Bauges et Chartreuse

Dernière partie du voyage à vélo commencé ici puis .

J’ai voulu relier Annecy et Grenoble en 2 jours en traversant le massif des Bauges le premier jour puis le massif de la Chartreuse le deuxième.

Je suis parti d’Annecy à la fraiche. L’étape prévue jusqu’à Chambéry n’était pas très longue mais la traversée des Bauges me réservait 2 cols dont un plutôt fameux : le Semnoz.

Le long des 17km de montée, les bornes kilométriques portent l’altitude et la pente moyenne du kilomètre à venir. À part les deux derniers kilomètres je n’ai pas trouvé la montée très raide. J’ai atteint le sommet, 1670m d’altitude (le lac d’Annecy est à 448m), 2 heures après mon départ. La montée est complètement en forêt. L’avant dernière étape du tour de France passait par là cette année, la route était bien peinturlurée sur la fin de la montée.

Dans la montée au Semnoz

Du sommet il y a une très belle vue, surtout du côté Est où les crêtes alpines se succèdent sur plusieurs plans : D’abord la silhouette très reconnaissable de la Tournette, puis la chaîne des Aravis avec la pointe percée qui en émerge bien à gauche et seul le mont Charvin qui dépasse à droite, enfin le Mont Blanc dans le fond (quasi invisible sur la photo).

Vue du Semnoz vers la Tournette

Vers le Sud ce sont les sommets des Bauges qui sont au premier plan derrière l’alpage de la crête.

Alpage du Semnoz devant les Bauges

J’ai trouvé la descente vers le col de Leschaux plus raide et étroite que la montée. En quelques longs lacets j’étais déjà en bas au col de Leschaux.

Vue du col de Leschaux

J’ai poursuivi la descente jusqu’à la vallée du Chéran pour remonter en face vers le col de Plainpalais. Cette montée est beaucoup plus facile que la précédente, elle traverse surtout des champs et des villages.

Le col de Plainpalais, n’offre aucun panorama. Je ne m’y suis pas arrêté et j’ai amorcé la descente vers Chambéry sous les falaises du Margeriaz.

Roc de Margeriaz depuis les Déserts

Comme l’étape était relativement courte, j’ai fait un détour par le centre-ville de Chambéry. La vallée où se trouve l’agglomération de Chambéry est parsemée d’itinéraire cyclable et ce fût facile d’aller vers le centre sans emprunter de grands axes. D’autant plus que vu la chaleur écrasante qui régnait dans la vallée, je n’ai pas eu envie d’appuyer bien fort sur les pédales.

Le centre ville médiéval de la capitale de la Savoie est assez agréable, les rues étroites fournissent de l’ombre. Le château est en pleine ville.

Château de Chambéry

Place de Chambéry

La monument des quatre sans cul commémore les succès en Inde du comte de Boigne, enfant de la ville.

Fontaine des éléphants de Chambéry

J’ai passé la nuit au camping de Challes-les-Eaux, à quelques kilomètres de Chambéry. Mes voisins américains allaient également partir à l’assaut de la Chartreuse le lendemain, mais à pied.

Je suis de nouveau parti très tôt le lendemain. Le soleil n’est passé au dessus des crêtes des Bauges qu’à mi-pente du col du Granier.

Au départ de St-Baldoph, la montée était très raide jusqu’à ce qu’elle n’ai rejoint la route principale au niveau du tunnel du pas de la fosse. Ensuite c’était beaucoup plus tranquille et j’ai retrouvé les mêmes bornes kilométriques que dans la montée au Semnoz.

Durant toute la montée, la falaise du Granier domine le paysage. Avec 700m d’à pic c’est une des plus hautes de France et ce qui est intéressant c’est que cette falaise est plutôt récente puisqu’elle résulte d’un énorme éboulement survenu au milieu du XIIIème siècle durant lequel une bonne partie de la montagne s’est effondrée.

Le mont Granier

Une fois le col du Granier franchi, suit une belle descente vers St-Pierre-d’Entremont. J’ai trouvé le village très joli.

St-Pierre-d'Entremont

C’est reparti ensuite à l’assaut du col du Cucheron, quelques mètres plus haut que le col du Granier (1139m contre 1134m). La montée entre hameaux et champs ressemblait à celle du col de Plainpalais la veille. En face on voit le flanc du Grand Som.

Vue dans la montée au Cucheron

Du col on a une belle vue sur la vallée de St-Pierre d’Entremont. Sur la droite, les falaise des Chartreuse se terminent par l’à pic du mont Granier. Dans l’échancrure du col du Granier, on distingue la pointe de la Croix du Nivolet dans les Bauges.

Vallée de St-Pierre d'Entremont

Je suis ensuite redescendu sur St-Pierre de Chartreuse. La descente était très courte. Le village n’est pas très beau, il ressemble plus à une station de ski avec beaucoup de très larges parkings en bord de route.

Le col de Porte (à ne pas confondre avec Portes, passé quelques jours auparavant dans le Bugey), dernier col de col de l’étape, était aussi le plus élevé des trois à 1326m. Dans la montée on a une très belle vue sur Chamechaude, point culminant du massif de la Chartreuse.

Chamechaude

La fin de la montée passe dans une très belle forêt.

La descente passe sans s’interrompre par le col de Vence, qui forme la véritable porte du massif puisqu’on débouche d’un seul coup sur la plaine de Grenoble.

La ville étouffait dans sa cuvette. Plus un souffle d’air n’était perceptible. La différence de température, en quelques kilomètres, était impressionnante.

Grenoble vu du col de Vence

Cette dernière étape, malgré l’enchaînement des trois cols était très courte, guère plus de 65 kilomètres. Aussi suis-je arrivé très tôt dans l’après-midi chez mon frère.

Les jours suivant la météo s’est gâtée. Nous avons perdu quelques degrés et la pluie s’est invitée. Du coup j’ai remis à plus tard mes projets de traverser le Vercors.

Nous avons « profité » de la grisaille pour visiter le château de Vizille. Il s’y trouve un très intéressant musée consacré à la révolution française. Son parc est très beau et constitue une nature, certes domestiquée, mais préservée dans une vallée de la Romanche plutôt industrielle.

Parc de Vizille

Château de Vizille

Cerf dans le parc de Vizille

Le retour en TER de Grenoble vers Paris m’a pris près de 7h. Je n’étais pas le seul à opter pour le long trajet de Lyon à Paris-Bercy via Dijon, les 5 autres cyclistes du train faisait aussi tout le trajet, personne ne s’arrêtait en Bourgogne.

Pour l’ensemble de ce petit voyage, voila les tracés des différentes étapes avec leurs profils :

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