Paris – Meaux – Paris

En longeant les pistes cyclables qui ceinturent Paris (elles portent un numéro d’itinéraire, 11 je crois), il ne me faut guère qu’une vingtaine de minutes pour rejoindre le canal de l’Ourq pile à l’endroit où il sort de Paris (ou plutôt y rentre vu le sens du courant).

A cet endroit le tramway des maréchaux, inauguré il y a à peine quelques mois,  fait une exception puisqu’au lieu de longer le boulevard du même nom il fait une incursion à Pantin. C’est carrément une nouvelle rue, un nouveau pont et des nouveaux bâtiments qui ont été construits.

Bâtiment le long du tram à Pantin

Au bord du canal, les grands moulins de Pantins ont été totalement rénovés il y a quelques années.

Grands moulins de Pantin

Le canal de l’Ourq n’est pas vraiment joli en hiver mais toujours aussi pratique pour sortir de l’agglomération à vélo. En fait les plus beaux bâtiments qui le bordent sont sans doute les grands moulins maintenant. À condition qu’on aime l’architecture industrielle.

Le canal constitue vraiment une autoroute à vélo, dans la mesure où une fois qu’on est dessus on ne se pose plus de question sur la direction à suivre. On en ressort 30km plus loin sans avoir rien vu des villes traversées (pourtant elles sont très télégéniques, on en parle souvent au 20h). Le canal est souvent dans une tranchée boisée et avec le vent d’Est qui s’y engouffre ça caille. Dans le parc de la poudrerie de Sevran les mares sont mêmes encore gelées.

Une fois au bout j’ai suivi des petites routes de campagne, zigzaguantes dans les villages mais bien droites en dehors parce que le pays de France (c’est comme ça que s’appelle le coin), c’est plutôt plat. D’ailleurs le village le plus connu des environs le prouve bien puisqu’on y a installé un aéroport plutôt étendu : Roissy-en-France.

Les équipes de cyclistes sont au taquet, j’en ai croisé 4 en 10km, avec voitures suiveuses et gyrophare et tout.

Le dernier kilomètre avant Meaux, sur la nationale 3, n’est pas très agréable. C’est toujours difficile de se sentir à sa place sur des grandes routes comme ça.

La ville elle même, à part avoir donné son nom à un fromage à pâte molle, s’enorgueillit d’une grosse cathédrale flanquée d’un palais et jardin épiscopal. C’est vrai que la cathédrale vaut le coup d’œil mais les ruelles médiévales autour n’ont de médiéval que le nom. Bon je suis prêt à laisser une seconde chance à la ville un jour d’été.

Cathédrale de Meaux

Nef de la cathédrale de Meaux

Maison du chapitre - Meaux

Malgré une position qui pourrait être agréable le long de la Marne, le centre-ville est coupé de la rivière par une gros boulevard. Sur l’autre rive il y a une ancienne halle de marché, mais qui est en fait un parking couvert très officiel, le marché n’ayant lieu qu’un seul jour par semaine.

La sortie de la ville n’est pas mieux que l’entrée, c’est un boulevard à 2×2 voies  que je n’ai eu à longer heureusement que sur une courte distance. Décidément Meaux est une ville pour les voitures, pas pour les gens.

C’est confirmé un peu plus loin, je passe sous un viaduc démesuré, il ne me semblait pas traverser d’autoroute importante sur mon parcours pourtant. En fait c’est juste un « petit » morceau de rocade.

Je finis par longer le canal de Meaux à Chalifert, qui longe lui même la Marne. Le chemin de halage est praticable sur certaines portions notamment autour de Condé-Ste-Libiaire et Esbly.

Nom de rue à Esbly

Je coupe une longue boucle de la Marne au niveau de Coupvray. En arrivant sur le plateau, la silhouette d’un chateau de conte de fée se découpe à contre-jour. C’est normal Disneyland n’est qu’à quelques kilomètres. En fait le château ne dépasse pas tant que ça, il y a des hôtels et d’autres attractions bien plus grosses autour.

Ça descend très raide pour retrouver la Marne en dessous de Chessy. Je m’arrête dans un parc aux surprenantes sculptures pour manger. Celles-ci ont été réalisées avec les pierres de l’ancien aqueduc de la Dhuys détruit par un bombardement de la 2nde guerre mondiale. Il y a une quarantaine de sculptures et il s’en ajoute de nouvelles tous les ans.

Jardin des sculptures à Chessy

Suit ensuite une jolie route jusqu’à Lagny qui porte le curieux nom de Quincangrogne.

Lagny est supposée être une ville historique, mais le centre-ville n’est pas très joli pour autant.

J’ai retenu la leçon d’un précédent passage dans le coin et je file rattraper le chemin de halage rive droite. Celui de rive gauche avait été impossible à suivre. Rive droite aucun problème, même le long d’une centrale EDF le passage est assuré. Du coup très rapidement je retrouve des parages plus connus de moi.

D’abord le long du canal de Chelles, je traverse la Marne à Gournay pour retrouver un itinéraire dont je suis sûr qu’il sera ininterrompu jusqu’à Paris.

La Marne à Gournay

Pas de doute on est toujours en hiver, la couleur dominante est plutôt le marron que le vert.

Alors que je voulais terminer dans le bois de Vincennes, je me suis rappelé qu’avais lieu aujourd’hui le semi-marathon de Paris. Du coup je l’ai contourné et bien m’en a pris, vu le trafic dans des rues habituellement désertes, les routes du milieu du bois devaient être coupées. Ça explique le petit crochet pour traverser à Joinville.

Carte du parcours - cliquez pour y accéder

Voila une balade de 100km avec une très grande partie sur des voies vertes : Canal de l’Ourq à l’aller, vallée de la Marne au retour. A part l’entrée et la sortie de Meaux le reste des routes empruntées est plutôt tranquille.

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