À travers la Basse-Normandie

Le 11 novembre était l’occasion d’un dernier weekend de 3 jours cette année, et la météo fut au rendez-vous pour une escapade normande.

Enfin sauf la première demi-journée, durant laquelle un brouillard humide et dense m’a accompagné, mais je n’étais pas encore en Normandie. Je suis parti de Chartres, et non de Paris parce que j’ai déjà roulé de Paris à Chartres et il m’aurait alors fallu 4 jours et non 3 pour aller au bout de ma randonnée.

Pour preuve du brouillard voila la cathédrale de Chartres :

Cathédrale de Chartres dans le brouillard

Et voila à quoi ressemblait la partie beauceronne du parcours, il s’agissait essentiellement de petites routes avec un balisage vélo excellent jusqu’à Nogent-le-Rotrou.

Beauce dans le brouillard

Cette véloroute m’a fait passé par Illiers-Combray, lieu de pèlerinage littéraire pour ceux qui ont du temps à perdre…

Combray

Ensuite a surgit brièvement de la brume le joli château de Frazé.

Château de Frazé

Je suis arrivé dans le Perche et ses collines. Le soleil perçait parfois le brouillard mais ce n’est qu’à Nogent-le-Rotrou qu’il s’est montré franchement. Le parc du château s’est trouvé être un lieu de pique-nique idéal.

Nogent-le-Rotrou

Après Nogent, les côtes sont devenues plus rudes et j’ai eu recours plus souvent à la carte car je n’ai plus suivi aucun balisage. Je suis passé par la jolie ville médiévale de Bellême.

Bellême

Bellême

Et j’ai traversé ensuite la forêt éponyme. Première forêt normande de ma route, ce qui veut dire première belle colline puisque les forêts sont toujours au sommet des collines dans la région.

Forêt de Bellême

Je suis ensuite redescendu vers Mamers. C’est dans la région Pays-de-la-Loire, 3ème région traversée ce jour après le Centre et la Basse-Normandie.

Mamers

Avant d’attaquer la dernière colline de la journée : la forêt de Perseigne. J’y ai même passé un col !

Perseigne

La nuit est tombée pendant la redescente sur Alençon. Décidément les jours sont bien trop courts en cette saison. Je suis arrivé dans la ville vers 18h15, avec un peu de retard sur l’horaire que j’avais indiqué à mon hôte, qui aura la gentillesse de ne pas s’en formaliser. La visite d’Alençon by night fut expéditive, le temps de trouver la bonne rue.

Le lendemain, départ à 9h30 en passant par le centre ville ou se tient le marché.

Alençon

J’ai continué cap à l’Ouest, vers le mont des Avaloirs. Des quelques collines qui entourent la ville j’ai choisi de gravir celle-ci parce que du haut de ses 417m ce n’est autre que le point culminant du massif armoricain, et donc de tout le « grand-ouest ».

Mont des Avaloirs

La tour-belvédère permet de voir au dessus de la canopée, mais malgré le grand soleil, une légère brume s’accrochait sur le sommet.

Belvédère du Mont des Avaloirs

Pour éviter les grands axes, j’ai rejoint ensuite le massif forestier des Andaines qui me conduira jusqu’à Domfront en passant par la station thermale de Bagnoles-de-l’Orne. Cette dernière m’a semblé un peu surfaite, beaucoup de monde, des voitures, et c’est pas très beau un casino.

Forêt des Andaines

Domfront est bien plus agréable, c’est en quelque-sorte le bout de la crête, couronné par les ruines de son château fort.

Château de Domfront

D’ailleurs vue du château, la route qui m’attendait en direction de la Bretagne semblait bien plus plate.

Vue de Domfront

Ce n’était qu’une impression, les côtes sont plus courtes mais elles sont toujours là. Et à la sortie de Domfront le panneau en direction de Fougères m’indiquait 66km. Avec déjà 80km dans les jambes et la journée étant déjà bien avancée (à 15h on a déjà l’impression que le soleil va se coucher), je me suis dit que j’étais bon pour encore arriver à la nuit noire.

En effet j’atteindrais Fougères à 18h passées, et après avoir fait le tour du château (encore une visite by night expéditive) je me dirige vers chez mon hôte dans un village voisin, dûment prévenu de mon arrivée tardive cette fois.

Le 3ème jour, le temps était encore plus chaud et radieux que le précédent. La route s’annonçait plus facile. Ça a commencé par 2 bonnes heures globalement en descente puisqu’il fallait rejoindre le bord de mer. Les quelques courts raidillons n’ont pas entamé mon enthousiasme pour aller jusqu’au mythique Mont Saint-Michel.

Je n’ai commencé à l’apercevoir qu’une quinzaine de kilomètres avant de l’atteindre, mais l’arrivée vaut le coup d’œil, là clairement je ne trouve pas le lieu surfait.

Mont-Saint-Michel

L’intérieur de la petite cité donne plus une impression de déjà-vu et les rues étroites sont noires de monde.

Ruelle du Mont-Saint-Michel

Je lui ai préféré l’extérieur de très loin.

Remparts du Mont Saint-Michel

À mesure que l’on repart vers l’Est autour de la baie, le Mont est encore plus beau, isolé au dessus des prés salés. Je m’en suis éloigné jusqu’à Avranches, avant de m’en rapprocher à nouveau sur la rive nord de la baie. Sa silhouette change tandis qu’on en fait le tour.

Le Mont depuis Genêts

La dernière vue sur le Mont s’observe du haut des falaises de Champeaux, derrière une plage immense laissée par la marée basse. Après je lui ai tourné définitivement le dos pour filer plein nord.

Du haut des falaises de Champeaux

En milieu d’après-midi j’ai atteint Granville, objectif du parcours puisque d’ici il y a des trains directs pour Paris qui ont l’avantage de ne pas être des TGV (donc sans réservation et moins chers).

Je suis allé jusqu’au phare, histoire d’être allé vraiment au bout, avant de faire un petit tour de la ville haute, puis du reste.

Phare de Granville

Port de Granville

Ville haute depuis le parvis Saint-Paul

Vue depuis la ville haute

J’ai pris un train à 17h, il était plein à craquer dès le départ, des gens ont fait les 3h de trajet debout jusqu’à Paris, et la situation empirait à chaque nouvel arrêt. Je suis rentré de la gare Montparnasse à vélo dans une atmosphère très froide comparée à la douceur de la journée. Le compteur aura totalisé presque 440km durant ces 3 jours. C’est sûrement un des plus beau parcours que j’ai fait jusqu’à présent sur un weekend à vélo. Les jours un peu courts ont hélas obligé à forcer un peu l’allure alors que certains endroits méritaient de longues pauses et des explorations plus approfondies.

Parcours de Chartres à Granville

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4 réflexions sur “À travers la Basse-Normandie

  1. Super ballade ! Je propose pour le printemps Granville > Cherbourg > Caen. La continuité. Le long de la côte au maximum. Ça pourrait m’intéresser si on roule pas vite. 325 km en tout.

  2. Salut Sysy, après tout, je te dois bien un petit commentaire, vu que je prends toujours plaisir à lire ce que tu contes sur ton blog.
    Tu nous donnes plein d’idées pour l’été prochain avec tes longs weekends. Notre hic, c’est qu’avec un premier loupiot et un deuxième en gestation, les opportunités de weekends vélos s’amoindrissent, et on doit envisager des séjours un peu plus long pour faire des distances intéressantes.
    Mais tes récits en images nous donnent envie d’aller juste à coté de chez nous, sans prise de tête d’organisation loin à l’étranger, et ça, c’est top 🙂
    merci donc 😉
    franck (alias pseudomyrmex)

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