Côte des Bars

Après la Côte-d’Or il y a 3 semaines, c’est reparti pour un autre weekend à vélo. Beaucoup plus improvisé cette fois mais il y avait dans les sacoches de quoi résister aux prévisions météo maussades.

Nous sommes parti de Vitry-le-François, 1h50 / 204km de Paris en TER, plutôt tard puisque même en s’étant levé à l’aube, le premier coup de pédale n’a été donné qu’à 10h30 après une visite éclair de la ville.

Vitry est une ville très jolie sur une carte ou une image aérienne à cause de son plan en damier hérité de la renaissance. Sur place c’est un peu plus décevant, l’essentiel des bâtiments datant d’après-guerre.

Vitry-le-François - Collégiale et Place d'Armes

Nous avons commençé par remonter la Marne en direction du lac du Der. Mais au lieu de rejoindre ce dernier nous avons bifurqué pour passer par Saint-Rémy-en-Bouzemont-Saint-Genest et Isson, la commune de France dont le nom comporte le plus de caractères. Ça valait bien une photo de panneau.

St-Rémy-en-Bt

Puis plus loin, 3 villages d’affilée nous ont offert de jolies églises à colombages. Cette spécificité locale vaut à la plupart des églises des environs d’être classées monuments historiques.

Drosnay

Et à l’intérieur absolument tout est en bois.

Drosnay intérieur

Outines

Chatillon-sur-Broué

Revient ensuite le royaume des églises de pierres. Mais elles ne sont pas mal non-plus.

Droyes

Nous avons pique-niqué à Montier-en-Der. La ville héberge des haras nationaux et un hippodrome.

Dépôt d'étalons à Montier-en-Der

Ainsi qu’une belle abbatiale.

Abbatiale de Montier-en-Der

Nous avons ensuite remonté la vallée de la Blaise. Jusque là c’était à peu près plat.

La Blaise à Cirey-sur-Blaise

Les villages s’espacent de plus en plus, la forêt gagne du terrain. Le point culminant de la journée n’a daigné faire une première apparition qu’une fois à moins d’une dizaine de kilomètres. Pourtant la croix de Lorraine démesurée émerge largement des arbres.

En direction de Colombey

Colombey-les-2-Églises attire les visiteurs en permanence grâce à son résident le plus célèbre, le général de Gaulle, d’où ce gigantesque mémorial.

Mémorial de Colombey

Immédiatement après Colombey, commencent les vignobles de la côte des Bars. Nous sommes « descendus » par Colombé-le-Sec jusqu’à Bar-sur-Aube. Le centre-ville n’est pas sans charme, mais c’est surtout la foire au fromage qui nous a attiré.

Bar-sur-Aube

Mais elle se mérite ! Elle a été implantée au sommet de la colline Sainte Germaine. C’est donc avec la partie la plus accidentée que commence également la partie gastronomique du voyage. On ne s’est pas chargé outre-mesure mais après quelques échantillons goûtés, nous sommes repartis avec un vieux comté et une tome aux orties pour survivre jusqu’au bout.

Suivent ensuite 2 beaux vallons couverts de vignes, le Val-Perdu puis Bergères.

Vallon de Bergères

Au sortir de la forêt suivante, la vue s’est ouverte d’une seul coup sur le village d’Arconville derrière lequel la forêt s’étend à perte de vue.

Arconville devant la forêt de Clairvaux

Il commençait à se faire tard, aussi hésitions nous entre nous arrêter pour camper et continuer pour avoir moins de distance à parcourir le lendemain.

Finalement nous avons trouvé un compromis en dégustant nos pâtes sur une pelouse d’un cimetière, disponibilité d’eau courante à volonté oblige, et en poussant un peu plus loin pour trouver où planter la tente, près de granges abandonnées.

Dimanche la météo était annoncée pluvieuse, et en ouvrant la tente à 6h30 il faisait grand beau. Une fois de plus, partir quelles que soient les prévisions, s’est révélé un très bon plan.

La première jolie petite ville que nous avons traversé est Essoyes.

Essoyes

Nous découvrons que Renoir y a peint et séjourné de nombreux étés (sa femme était originaire d’ici). Il y aurait aussi chuté à bicyclette et ça ne lui aurait pas porté chance. Mais nous n’en savions rien ce matin.

L'Ource à Essoyes

Nous avons rejoint la vallée de la Seine à Polisot, à partir de là les vignobles se sont fait plus rares. Mais le voyage gastronomique a continué puisque après quelques vallées nous sommes arrivés à Chaource.

Maisons sur la place du marché à Chaource

Nous avons été un peu déçu qu’un lieu que tout le monde connaît de nom, ait si peu d’attraits, juste quelques maisons à colombage et une église trapue.

Église de Chaource

Mais nous en sommes évidemment repartis avec un fromage à croûte fleurie !

Ensuite il nous a fallu de nouveau lutter contre le vent du Sud et grimper à l’assaut des dernières collines qui nous séparaient de la vallée de l’Armançon.

Quelques villages perdus au fond des vallées boisées rythme cette dernière partie un peu physique.

Mélisey

Molosmes

Et enfin une grande descente nous a mené jusqu’au canal de Bourgogne à Tonnerre. La ville est bien dominée par une imposante église, mais je trouve que son attraction principale est l’impressionnante Fosse Dionne, une source aménagée en pleine ville.

Tonnerre

Fosse Dionne à Tonnerre

En début d’après-midi nous avons pu reprendre un train pour Paris, avec, contrairement au retour du week-end de l’ascension, de la place pour mettre les vélos. L’étape était courte : 80km contre 120km la veille.

Parcours Vitry-le-François Tonnerre

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2 réflexions sur “Côte des Bars

  1. Dans l’église de Chaource il y a la célèbre Mise au Tombeau. Avec plusieurs sculptures.

    S’arrêter à quelques kilomètres du Chablis, quelle drôle d’idée. Comment faire une blanquette ?

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