Balade en vallée de Chevreuse

Dimanche dernier je suis parti en balade en vallée de Chevreuse. Le point de départ était fixé à St-Rémy-les-Chevreuse, terminus du RER B un peu avant midi. Plutôt que d’emprunter le RER, j’ai rejoint le point de rendez-vous à vélo en partant de Rambouillet. Ça m’a permis de traverser la haute vallée de Chevreuse que je ne connaissais pas encore.

J’ai donc rallié la gare Montparnasse dès potron-minet, confiant dans le fait d’aller monter dans un train aussi vide que les rues de Paris à cette heure. Mais le TER s’est trouvé en réalité plein comme un œuf et sortir le vélo du train à Rambouillet n’a pas été une mince affaire.

Mes premiers coups de pédale étaient dans le parc du château de Rambouillet. Il est très agréable et ombragé avec un grand plan d’eau qui forme plusieurs canaux.

Canal dans le parc du château de Rambouillet

Statue de cerf à Rambouillet

Le château pour sa part n’est pas très grand, surtout vu du fond des perspectives du parc.

Château de Rambouillet

Carte du centre de Rambouillet

Après avoir retraversé le centre-ville de Rambouillet, je me suis rapidement retrouvé dans un morceau de son immense forêt domaniale. La petite zone que j’ai traversé sur une belle piste cyclable s’appelle la Forêt Verte.

Piste cyclable de la forêt verte

J’ai atteint l’entrée de la vallée de Chevreuse à Auffargis. À partir de là j’ai croisé une foule de cyclistes du dimanche, en groupes ou seuls, toujours en lycra bardés de sponsors. Il faut dire que 10h du matin c’était l’heure la plus propice à en croiser.

La forêt reste omniprésente dans la partie de la vallée dite des Vaux de Cernay. Il n’y a pas d’habitations hormis une ancienne abbaye qui sert de lieu de réception.

Genêts dans une ancienne sablière

La petite rivière du Ru des Vaux coule ensuite dans un goulet parsemé de blocs de grès et forme des petites cascades. Le sous-bois prend des airs de Fontainebleau.

Cahos rocheux des Vaux de Cernay

Après ce passage je suis arrivé dans une zone plus ouverte, avec d’avantage de champs et d’habitations. Mais c’est surtout les châteaux qui ont commencé à parsemer le paysage.

J’ai fait d’abord un crochet par le château de Senlisse, assez discret au milieu de la verdure.

Château de Senlisse

Au village suivant, le château de Dampierre tombe dans l’excès inverse et ne passe pas inaperçu.

Château de Dampierre-en-Yvelines

J’ai traversé ensuite le village de Chevreuse, qui a donné son nom à la vallée. La rivière n’est pas la Chevreuse comme on pourrait s’y attendre mais l’Yvette. Le village est surplombé par la forteresse médiévale de la Madeleine.

Forteresse de la Madeleine

J’ai atteint St-Rémy après une approche de 30km depuis Rambouillet, 40 en comptant le trajet jusqu’à la gare Montparnasse. J’ai attaché le vélo à la gare et j’ai attendu les autres randonneurs qui sont arrivés peu après. Les alentours de la gare grouillaient déjà de randonneurs partant dans toutes les directions, j’imagine à quel point Fontainebleau a du être fréquentée ce week-end également.

Nous sommes partis à pied vers le sud, sur un chemin empruntant la plate-forme d’une ancienne voie ferrée puis nous avons atteint le plateau et la forêt a laissé place à des champs de blé et d’orge sans un poil d’ombre pour se protéger du soleil. À midi nous avons pique-niquez à proximité du château de Breteuil.

Château de Breteuil

Les plus observateurs remarqueront que ce château apparaît très brièvement derrière le président Salengro dès les premières secondes du générique du faux journal télévisé Groland. Étant donné que le château se trouve à côté du village de Boullay-les-Troux, un nom à consonance grolandaise, ça parait normal.

Breteuil dans Groland

Nous avons continué en longeant un des murs du parc du château avant de pouvoir revenir vers le nord et le village de Chevreuse. Auparavant à Choisel nous sommes passés près d’un lavoir avant de remonter par un raide sentier que des adeptes de VTT étaient en train de balayer. L’idée de balayer un chemin forestier m’a parue un peu saugrenue.

Lavoir de Choisel

Nous avons ensuite retraversé une partie du plateau, boisée cette fois.

Chemin forestier vers Chevreuse

Au milieu de la forêt, un petit groupe de bâtiments dans un jardin bien entretenu autour d’un château sert essentiellement à des cérémonies de mariage, dont une se déroulait ce jour-là.

Maison dans la forêt à Méridon

Après une courte descente nous avons enfin débouché sur le village de Chevreuse. Je ne m’y étais pas vraiment attardé à vélo, mais cette fois, à pied, nous prenons plus de temps pour le visiter. La forteresse est impressionnante quand on arrive d’en face.

Forteresse de la Madeleine dominant Chevreuse

Nous sommes montés jusqu’à la forteresse qui sert de maison du parc pour le Parc Naturel Régional de la Haute-Vallée de Chevreuse. La tour des Gardes est la partie la mieux conservée (ou la mieux remise en état) du bâtiment.

Tour des Gardes, forteresse de la Madeleine

Au centre de la cour engazonnée il y a un gros corps de logis fortifié.

Cour de la forteresse de la Madeleine

Sur un morceau de rempart on peut monter et avoir une vue sur le village et la vallée. On distingue la gare RER à 2.5km de là et encore plus loin les tours blanches des cités des Ullis. Bref, la région parisienne se rappelle à notre bon souvenir ! Si on garde les yeux sur le centre du village (enfin un village de 6000 habitants quand-même), on conserve l’impression d’être en pleine campagne. Ce qui est pas mal à seulement 30km du boulevard périphérique.

Chevreuse au pied de sa forteresse

Le centre de Chevreuse n’est pas spécialement joli mis à part la rue des tanneries qui longe un canal de dérivation de l’Yvette enjambé par de nombreux petits ponts.

Canal à Chevreuse

Nous avons ensuite rallié la gare RER de St-Rémy d’où tout le monde est reparti en train sauf moi. J’ai récupéré mon vélo et je suis rentré dessus jusqu’à Paris. D’abord en longeant la vallée de l’Yvette jusqu’à Massy. Dès St-Rémy, la vallée n’avait plus rien de rural et je n’ai fait que traverser des villes de banlieue contiguës. Mais les petites routes que j’ai trouvé étaient plutôt calmes. J’ai failli me perdre à Massy mais j’ai finalement récupéré la coulée verte des voies du TGV Atlantique. Ce n’est pas une piste cyclable que je trouve très agréable (il y a du relief, des chicanes en nombre et c’est partagé avec une foule de piétons) mais au moins il n’y a pas à réfléchir à l’itinéraire.

Dernier château de la journée, la coulée verte laisse une belle perspective sur le parc et le château de Sceaux.

Parc et château de Sceaux

Peu après Sceaux, une fois en terrain à peu près connu, j’ai quitté la voie verte pour emprunter quelques grandes rues et rejoindre Paris un peu plus à l’Est que la porte de Vanves. Résultat, je suis rentré dans Paris par sa seule poterne, la poterne des Peupliers (qui sous ce nom charmant cache comme les autres un simple pont en béton du périphérique). J’étais à court d’eau depuis quelques kilomètres mais j’ai pu refaire le plein au siège d’Eau de Paris dans la rue de Tolbiac. Il y avait la queue pour les robinets d’eau pétillante mais pas pour l’eau plate qui me convenait bien.

Le retour à vélo depuis St-Rémy a fait 45km.

Parcours à vélo complet de Rambouillet à Montreuil (la vallée de l’Yvette ressort très nettement sur la photo aérienne) :

Parcours Rambouillet - Montreuil

Balade à pied autour de Chevreuse :

Carte de la randonnée à Chevreuse

 

 

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Caen – Chartres

Ce weekend je suis parti avec un petit groupe d’amis pour une traversée du Calvados et de l’Orne à vélo. Nous sommes partis de Caen. Un régional de l’étape s’est joint à nous pour la première journée après nous avoir offert un café à notre descente du train.

Le début de la journée est une mise en jambe facile par 20 kilomètres de voie verte dans la vallée de l’Orne. Le balisage démarre même dans le centre-ville de Caen. Entre deux rideaux d’arbres nous ne nous rendons même pas compte que nous sortons de la ville, nous sommes tout de suite dans la nature.

L'Orne en amont de Caen

Il se met à pleuvoir assez rapidement et nous trouvons un abri le long de la voie où d’autres cyclistes attendent déjà que l’averse passe. Nous repartons lors d’une accalmie mais le ciel reste très chargé.

Paysage des environs de la voie verte de l'Orne

La voie verte s’arrête brutalement sur un ancien tunnel coupant un méandre de la rivière. Son prolongement est prévu mais pas avant de nombreux mois voire quelques années. Il ne reste que cet obstacle pour arriver à Thury-Harcourt.

Nous pique-niquons sous le porche de la mairie après nous être ravitaillés à la boulangerie et l’épicerie du village. En rejoignant la rivière nous trouvons son château abandonné.

Château de Thury-Harcourt

À partir de là nous sommes en Suisse Normande et, comme son nom l’indique, il commence à y avoir du relief. Après avoir traversé l’Orne au pont de la Mousse nous gagnons 200m d’altitude.

L'Orne au Pont de la Mousse

Village de Suisse Normande

Au dessus du Pain de Sucre, une aire de décollage pour les parapentes,  il y a une jolie vue sur le village de Clécy.

Belvédère au dessus de Clécy

La forêt couvre les versants mais les barres rocheuses émergent et donnent son côté « Suisse » à la région.

Belvédère au dessus de Clécy

Nous redescendons ensuite au niveau de l’Orne et au village de Pont-d’Ouilly avant de remonter jusqu’aux roches d’Oëtre un des sites les plus emblématiques du coin. Il se met à pleuvoir copieusement et nous nous abritons dans la boutique/office de tourisme/salle d’exposition de ce « Disneyland » de la Suisse Normande (l’expression n’est pas de moi). Il y a un vernissage avec force cidre, poiré, pâtés et teurgoule. Je ne suis pas mécontent de revenir en Normandie au moins pour cette dernière !

Quand la pluie se calme, le belvédère laisse mieux apprécier la vallée sauvage que surplombent les roches.

Vue des roches d'Oëtre

Vue des roches d'Oëtre

Les 25 derniers kilomètres la pluie nous rattrape et ne nous laisse plus de répit. Nous atteignons Falaise heureux de constater que le camping dispose d’un endroit abrité où manger.

La ville et surtout le camping sont dominés par un gros château fort. Le centre-ville aurait gagné une visite plus approfondie mais il a plu toute la soirée et le lendemain je n’y ai plus pensé.

Château de Falaise

Le deuxième jour nous roulons sous le soleil ou en tout cas de belles éclaircies. Le vent nous est plus favorable que la veille à mesure que nous obliquons vers l’Est.

Nous pensions aller à Bière mais le village a changé son orthographe pour Bierre.

Vieux panneaux dans l'Orne, Bière 1,4km

Nous nous ravitaillons à Trun avant de longer une départementale que les panneaux touristiques appellent « couloir de la mort » en référence à une bataille de la seconde guerre mondiale.

À Chambois on trouve un donjon imposant.

Donjon de Chambois

Quelques kilomètres plus loin nous passons devant le château renaissance de Bourg-St-Léonard.

Château de Bourg-St-Léonard

À proximité du Haras du Pin, le département déploie force panneaux pour mentionner ses financements de la rénovation du site pour des championnats européens d’équitation qui auront lieu à la fin de l’été.

À l'entrée du Haras du Pin

Cette partie du trajet dans le bocage est plutôt agréable. Les villages sont jolis et les châteaux nombreux.

Église d'Almenêches

Château de Médavy

Les jardins du château de Médavy, puis du château d’O (drôle de nom) étant fermés, nous pique-niquons dans le chemin enherbé d’une ferme.

Château d'O

L’après-midi nous attaquons LA bosse de la journée puisque nous grimpons à l’assaut du massif forestier d’Écouves. Après le Mont des Avaloirs (où je suis passé en 2011) il forme le deuxième point culminant du massif armoricain. Notre point de passage le plus haut dans cette forêt est le carrefour de la croix de Médavy (391m), marqué par un char d’assaut.

Char de la croix de Médavy

De là nous nous élançons dans une belle descente quasi rectiligne en direction de l’Est, donc vent dans le dos, ce qui ne gâche rien.

Traversée de la forêt d'Écouves

De temps à autre une échappée entre les arbres laisse voir les collines et le bocage normand qui s’étend au nord.

Vue depuis la forêt d'Écouves

Nous atteignons ensuite Sées où un des membres de notre groupe nous a devancé en évitant la forêt et son relief. La ville n’est pas grande mais est malgré-cela siège de l’évêché et a donc une grande cathédrale gothique à l’histoire mouvementée. Ça nous a fait rire de lire qu’un évêque avait malencontreusement mis le feu à la cathédrale en voulant en chasser des intrus et c’était bien fait remonter les bretelles par le pape.

Cathédrale Notre-Dame de Sées

Bâtiment du chapitre de Sées

Nous continuons encore une vingtaine de kilomètres pour atteindre le Mêle-sur-Sarthe où nous passons la nuit. Cette fois nous pouvons dîner dehors abrités du vent. Le camping est à côté d’un plan d’eau artificiel où se tenait un enduro de pêche à la carpe, une compétition de 72h qui attirait une foule de pêcheurs sur tout le pourtour du lac.

Le lendemain nous déjeunons et partons au sec mais la pluie ne met guère plus de 500m avant de démarrer à 8h30 du matin. Elle ne cessera vraiment qu’aux alentours de 15h.

Nous démarrons sur une voie verte non revêtue pendant une vingtaine de kilomètres. Puis au premier village nous nous arrêtons au cimetière pour nettoyer les vélos qui crissent sous la boue amassée. Le reste de la journée nous roulons sur route. Nous passons par l’énorme basilique de La Chapelle Montligeon, pourtant un village minuscule.

Basilique de la Chapelle Montligeon

Nous pénétrons ensuite dans le parc naturel du Perche par de belles routes dans de grandes forêts de hêtres. L’emblème du parc naturel est le percheron. Un de ceux-ci a partagé nos derniers abricots secs.

Percheron

Nous pique-niquons sous le porche de la mairie de la Ferté-Vidame. Décidément ça devient une habitude les porches de mairie. Le village est bordé par un énorme château renaissance en ruine et son parc. J’y reviendrais un jour de beau temps car ça m’a parut plutôt impressionnant.

De là nous avalons les 47 derniers kilomètres à grande vitesse. Il n’y a presque plus de relief et le vent nous pousse résolument vers l’Est. Nous atteignons Chartres guère plus d’une heure après que la pluie ait cessé.

Cathédrale de Chartres

Voila le parcours de ces 3 jours dépaysants et humides à travers la Basse-Normandie :

Parcours Caen-Chartres

 

Beffrois et champs de batailles picards

Pour un petit week-end ensoleillé je suis parti à vélo d’Abbeville, là où je m’étais arrêté en août l’année dernière.

La petite vallée qui monte vers St-Riquier est longée par une voie verte, la traverse du Ponthieu, que j’ai suivi en partie. La route serpente au milieu des élevages bovins. Ça sent un peu la bouse mais c’est moins désagréable que les pots d’échappement.

À St-Riquier je complète ma collection de beffrois classés.

Beffroi de St-Riquier

Il y a aussi une énorme abbaye médiévale.

Abbaye de St-Riquier

Une fois le plateau au dessus de St-Riquier atteint, il n’y a plus que de la grande culture, les élevages restent cantonnés aux vallées.

À Doullens un deuxième beffroi m’attend.

Beffroi de Doullens

Les maisons de toutes les villes et villages sont en briques. La pierre ne sert que pour les édifices importants.

Maison à Doullens

Encore quelques kilomètres vers le nord-est et j’atteins Lucheux. Le beffroi de Lucheux ressemble plus à une porte et une plaque indique que cette tour gardait la route qui va d’Arras au Crotoy.

Beffroi de Lucheux

Après Lucheux, dans les confins de l’Artois, les raidillons se succèdent à chaque vallée. En milieu d’après-midi j’arrive au parc mémorial Terre-Neuvien de Beaumont-Hamel. Il est la propriété du gouvernement du Canada et commémore le combat mené par un régiment terre-neuvien le 1er juillet 1916, premier jour de la bataille de la Somme. L’offensive a été un désastre et presque tout le régiment a péri. L’emblème de ce régiment était le caribou.

Caribou du mémorial Terre-Neuvien

Noms des membres du régiment Terre-Neuvien

Les tranchées ont été préservées dans le parc et forment un réseau complexe aussi bien côté britannique (Terre-Neuve était alors un dominion britannique) qu’allemand. Le parc constitue le plus grand fragment du champ de la bataille de la Somme conservé en l’état.

Tranchée britannique

Tranchée allemande

Quelques moutons participent à l’entretien du site et seul un cheminement bien délimité est accessible au public.

Moutons du mémorial Terre-Neuvien

De l’autre côté de la vallée de l’Ancre, à peine 3 kilomètres plus loin, se dresse un autre mémorial : la tour d’Ulster, dédiée aux combattants irlandais. Elle est la réplique d’une tour située à Belfast.

Tour d'Ulster

Depuis un peu avant Doullens je rencontre un cimetière militaire britannique dans presque chaque village. Presque à chaque fois une pierre est gravée de la phrase « Their names liveth for evermore ». Mais c’est à Thiepval que se trouve le plus grand monument dédié aux combattants français et britanniques de la bataille de la Somme. C’est même le plus grand monument britannique en France. C’est un énorme arc de triomphe sur les murs duquel sont gravés les noms de quelques 73000 soldats disparus.

Mémorial de Thiepval

Noms sur le mémorial de Thiepval

Tout ça fait bien réaliser l’ampleur du gâchis qu’a été la première guerre mondiale. La bataille de la Somme seule a fait presque un demi million de morts en 5 mois et le front n’a bougé que d’une dizaine de kilomètres.

Dans le village suivant se trouve un monument en hommage aux soldats australiens. Dans le suivant c’est un mémorial sud-africain.

Mémorial Sud-Africain de Longueval

Et les cimetières ne sont pas en reste.

Cimetière sud-africain de Longueval

Un peu plus loin un village porte le nom de la ville de son bienfaiteur norvégien qui a aidé à sa reconstruction : Bouchavesnes-Bergen.

J’atteins Péronne en fin de journée. La ville dispose d’un grand musée sur la première guerre mondiale dans ce qu’il reste de son fort.

Fort de Péronne

Hotel de ville de Péronne

Le lendemain je pars plein sud le long de la Somme et du canal du nord qui la longe. Le trafic des péniches y est assez intense.

Canal du Nord

Je traverse le petit village d’Y, qui porte le nom de commune le plus court de France (je suis passé dans celui portant le plus long en 2012).

Y

Je quitte la Somme au niveau de la ville de Ham. et, après une matinée bien plate, je franchis une petite bosse avec même quelques lacets le long de la route au niveau de la forêt du Noyonnais, juste avant de plonger dans la vallée de l’Oise.

Beaugies-sous-Bois

À Blérancourt je pique-nique et fait sécher mon matériel de camping sur les pelouses au porte du château. Le village est assez fourni en monuments historiques : l’hotel de ville et son fronton curieusement orné d’un mouton, un ancien couvent…

Hotel de Ville de Blérancourt

Ancien couvent à Blérancourt

Quelques minutes plus tard je tombe sur un départ de course cycliste que je suis sur … quelques centaines de mètres.

Coucy-le-Château est dominé, comme son nom l’indique, par les ruines de son gigantesque château fort. Malheureusement ce ne sont plus que des ruines puisqu’il a été dynamité par les allemands lorsque ceux-ci l’ont quitté en 1917.

Ruines du château de Coucy

Toute la ville haute est fortifiée mais très endommagée.

Porte de Soissons à Coucy

À la sortie de la forêt de Saint-Gobain, ma destination est en vue, la colline de Laon.

Arrivée à Laon

Cette fois-ci je ne suis pas monté dans la ville haute mais j’ai filé directement vers la gare. De toute façon je ne pense pas que j’aurais pu prendre une plus belle photo de Laon que celle que j’ai prise un soir orageux de juillet 2012.

Voila le tracé de ces 2 jours à vélo.