre

Les 25 derniers kilomètres la pluie nous rattrape et ne nous laisse plus de répit. Nous atteignons Falaise heureux de constater que le camping dispose d’un endroit abrité où manger.

La ville et surtout le camping sont dominés par un gros château fort. Le centre-ville aurait gagné une visite plus approfondie mais il a plu toute la soirée et le lendemain je n’y ai plus pensé.

Château de Falaise

Le deuxième jour nous roulons sous le soleil ou en tout cas de belles éclaircies. Le vent nous est plus favorable que la veille à mesure que nous obliquons vers l’Est.

Nous pensions aller à Bière mais le village a changé son orthographe pour Bierre.

Vieux panneaux dans l'Orne, Bière 1,4km

Nous nous ravitaillons à Trun avant de longer une départementale que les panneaux touristiques appellent « couloir de la mort » en référence à une bataille de la seconde guerre mondiale.

À Chambois on trouve un donjon imposant.

Donjon de Chambois

Quelques kilomètres plus loin nous passons devant le château renaissance de Bourg-St-Léonard.

Château de Bourg-St-Léonard

À proximité du Haras du Pin, le département déploie force panneaux pour mentionner ses financements de la rénovation du site pour des championnats européens d’équitation qui auront lieu à la fin de l’été.

À l'entrée du Haras du Pin

Cette partie du trajet dans le bocage est plutôt agréable. Les villages sont jolis et les châteaux nombreux.

Église d'Almenêches

Château de Médavy

Les jardins du château de Médavy, puis du château d’O (drôle de nom) étant fermés, nous pique-niquons dans le chemin enherbé d’une ferme.

Château d'O

L’après-midi nous attaquons LA bosse de la journée puisque nous grimpons à l’assaut du massif forestier d’Écouves. Après le Mont des Avaloirs (où je suis passé en 2011) il forme le deuxième point culminant du massif armoricain. Notre point de passage le plus haut dans cette forêt est le carrefour de la croix de Médavy (391m), marqué par un char d’assaut.

Char de la croix de Médavy

De là nous nous élançons dans une belle descente quasi rectiligne en direction de l’Est, donc vent dans le dos, ce qui ne gâche rien.

Traversée de la forêt d'Écouves

De temps à autre une échappée entre les arbres laisse voir les collines et le bocage normand qui s’étend au nord.

Vue depuis la forêt d'Écouves

Nous atteignons ensuite Sées où un des membres de notre groupe nous a devancé en évitant la forêt et son relief. La ville n’est pas grande mais est malgré-cela siège de l’évêché et a donc une grande cathédrale gothique à l’histoire mouvementée. Ça nous a fait rire de lire qu’un évêque avait malencontreusement mis le feu à la cathédrale en voulant en chasser des intrus et c’était bien fait remonter les bretelles par le pape.

Cathédrale Notre-Dame de Sées

Bâtiment du chapitre de Sées

Nous continuons encore une vingtaine de kilomètres pour atteindre le Mêle-sur-Sarthe où nous passons la nuit. Cette fois nous pouvons dîner dehors abrités du vent. Le camping est à côté d’un plan d’eau artificiel où se tenait un enduro de pêche à la carpe, une compétition de 72h qui attirait une foule de pêcheurs sur tout le pourtour du lac.

Le lendemain nous déjeunons et partons au sec mais la pluie ne met guère plus de 500m avant de démarrer à 8h30 du matin. Elle ne cessera vraiment qu’aux alentours de 15h.

Nous démarrons sur une voie verte non revêtue pendant une vingtaine de kilomètres. Puis au premier village nous nous arrêtons au cimetière pour nettoyer les vélos qui crissent sous la boue amassée. Le reste de la journée nous roulons sur route. Nous passons par l’énorme basilique de La Chapelle Montligeon, pourtant un village minuscule.

Basilique de la Chapelle Montligeon

Nous pénétrons ensuite dans le parc naturel du Perche par de belles routes dans de grandes forêts de hêtres. L’emblème du parc naturel est le percheron. Un de ceux-ci a partagé nos derniers abricots secs.

Percheron

Nous pique-niquons sous le porche de la mairie de la Ferté-Vidame. Décidément ça devient une habitude les porches de mairie. Le village est bordé par un énorme château renaissance en ruine et son parc. J’y reviendrais un jour de beau temps car ça m’a parut plutôt impressionnant.

De là nous avalons les 47 derniers kilomètres à grande vitesse. Il n’y a presque plus de relief et le vent nous pousse résolument vers l’Est. Nous atteignons Chartres guère plus d’une heure après que la pluie ait cessé.

Cathédrale de Chartres

Voila le parcours de ces 3 jours dépaysants et humides à travers la Basse-Normandie :

Parcours Caen-Chartres

 

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