Vélo en Côte d’Or, de la Côte au Châtillonnais

4 jours de vélo entre Dijon et Montbard

En partant de Dijon vers l’Ouest, on se heurte à la Côte. Ça veut dire que ça ne peut que grimper. Mais jeudi dernier nous avons profité du répit  qu’offre la vallée de l’Ouche et les abords du canal de Bourgogne : 8km à plat pour se réchauffer. Malgré le franc soleil, la température est fraîche. Mais à partir de Fleurey-sur-Ouche, nous ne différons plus la montée, il y a au dessus de Larcenay une petite combe cachée qui mérite le détour, et mérite même qu’on pousse un peu les vélos sur la fin.

Il s’agit de la combe d’Arvaux, dite Combe aux Mammouths. Un petit cirque de falaises dont certains rochers se détachent en pitons, fameux pour les grimpeurs du coin.

Combe d'Arvaux

Combe d'Arvaux

Un peu plus loin, la falaise de Baulme-la-Roche offre un beau panorama sur le village et la vallée de l’Ouche.

Baulme la Roche

Baulme la Roche

En fin d’après-midi nous nous installons à St-Seine-l’Abbaye, dans un petit terrain de camping en pente. Bien que ne comptant que 350 habitants, il y a quelques commerces pour se ravitailler, et une abbatiale qui laisse imaginer l’importance historique du bourg.

Abbatiale de St-Seine-l'Abbaye

Ici nous sommes en pleine diagonale du vide, aux confins du Plateau de Langres et du Châtillonnais. La densité de population du Châtillonnais est plus faible que celle de la Lozère, 13 habitants par kilomètre carré. Notre route traverse donc un désert humain, mais pas végétal. La forêt couvre tant de territoire qu’un projet de parc national est dans les tuyaux pour la protéger.

Toutefois, on n’a jamais l’impression d’être si loin que ça des habitations, les champs de Colza sont plus visiblement anthropiques que les pâturages. Et en cette saison leur jaune se détache très bien sur le vert sombre des forêts.

Du colza partout

Nous passons par le 2ème plus grand parc éolien de France, 33 éoliennes de 80m de haut (120m en comptant les pales), et il s’agrandit, d’ailleurs on en verra quelques unes en construction.

Des éoliennes aussi

Les sources de la Seine, sont d’un ridicule accompli. Une fausse grotte abritant la déesse Sequana matérialise la source. Il s’en échappe un ruisseau de 30cm de large. Rien à voir avec les grandioses sources franc-comtoises comme la Loue, le Lison et le Doubs.

Source de la Seine

De là nous obliquons vers le Nord-Est, en coupant transversalement les vallées, le dénivelé s’accumule. Parmi les petits villages, Salives a préservé ses fortifications et un joli petit centre.

Fortifications de Salives

Juste avant, nous avons trouvé une balance agricole, nous sommes tous montés ensemble dessus. À 20 kg près nous pesons 920kg, 8 cyclistes, 7 vélos dont 1 tandem et nos affaires de camping pour 3 nuits.

Nous arrivons le soir à Grancey-le-Château. On nous ouvre les sanitaires du club de foot pour la nuit, mais nous nous passerons d’eau chaude.

Je suis déjà passé par là pour aller au lac de Constance en 2010. Je me souviens de la route comme si c’était hier. Le château n’est pas ouvert au public, on peut juste apercevoir ses tuiles vernissées depuis la grille.

Grancey-le-Château

Les panneaux indicateurs sont précis. Mais je ne suis pas sur que ce soit bien indiqué jusque là-bas.

Vers Niederkirchen et au delà

Le lendemain nous prenons en sens inverse la même route que j’ai prise il y a 2 ans pour venir de Châtillon. Nous passons au dessus de Saint-Broing-les-Moines avant de nous engouffrer dans la vallée de la Digeanne. Puis ce sera une longue descente, en montagnes russes et en ligne droite dans l’immense forêt de Châtillon.

St-Broing-les-Moines

Forêt de Châtillon

Avant de pique-niquer une petite visite de la ville s’impose. D’abord l’église Saint-Vorles, puis la source de la Douix.

Saint-Vorles

Vue sur Châtillon-sur-Seine

La source de la Douix

L’après-midi nous repartons brièvement le long de la Seine jusqu’à Étrochey. Elle a déjà plus fière allure qu’à sa source.

La Seine à Étrochey

Puis nous longeons la route du Crémant jusqu’à Larrey et Marcenay avant de camper près du plus grand plan d’eau de Côte d’Or. Auprès du lac de Marcenay se trouvent également les vestiges d’un haut fourneau du XVIIIe Siècle.

St-Germain au dessus de Larrey

Lac de Marcenay

Dimanche nous roulons plein sud en direction de Venarey-les-Laumes. De là nous grimpons jusqu’à la statue de Vercingétorix, et nous ne sommes que 2 à être venu à bout des 27% (d’après le gps) du raidillon final. De la statue et de la table d’orientation, on ne voit pas grand’chose, si ce n’est la lisière des arbres au premier plan. Le Mont Auxois, site présumé d’Alésia, domine pourtant bien le paysage.

Cour de ferme

Statue de Vercingétorix sur le Mont Auxois

Après ça, c’est facile, nous longeons à nouveau les berges du canal de Bourgogne, et, retrouvant une fois encore un trajet emprunté 2 ans auparavant au retour de Suisse, nous fonçons littéralement vers Montbard.

Une écluse du canal de Bourgogne

Arrivée à Montbard

Viens finalement la partie la plus difficile, les adieux et le retour dans un train bondé qui ne fera que se remplir pendant son approche de Paris, avec 25 vélos à bord (d’après les contrôleurs les plus désabusés que j’ai vu) pour zéros emplacement.

En 4 jours, ce petit tour du nord de la Côte d’Or fait environ 240km pour 2000m de D+. Tout ce qu’il y a de plus familial.

Le parcours

PS : Pour un autre parcours en Bourgogne : il y a tout juste un an j’étais à vélo entre Bourgogne et Franche-Comté.

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