The cost of cycling

2€ coin fr 2002-2012

Since I bought my everyday bicycle in early May 2010, I reached a milestone of 20,000km. I’m even far over it now, but let’s keep things simple.

So I thought it was time to look back on how much I spent on the habit of using my bike for almost every move, commuting as well as holiday trip.

  • The bike itself was bought 870€. It means about 4.35ct/km (so far, no depreciation math)
  • New brake pads every 3,000km for 12€ (0.4ct/km)
  • New tires every 20,000km worth 70€ (0.35ct/km)
  • Almost complete drive-train change after 12,000km worth 260€ (2.2ct/km)
  • Several minor repairs and « upgrades » for around 15€ every 1,000km (1.5ct/km)
  • Some trips using TGV (French fast train), requiring extra reservation for the bike 10€, about once every 5,000km (0.2ct/km)
  • Accessories: bike panniers: 220€ (yes, I own 2 pairs) (1.1ct/km) and locks: 110€ (0.55ct/km)

(I don’t count gifts like the pricey Brooks saddle, thanks mum and dad.)

Total cost per kilometer: 10.65ct

Total cost over 20,000km: 2030 €

Total cost per year: 900€

What if I still used public transit? A yearly subscription is worth 847€. Employers have the obligation to refund half of it to their employees. So it would cost me 423€, covering only commuting and travels close to Paris.

Cycling covers a wider range of uses, at least that’s true for me. Places that were almost unreachable by public transit become really accessible on a bicycle, or combining bicycle with train for instance.

What if I had a car instead? What a silly question. Seriously it causes so much more trouble than it brings advantages, that it doesn’t deserve a close look.

What if France transportation policy was fair and sustainable?

Motorists get various indemnities for their mileage expenses driving to work. Public transit users have a 50% refund on their monthly or yearly subscriptions (as I said above). Cyclists get nothing.

I will use Belgium as an example. If you’re commuting by bike there, you get 0.21€ per kilometer from your employer (or as tax deductions, I’m not sure how it is applied).

I live 11km away from my workplace. I cycle 5 days a week, about 39 weeks a year (not counting holidays and winter days I don’t ride to work), which means about 4,400km a year, only commuting.

In Belgium I would get 900€ a year, one way or another, for cycling to work.

Why doesn’t such a thing exist in France?

Meanwhile in France the government promises to reduce taxes on gas, for an estimated cost of 300M€. Enough money to fund 1.5 billion kilometers of bicycle commute. And this is only temporary, gas prices will next year be higher than today. This money would have been better invested in more sustainable transportation.

No matter how much efficient, safe, clean, reliable, low-maintenance, exhilarating or whatever commuting by bike is, politics remain very short-sighted on transportation issues and solutions.

Publicités

Yonne & Champagne

À vélo de Tonnerre à Provins

Le week-end dernier, le soleil brillait sur toute la France, ce qui inclut des départements d’ordinaire peu favorisés comme l’Yonne ;-).

J’ai pris un TER pour Tonnerre. L’été est bel et bien terminé dans les esprits. Là où les week-ends de printemps voient les compartiments vélo déborder, j’étais tout seul cette fois-ci.

La petite ville ne m’est plus inconnue mais cette fois j’ai été surpris de voir un centre ville débarrassé des voitures, tout dédié aux préparatifs d’une fête médiévale. L’affreux bitume était recouvert d’une confortable épaisseur de paille, c’est bien dommage qu’il n’y ai plus de ruelles pavées. Malgré l’inconfort que je leur trouve à vélo, c’est quand même plus joli à regarder.

De l’église, la vue s’étend sur les toits, pas bien loin parce que la ville n’est vraiment pas grande. Aux petites tuiles plates sur les toitures de guingois succèdent vite les grosses tuiles à emboîtement sur des toits plus droits, puis ce sont locaux industriels, agricoles et commerciaux toujours aussi mal intégrés qu’au premier jour.

Toits de Tonnerre

Je quitte immédiatement la vallée de l’Armançon, axe historique de transport entre la Bourgogne et Paris, pour un autre vallon parallèle qui lui a ôté une sérieuse part de son importance puisque c’est là que passent les voies du TGV. Toutes les 5 minutes il en passe un dans chaque sens.

Le paysage est un peu dénudé, les céréales ayant été récoltées depuis quelques semaines déjà. Mais après la crête suivante, le paysage change complètement et les vignobles du Chablis commencent.

Chablis

La bourgade de Chablis elle-même n’est pas très jolie. Comme dans les villages alentours, j’y trouve les enseignes des maisons viticoles vulgaire, et les gros pavillons de ceux qui ont réussi dans le milieu le sont tout autant.

Les vignes sont alignées au cordeau, bien vertes.

Vignoble du Chablis

Et absolument personne en vue. Les vendanges ne devraient pas tarder quand-même.

Vignoble du Chablis

Je poursuis ensuite vers la vallée de l’Yonne. Sur les plateaux, je retrouve les champs de céréales nus.

Champs dans la montée vers Irancy

Au dessus d’Irancy, je débouche d’un seul coup sur la vallée de l’Yonne. Il y a à nouveau quelques vignes sur les coteaux autour de la rivière.

Vallon d'Irancy

Au lieu de descendre directement le long de l’Yonne, je fais un crochet jusqu’à Cravant.

Des remparts subsiste principalement la tour du Guette (non il n’y a pas de faute d’orthographe).

Tour du Guette à Cravant

Je longe l’Yonne et le canal du Nivernais jusqu’à Auxerre, la préfecture. Ce sont quelques kilomètres que j’avais emprunté il y a bientôt 2 ans lors d’une randonnée à vélo en Puisaye.

L'Yonne à Vaux

L’arrivée à Auxerre par ce côté est d’ailleurs particulièrement impressionnante. La cathédrale se détache bien haut au dessus de la rivière et des toits de la ville.

L'arrivée à Auxerre

Vu de l’intérieur, la cathédrale est en effet bien haute. Les vitraux du chœur fourmillent de détails.

Cathédrale d'Auxerre

L’autre monument de la ville est la tour de l’horloge.

Tour de l'horloge à Auxerre

Je quitte Auxerre plus rapidement que je ne l’aurais souhaité. Je voulais pique-niquer sur les bords de l’Yonne mais ils sont occupés d’abord par un parking puis par des travaux. Du coup j’irais m’asseoir dans l’herbe plusieurs kilomètres plus loin, sous le « cèdre de la liberté » d’un petit village.

Le paysage reprend des aspects désertique à mesure que je m’éloigne des vallées.

Vers le Tholon

Je descend la vallée du Tholon en direction de l’Yonne à Joigny. Le Tholon coule tellement peu que je ne me suis même pas aperçu l’avoir traversé.

Par contre l’Yonne est bien large à Joigny, et la vue sur le centre ville attire les aquarellistes amateurs.

L'Yonne à Joigny

Il y a aussi quelques jolies maisons à colombage dans le tout petit centre médiéval.

Maison de Joigny

Mais la ville est endormie, pour ne pas dire qu’elle meurt doucement depuis le départ du 28e groupe géographique de l’armée de terre en 2010.

Je roule encore quelques kilomètre le long de la lisière sud de la forêt d’Othe jusqu’à arriver chez PND et sa famille, fidèles lecteurs et commentateurs du blog, chez qui je suis nourri, logé, blanchi.

Le lendemain je repars vers Brienon puis St-Florentin.

À Ervy le Châtel les paysages sont tout différents, moins de céréales, plus de pâturages. Le bourg est aux confins du pays de Chaource. Il s’y trouve une inhabituelle halle circulaire.

Halle circulaire à Ervy-le-Châtel

Je franchis ensuite un des dernier contrefort de la forêt d’Othe pour me retrouver en Champagne. Et encore quelques coups de pédale et je suis en plein centre de Troyes.

Troyes est une jolie ville avec beaucoup de maisons à colombages. Les environs par contre sont ennuyeux à mourir.

Maisons à Troyes

Rue de Troyes

De la ville, il y a 2 pistes cyclables qui s’éloignent à l’opposé l’une de l’autre.

Au Sud-Est, la première va vers le lac de la Forêt d’Orient, je l’avais emprunté en 2010 en allant en Suisse.

La seconde, que j’emprunte cette fois, longe le canal de la Haute-Seine vers le Nord-Ouest. Dommage qu’elle ne démarre qu’à 8km du centre-ville. Ça explique sa faible fréquentation. Dommage aussi qu’elle ne fasse qu’une petite trentaine de kilomètres en tout.

Le canal est complètement abandonné. La piste est du bon côté pour être presque toujours à l’ombre, c’est agréable étant donné la chaleur. Le revêtement et l’absence de croisement permettent de rouler à bonne allure. Aussi je me suis à peine rendu compte que je n’ai plus prit de photo à partir de là.

Une fois au bout de la piste il me reste encore à longer la Seine jusqu’aux environs de la centrale de Nogent. Puis à franchir la côte de l’Île de France pour arriver à Provins. D’où un transilien peut me ramener à Paris.

En incluant les trajets pour aller et revenir des gares (de Bercy et de l’Est), j’ai roulé plus de 300km ce week-end.

Parcours de Tonnerre à Provins

Entre Danube et Rhin

Suite et fin du voyage à vélo de ce mois d’août 2012.

À partir de Passau, nous longeons le Danube en suivant l’euro-véloroute n°6. Du coup nous sommes loin d’être les seuls cyclistes dans les parages.

Bizarrement les étapes le long du Danube sont assez monotones : c’est plat et le paysage ne change pas. Mais au moins nous sommes sur des routes sans voitures la majeure partie du temps. Nous passons par quelques villes comme Vilshofen, Deggendorf et Straubing.

Vilshofen

À Straubing, nous cherchons à remplacer notre bonbonne de gaz vide au camping. Le gérant nous dit qu’il n’en a pas mais un client qui nous a entendu nous donne généreusement une recharge neuve qui nous permettra de manger chaud jusqu’à la fin du voyage.

C’est la fête en ville. Les Lederhosen sont de sortie pour un genre de mini-oktoberfest. Nous passerons la nuit dans une base de loisir un peu à l’écart.

Clochers et tours de Straubing

Le lendemain la vallée du Danube, toujours aussi bleu, devient un peu plus intéressante.

Le beau Danube bleu
Nous passons d’abord par le Walhalla. Navré pour les amateurs de mythologie nordique, ce bâtiment ressemble à un temple grec. C’est une sorte de panthéon germanique, voulu par Louis Ier de Bavière dans les années 1830.

Le Walhalla

Nous y montons histoire d’ajouter un peu de relief à l’étape du jour, encore très plate.

Au Walhalla

Pour la pause déjeuner nous arrivons à Regensburg, aussi connue sous le nom de Ratisbonne pour les français. C’est une très jolie ville avec un grand centre-ville médiéval et une cathédrale gothique. Nous y passons quelques heures.

Regensburg

Regensburg Steinbrücke

Ruelle et Dom de Regensburg

Nous finissons par quitter le Danube au niveau de Kelheim. Petite ville surmontée par un autre bâtiment dans le même goût que le Walhalla, la halle de la libération.

C’est aussi ici que le canal du Danube au Main commence en empruntant la vallée de l’Altmühl (Altmühltal). Cette vallée est plus encaissée que celle du Danube et est de temps à autre surplombée par de jolis châteaux.

Château de Prunn

Nous passons la nuit à Riedenburg. Pour combattre la chaleur nous reprenons quelques boules de glaces après dîner. Ce qui porte à 15 boules pour Julien et 12 pour moi la quantité ingurgitée ce jour.

Le lendemain c’est la journée la plus chaude des vacances. Toujours sous les châteaux de l’Altmühltal que nous quittons après quelques kilomètres pour filer vers le Nord, vers Nuremberg.

Eggersberg

Vue sur Beilingries et l'Altmühltal

Schwabach

Nous arrivons à Nuremberg en suivant des pistes dans des forêts de pins. Avec la chaleur et l’odeur de la sève, on se croirait dans les Landes.

Le camping est situé à quelques kilomètres du centre, mais le jalonnement cyclable qui y mène est très facile à suivre. Nous nous donnons un bref aperçu de la ville dès le soir, mais comme à Prague nous prévoyons d’y passer une journée de repos.

St-Sebald - Nuremberg

Le camping se situe près d’une grande zone de parcs, qui servirent dans les années 30 aux grandes messes du parti national-socialiste. Il ne reste plus grand chose de cette période. Le vestige le plus imposant est le palais des congrès, à moitié abandonné et à moitié reconverti en un musée très intéressant que nous visitons pour voir le point de vue allemand sur cette partie de leur histoire.

Ancien palais des congrès - Nuremberg

La ville historique est ceinte de remparts. Et malgré le fait qu’elle ai été reconstruite en grande partie, on retrouve une atmosphère de ville médiévale. Ce n’est pas une ville très touristique, c’est plutôt une ville active, agréable à vivre.

Il y a aussi beaucoup de commerces de sport. Nous enchaînons les magasins : Jack Wolfskin, Marmot, Mammut, The North Face, Vaude. Dans ce dernier je me procure enfin un nouveau bidon de vélo, ayant perdu inexplicablement le mien à Olomouc 10 jours auparavant.

La "belle fontaine" - Nuremberg

Château de Nuremberg

Nassauerhaus - Nuremberg

Cour des artisans - Nuremberg

La ville est traversée par la rivière Pegnitz. Un itinéraire cyclable longe la rivière pour ensuite continuer vers Fürth. Nous l’utilisons pour continuer notre voyage.

La Pegnitz à Nuremberg

La Pegnitz à Nuremberg

Toute la journée après notre départ de Nuremberg, nous progressons face au vent. Il n’y a pas grand-chose à voir d’intéressant, et la plaque de 300g de milka est la pire que nous ayons goûté (je ne recommande pas la yogurt-crispy).

En fin d’après-midi nous arrivons à Rothenburg par la vallée du Tauber. Quand nous posons nos affaires au camping nous ne voyons encore rien de la cité, uniquement le quartier de Detwang.

Eglise de Detwang

Nous faisons un petit tour en ville, profitant de l’heure déjà avancée et du coup du nombre déjà plus réduit de touristes présents. Parce que Rothenburg-ob-der-Tauber est une des petites villes médiévales les plus visitées d’Allemagne, et il y a de quoi.

Enfin comme souvent dans cette région, il y a peu de français parmi les touristes, c’est ce que confesse une résidente française au Lidl, surprise de nous entendre.

Rothenburg

Les remparts sont encore complets avec quelques très belles portes.

Porte de Rothenburg

La ville surplombe bien la vallée du Tauber.

Vue sur la vieille ville de Rothenburg

Rue de Rothenburg

Rue de Rothenburg

Hotel de Ville de Rohtenburg

Le jour suivant nous commençons par descendre le Tauber, le long de la « route romantique ».

Descendre est bien le mot, même si c’est presque imperceptible parfois, toute la journée nous descendons des rivières, d’abord le Tauber, puis le Jagst après une petite bosse rapidement surmontée.

Château à Weikersheim

Place de Bad Mergentheim

Nous pensons passer la nuit à Möckmühl, mais le camping indiqué sur la carte n’existe pas, nous poursuivons donc, faisons un détour involontaire et finissons par quasiment égaler notre record de distance, et en tout cas battre celui de moyenne avec 147km à 20,5km/h (alors que d’habitude nous roulons plutôt entre 18 et 19, la plus basse ayant été 15,9).

Maison à Möckmühl

Du coup notre avant-dernière étape est très courte, nous n’avons qu’à descendre la vallée du Neckar jusqu’à Heidelberg en profitant des beaux paysages et des châteaux de cette vallée qui coupe l’extrême nord de la Forêt Noire. Dommage que les nuages soient revenus. Pour mémoire nous avions traversé le Neckar à Tübingen le deuxième jour.

Bad Wimpfen

Ruelle de Bad Wimpfen

Neckartal

Château du Neckartal

Hirschhorn sur le Neckar

Nous recevons des trombes d’eau à Heidelberg. Heureusement nous avons pu planter la tente et laisser nos affaires à l’abri. Nous laissons passer le plus gros sous un abribus avant d’aller voir la vieille ville, dominée par un fier château de grès rouge. Ça doit être superbe sous le soleil. Il y a foule en tout cas en ville et Heidelberg réussi à la fois à être jolie, très touristique et très active, non pas muséifiée. Il faut dire que c’est apparemment une ville étudiante.

Château d'Heidelberg

Sur le vieux pont d'Heidelberg

Le dernier jour, nous quittons la vallée du Neckar pour celle du Rhin. D’abord nous traversons toute la ville, puis suivons des indications zig-zagantes jusqu’à Speyer (Spire en français).

La ville possède une énorme cathédrale romane, donc sobre certes, mais rien de moins que la plus grande cathédrale romane au monde.

Speyer Dom

Pendant quelques dizaines de kilomètres, nous faisons une incursion dans le Land de Rhénanie-Palatinat. La véloroute le long du Rhin est très fréquentée et nous la quittons par un petit bac pour retourner dans le Bade-Wurttemberg.

Il ne nous reste ensuite plus qu’une longue ligne droite en forêt pour arriver directement au château de Karlsruhe.

Château de Karlsruhe

Château de Karlsruhe

La boucle est bouclée. Nous voila revenu à notre point de départ. Mais cette fois nous avons le temps de profiter de la ville et ses environs. Centrée sur son château elle n’est pas spécialement jolie, mais il y a des vélos partout, ça suffit à la rendre très agréable à nos yeux.

Nous passons la nuit près de Durlach, un quartier excentré au pied de la forêt Noire. Sur la première colline, la Turmberg offre un joli panorama sur la plaine du Rhin, ses grandes forêts et Karlsruhe.

Durlach et Karlsruhe depuis la Turmberg

Zoom sur les Vosges derrière Karlsruhe

Le TGV nous ramène à Paris le lendemain matin. Cette fois pas de surbooking des places vélo.

—-

En tout sur ces 28 jours de vacances nous avons roulé 26 jours, pris 2 jours de repos : à Prague (J.17) puis Nuremberg (J.24). Au total environ 2800km de circuit, presque 3000km de plus au compteur en ajoutant les visites des villes. De façon surprenante nous n’avons pédalé qu’une cinquantaine de kilomètres sous la pluie, mais subi quand même de copieux orages le soir.

26 nuits en camping (jamais sauvage, ah le luxe des douches quotidiennes !), 2 nuits en pension (à Olomouc (J.13) et Lenora (J.19)).

4 cartes (Freytag & Berndt) ont suffit à ne pas nous perdre pour l’ensemble du voyage : Bad Würtemberg, Bavière Sud et Centre (au 1:200 000), Haute Autriche (au 1:150 000), République Tchèque (au 1:250 000). La qualité du balisage pour vélo dans chacun des 3 pays était exemplaire.

A part les 3 rayons cassés de Julien, pas de soucis techniques. Je n’ai même pas regonflé les pneus une seule fois.

Voila un petit schéma du parcours :

Parcours à vélo du 29 juillet au 26 août 2012

J’ai écrit en gras le nom des plus jolies villes.

D’Olomouc à l’Allemagne via Prague

Cet article est la 3ème partie de mon voyage à vélo en Europe centrale.

Nous voila donc à l’extrémité orientale du voyage. Le retour peut commencer. À partir du 14ème jour nous repartons plein Ouest en direction de Prague.

Il pleut lorsque nous quittons Olomouc, c’est seulement la 2ème fois du voyage que nous roulons sous la pluie (la 1ère fois c’était entre Berchtesgaden et Salzburg). Mais la pluie cesse rapidement et toute la journée le temps sera très changeant.

D’abord à plat dans la plaine de la Morava jusqu’à Litovel, nous entamons ensuite à nouveau une région de collines. Les parties plates ne durent jamais longtemps en République Tchèque.

Le clou de la journée est l’imposant château de Bouzov, son toit rouge et ses tours.

Château de Bouzov

Nous comptions passer la nuit à Polička, mais il s’y déroule un concours canin, ambiance au camping. Nous poussons donc quelques kilomètres plus loin sous un ciel toujours menaçant.

Polička

Le lendemain, il n’y a plus un nuage. La campagne continue de dérouler ses jolies collines sous nos roues.

Paysage près de Nasavrky

Pas de haut lieu touristique, pas de petite ville pittoresque, c’est le ventre mou du pays. Aussi sommes nous agréablement surpris en fin d’après-midi par le château de Žleby.

Château de Žleby

Nous traversons ensuite Čáslav. Toutes les villes suivent le même modèle, une grande place centrale avec une colonne, et tout près, un « army shop ».

Čáslav

Enfin nous arrivons à Kutná Hora, une jolie ville qui bénéficie d’un classement à l’UNESCO (il y a vraiment de nombreux sites méconnus hors Prague). Nous y arrivons assez tôt pour avoir le temps de visiter la cité.

Kutná Hora

C’est la cathédrale Sainte Barbara qui est le plus beau bâtiment de la ville, et le plus surprenant par ses hauts arcs-boutants et sa toiture de forme inhabituelle.

Kutná Hora, cathédrale Sainte-Barbara

Kutná Hora, cathédrale Sainte-Barbara

C’est le matin que la lumière met le mieux en valeur le bâtiment.

Kutná Hora, cathédrale Sainte-Barbara

Nous entamons maintenant l’étape qui nous mène jusqu’à Prague. Jusque là j’ai dit du bien du balisage pour vélo en République Tchèque, mais ça ne vaut pas pour cette journée. Malgré le fait que nous essayions de suivre un morceau de la route cycliste n°1 (route qui relie les 2 principales villes du pays : Brno et Prague), les panneaux sont quasiment absents. Et là où, à cause de la proximité de la capitale nous nous attendions à une foule de vélos, pas un cycliste à l’horizon.

Le paysage n’a rien d’extraordinaire. À un moment de la journée nous tombons sur un mirador. Mais la vue ne s’étend sur rien qui capte l’attention.

Du mirador de Vyžlovka

Du coup, rien ne vaut une photo des vélos sous cet angle inhabituel ! (Le mien c’est celui qui tient debout tout seul ;-))

Les vélos

L’entrée dans Prague nous fait faire beaucoup de détours et prendre quelques escaliers. Avec 4 sacoches c’est super pratique.

En longeant la Vltava nous tombons sur le stade d’eau vive de Prague et nous remarquons la présence de quelques tentes tout près. Malgré l’absence de panneau c’est bien d’un camping qu’il s’agit, fréquenté exclusivement par des kayakistes (tout le club de Nottingham, un couple d’ardéchois, et le matin même, le champion olympique français !), sauf nous. Camping bon marché et où au lieu des bruits de la ville, nous aurons le bruit de la rivière.

La Vltava en aval de Prague

Le centre-ville est situé à environ 8km. Nous y allons le soir pour un premier aperçu de la ville et surtout pour un énorme repas typique au restaurant. J’ai été barbouillé pendant 4 jours après mais je ne sais pas si ça en est la cause !

Je connais déjà la ville pour y être allé 2 fois : 1 journée en voyage scolaire à la fin des années 90 et il y a 8 ans lors d’un « week-end Europe ». Autant dire que c’était toujours très court. Et bien cette fois aussi. Nous restons 2 nuits au camping pour notre première journée de repos (à J.17 donc).

Le centre est très fréquenté. Toujours aussi beau, mais peut-être un peu surfait après avoir vu les villes du Sud-Bohême.

Place centrale de Prague

Façade sur la place centrale

mairie et horloge astronomique de Prague

Opéra de Prague

Pour moi c’est le quartier du château, et surtout la cathédrale, qui font sortir Prague du lot.

Une des cours du château de Prague

Cathédrale de Prague

Cathédrale de Prague - détail

Le vieux quartier qui mène à la rivière est aussi très beau.

Malá Strana - le petit côté

Et entre le centre-ville et le château, nous traversons évidement le pont Charles, vraiment unique avec ses statues, ses portes… et sa foule.

Le Pont Charles

Parcourir la ville à vélo (avec la très bonne carte de l’office de tourisme) lui donne une autre dimension que lors de mes visites précédentes. Nous nous permettons un pique-nique dans un parc excentré, mais d’où l’on jouit d’une très belle vue sur la ville.

Panorama sur Prague

Les grattes-ciels et les tours n’ont pas encore envahi la ville. Le seul bâtiment qui dépasse vraiment est la tour de télévision, construite juste avant le démantèlement de la Tchécoslovaquie. Je n’ai pas fait attention à ce détail, ce n’est que sur la photo que j’ai remarqué les sculptures de bébés agrippées à la tour.

Tour de transmission de Žižkov

Une fois bien reposés (nous n’avons fait que 35km en visitant la ville), nous repartons très tôt le matin pour sortir de Prague avant que le trafic ne soit trop dense. En fait la piste le long de la rivière est presque continue et nous permet de traverser toute la ville assez rapidement et sans être véritablement gêné par les voitures.

Comme nous avons assez de temps avant la fin du voyage, nous avons décidé d’un détour, sur les conseils du franco-autrichien de Gmunden, et nous partons plein sud vers Passau que nous comptons rejoindre en 3 jours.

À une cinquantaine de kilomètre de Prague nous faisons un crochet rapide par le château de Karlštejn, dont la très impressionnante silhouette est cachée dans un petit vallon.

Château de Karlštejn

Plus tard, alors que nous passons dans la ville de Příbram, un rayon casse à nouveau sur la roue arrière de Julien. Et comme lors de la fois précédente, l’office de tourisme nous trouve un vélociste qui sera d’un célérité exemplaire pour une bouchée de pain.

Un autre petit château, à Březnice, est entouré d’un jardin agréable, idéal pour une pause glace. Les glaces ont constitué une part importante de notre régime pendant tout le voyage.

Březnice

De camping inexistant en camping inexistant, même les cartes des offices de tourisme sont fausses, nous finissons par en trouver un au bord d’un lac de barrage. C’est le moins cher du voyage, le gérant, ayant parait-il des problèmes avec la boisson, oublie régulièrement de faire payer les gens. Il est vrai aussi que nous sommes arrivés presque à la tombée de la nuit, après 150km, notre plus grosse journée.

Le 19ème jour nous filons donc dès potron-minet au dessus du lac. La Vltava, toujours elle, est cette fois curieusement verte (après avoir été brune à Český Krumlov puis bleue à Prague) .

La Vltava verte

À un confluent, se dresse sur un promontoire le petit château de Zvíkov.

Château de Zvíkov

Nous continuons toujours plein sud en direction de la forêt de Bohême. Au pied de celle-ci nous trouvons la jolie ville médiévale de Prachatice.

Porte de Prachatice

La place centrale présente quelques façades gravées et peintes avec une extrême finesse.

Façade de Prachatice

Maintenant nous grimpons à l’assaut des collines de la forêt de Bohême, il y a même quelques lacets.

Nous passons la nuit à Lenora, en pension complète. Le camping ne nous inspirait guère, et nous avions nos dernières couronnes à dépenser avant la frontière allemande.

Le jour suivant, il fait comme d’habitude un temps radieux et quelques légers bancs de brouillard s’attardent dans le parc naturel de Šumava.

Parc Naturel de Šumava

Nous passons la frontière par une jolie route interdite au voitures et arrivons en Allemagne à Haidmühle.

Nous grimpons ensuite la route qui mène au sommet du Dreisesselberg. Ce sommet à 1 332m se situe à peu près au point frontière entre les 3 pays : l’Allemagne, l’Autriche et la République Tchèque. C’est aussi le point culminant du voyage.

Sommet du Dreisesselberg

Du sommet la vue s’étend sur une grande portion de la forêt de Bohême. La forêt change de nom quand on franchit la frontière et devient forêt de Bavière. Cet ensemble forme l’un des plus grands massifs boisés d’Europe.

Vers l’Est elle a été visiblement victime de parasites, et peut-être aussi du vent. Comme j’avais déjà pu l’observer sur le versant Slovaque des Tatras l’année dernière.

Forêt malade au Dreisesselberg

Maintenant que nous avons franchi le sommet, c’est 50km de descente qui nous attendent jusqu’à Passau, enfin presque que de descente. Sauf que les quelques côtes ont été redoutables, en partie à cause d’un pont en travaux qui nous a fait prendre des déviations compliquées. S’il y a un mot dont on commence à se méfier en allemand c’est bien « Umleitung ». C’est le problème d’un pays riche comme l’Allemagne, les routes sont sans arrêt en travaux. Mais c’est vrai qu’elles sont autrement plus lisses qu’en République Tchèque.

Nous arrivons à Passau en terminant le long du Danube, face à un beau contre-jour de bulbes et de clochers au confluent du Danube et de l’Inn.

Passau, le confluent du Danube et de l'Inn

Le centre est serré entre les 2 rivières et est très dense en monuments. Mais la ville semble endormie, les touristes venus en croisière sur le Danube, n’y passent que peu de temps.

Cathédrale de Passau

L’intérieur de la cathédrale est immense. Elle est aussi connue pour abriter le plus grand orgue d’église d’Europe, qui ne compte pas moins de 17 774 tuyaux !

Cathédrale de Passau

Enfin les quais de l’Inn constituent une promenade agréable en fin d’après-midi.

Les quais de l'Inn à Passau

Voila, maintenant que nous sommes revenus en Allemagne, il va falloir retraverser le pays d’Est en Ouest  jusqu’à notre point de départ.

Le récit des 7 derniers jours constituera le 4ème et dernier article de la série.

Suite et fin du voyage par ici >>