Paris – Chantilly par la forêt de Carnelle

Encore une petite balade à vélo d’une journée cet automne, cette fois en direction du nord de l’agglomération parisienne. Je connais assez peu les possibilités de sortie de Paris en direction du nord, le canal de l’Ourcq ou le tracé de l’avenue verte Paris-Londres éclipsent un peu toutes les autres variantes.

D’ailleurs comme l’année dernière en partant en direction de Gisors, nous avons commencé par longer le canal St-Denis, enfin plutôt essayé de le longer parce que ces berges étaient en partie en travaux. Espérons que ce soit enfin pour les doter d’une voie cyclable digne de ce nom. En tout cas aucune déviation n’était fléchée (sympa pour les touristes voulant parcourir le Paris-Londres) et nous avons emprunté la porte d’Aubervilliers, heureusement encore peu fréquentée à cette heure.

Stade de France au dessus du canal St-Denis

A St-Denis nous avons traversé un bras de la Seine pour longer l’ïle St-Denis puis passé le pont d’Epinay pour, après quelques hésitations, nous retrouver dans la cité jardin d’Orgemont. C’est là que nous avons gravit notre première bosse de la journée : la butte d’Orgemont.

Moulin d'Orgemont

De son sommet la vue doit être très jolie par beau temps. Sur les photos on ne devine que difficilement la tour Montparnasse (à gauche), la tour Eiffel et le palais des congrès (dans le tiers de droite). Au premier plan ce sont les installations du port de Gennevilliers

Vue en direction de Paris (tour montparnasse et tour eiffel)

Le quartier de la Défense, un peu plus proche est plus reconnaissable.

La défense vue de la butte d'Orgemont

Dommage que cette butte ne soit pas d’avantage mise en valeur parce qu’elle est relativement proche de Paris, une vingtaine de kilomètres seulement. Mais l’autoroute A15 l’a amputée d’une bonne partie de sa forêt et, bien qu’on ne la voit pas, baigne le site de son ambiance sonore.

Nous sommes redescendu à travers le parc pour presque immédiatement remonter  à l’assaut de la butte de Sannois. A son sommet trône un gros restaurant (et surtout un gros parking) déguisé en moulin, qui comme à Montmartre s’appelle le moulin de la galette. Un peu plus loin on trouve un autre moulin, restauré récemment.

Moulin de Sannois

Comme à Montmartre encore, il y a quelques vignes.

Vignes sur la butte de Sannois

Nous avons continué sur la crête des buttes du Parisis. Le long des carrières de gypse la route a été fermée aux voitures et disparaît sous les feuilles mortes en faisant des montagnes russes.

A partir de Montigny-les-Cormeilles, nous avons obliqué vers le nord-est et traversé la plaine du Parisis en direction de Taverny.

Porche de l'église de Taverny

Eglise de Taverny

A Taverny nous sommes enfin sortis de la banlieue (après 35km) et nous avons ensuite coupé la forêt de Montmorency via deux petits cols. Puis après la vallée de Baillet-en-France nous avons contourné la forêt de l’Isle-Adam pour, à partir de Presles, nous attaquer aux raidillons de la forêt de Carnelle.

A l’entrée de la forêt nous nous arrêtons à la pierre turquaise, une allée couverte du néolithique. C’est un des plus grands mégalithe en Île de France mais aujourd’hui il a été presque entièrement remblayé.

Pierre Turquaise

Les routes sont, comme souvent dans les forêts domaniales, de grandes lignes droites qui ignorent les courbes de niveau.

Route de la forêt de Carnelle

La forêt est sur une butte très marquée et les raidillons sont souvent proche des 15% ou plus. La descente vers Viarmes est même indiquée à 17%. C’est donc naturellement que la commune a aménagé son aire d’accueil pour gens du voyage au sommet de cette côte (en espérant que les caravanes ne montent pas ?).

Descente vers Viarmes

La forêt de Carnelle était la dernière bosse de la journée, et la plus difficile. Elle pourrait être une destination de promenade agréable si elle n’était pas sous une trajectoire d’approche de l’aéroport de Roissy.

Ensuite nous avons circulé dans la plaine de l’Oise, d’abord vers l’abbaye de Royaumont. Nous avons rejoint pendant quelques kilomètres l’avenue verte Paris-Londres, du moins sa variante passant par Beauvais, indiquée à 90km.

Abbaye de Royaumont

Ruisseau le long des murs de l'abbaye

Nous sommes arrivés à Lamorlaye et Coye-la-Forêt, 2 villes très bourgeoises complètement dispersées dans la forêt. Du coup il y avait sensiblement plus de trafic automobile qu’ailleurs (des gros SUV ou des voitures allemandes rutilantes surtout).

Après Coye, nous avons retrouvé une petite route forestère beaucoup plus calme et pénétré dans la forêt de Chantilly. Nous sommes passé sous le viaduc ferroviaire sous lequel se trouve un curieux mémorial moderne.

Mémmorial du viaduc ferroviaire de Coye

Ensuite nous avons atteint l’extrémité des étangs de Commelle, marquée par une construction étonnante appelée château de la reine blanche. Le bâtiment n’est pas très grand, c’est un logis plus qu’un château, mais sa façade est amusante avec ses 3 chevaliers.

Trois chevaliers sur la façade du château de la reine blanche

Balcon du château de la reine blanche

La forêt était parée de belles couleurs d’automne autour des étangs de Commelle.

Etangs de Commelle

Des étangs, il ne nous restait que quelques kilomètres dans les allées de la forêt de Chantilly. Les allées, goudronnées, coupent parfois les pistes d’entraînement au galop très larges.

Piste de galop à Chantilly

Piste de galop à Chantilly

Personne à gauche, personne à droite, on peut traverser, mais aux horaires d’entraînement les chevaux déboulent vite et le sable ne facilite pas la progression, surtout à vélo.

A Chantilly nous avons eu plus d’une heure avant le train suivant pour Paris : largement le temps d’aller faire un tour au château. Sur le chemin, le bâtiment le plus imposant est celui des écuries.

Ecuries de Chantilly

Les chevaux des frontons d’entrée font un peu peur : de vrais monstres.
Fronton des écuries de Chantilly

J’avais oublié à quel point la route qui mène au château, pavée, était inconfortable à vélo.

Au moment d’arriver au château, le soleil a fait sa plus belle apparition de la journée.

Château de Chantilly

Château de Chantilly

Nous avons pu reprendre le train relativement tôt dans l’après-midi et le trajet n’a même pas duré 25 minutes. Mais de retour à Paris il pleuvait à verse.

Les chemins boueux et les feuilles mortes ont bien encrassé les vélos.

Pédalier crasseux

Voila la carte de ce parcours d’environ 90km. Avec toutes ces buttes, collines et autres bosses, la dénivelée positive cumulée atteint 1000m.

Parcours Paris-Chantilly (cliquer pour plus de détail et un profil)

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3 réflexions sur “Paris – Chantilly par la forêt de Carnelle

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