De Montfort-l’Amaury à Moret-sur-Loing

C’est le propre des cartes de n’être plus à jour dès leur fabrication. Ainsi en va-t-il pour celle de la semaine dernière, puisque je devrais déjà y faire figurer un nouveau parcours. Un parcours qui barre tout le sud de l’Île-de-France en diagonale, de Montfort-l’Amaury jusqu’à Moret-sur-Loing.

Cliquer sur l’image pour avoir le parcours en détail


La gare de Montfort-l’Amaury – Méré est au milieu de nulle-part puisqu’il faut encore 3 bons kilomètres de montée en ligne droite pour rejoindre la ville.

Ensuite, tout le centre de Montfort est pavé, peut-être agréable à l’œil, mais un petit enfer cycliste.

Rue pavée de Montfort-l'Amaury

La duchesse Anne se retrouve sur de nombreuses enseignes de magasins. J’ignorais qu’elle avait un lien avec la bourgade. Apparemment la ville appartenait au duché de Bretagne avant que celui-ci ne soit rattaché à la France. Et Anne de Bretagne a joué un rôle clé dans se rattachement.

Du château et des remparts il reste peu et j’ai raté ces ruines. Je ne suis pas allé plus haut que la place de l’église.

Eglise St-Pierre de Montfort-l'Amaury

La sortie de la ville grimpe raide en direction de la forêt de Rambouillet, qui s’ouvre le long d’un étang.

Etang de la Plaine

A partir d’un petit parking, commencent 17km de piste cyclable en pleine forêt.

Indication de l'itinéraire cyclable

C’est un des plus beaux itinéraires que j’ai pu faire en forêt. Il bat à plate-couture ceux de la forêt de Compiègne. Et si je préfère encore Fontainebleau c’est plutôt pour ses itinéraires pédestres. Les parties zigzagantes alternent avec les lignes droites plus habituelles des forêts franciliennes. L’itinéraire ne longe jamais de route et n’ai jamais partagé avec une piste équestre ou un chemin piéton. C’est du 100% site propre.

Forêt de Rambouillet

De temps à autre il y a un étang, ici la mare de Vilpert.

Mare de Vilpert, forêt de Rambouillet

A Rambouillet, je croise ma route pour aller à Chartres. Cette fois j’ai essayé de traverser au plus direct, et malgré les détours imposés par les nombreux sens uniques, toutes les rues mènent à la gare de laquelle il a été facile de partir dans la bonne direction. C’est reparti pour quelques kilomètres de forêt avant d’avoir un bref aperçu de la Beauce. le temps est très poussiéreux et venteux au dessus des champs.

vers Sonchamps

Aux grandes étendues céréalières je préfère rester dans les vallées et forêts franciliennes. Après une descente en roue libre le long de la Rémarde, je franchis un petit raidillon vers Ponthévrard. Ça aurait été trop facile de suivre une vallée, aujourd’hui je les franchi toutes transversalement en une alternance de côtes et de plateaux.

Après le village je croise successivement l’autoroute A10 puis la LGV Atlantique. J’aurais bien pris une photo des bouchons de chassé-croisé estivaux, mais il était sans doute encore un peu tôt pour que ça bouchonne, et la route passant sous l’autoroute, je n’ai qu’à peine distingué le péage de St-Arnoult.

Cette fois c’est la vallée de l’Orge que je descends en direction de Dourdan. Et je ne raterais pas le château fort.

Dourdan

C’est jour de marché mais malgré cela la ville n’est pas très animée. On va mettre ça sur le compte du mois d’août.

L’avantage de ce trajet est que, ayant assez peu d’ambition quand à mon lieu d’arrivée, les gares à intervalle régulier le long du parcours auraient pu constituer des arrêts prématurés : le transilien à Rambouillet, le RER C à Dourdan et une autre branche à Étrechy, le RER D à Boutigny-sur-Essonne et enfin un dernier transilien à partir de Grez-sur-Loing.

Mais je suis d’humeur à continuer le long de l’Orge jusqu’à Sermaise.

Sermaise

Et un nouveau raidillon me permet de quitter la vallée dont j’ai déjà profité assez longtemps ! Suivent un petit plateau puis une descente jusqu’au cœur du village de Villeconin. Il y a un château aussi ici. Il se visite un mois par an à des horaires très limités. Entre les grands axes que sont les vallées de l’Orge (que je viens de quitter) et de la Juine, le vallon dans lequel se trouve Villeconin apparaît vraiment calme et isolé.

Château de Villeconin

Eglise de Villeconin

Je ne fais bien évidemment que traverser ce vallon pour regrimper aussitôt sur le plateau de Saudreville. Chaque village a l’air d’avoir son château où son manoir derrière une grille fermée et une longue allée d’arbres séculaires.

Saudreville

A Étrechy je souhaite traverser la Juine. Mais mes plans sont mis à mal par la nationale 20 (Paris-Orléans) qu’on ne peut pas franchir n’importe-où. Tant pis je me contenterai des ronds points et de l’entrée de ville « à la française » (dans le mauvais sens du terme = centres commerciaux, ronds points, parkings, voies rapides) pour m’échapper.

En franchissant la Juine je pénètre dans le parc naturel du Gâtinais. A part un 2ème panneau sous celui des noms de commune, je n’ai pas vu de différence dans le paysage. Il faut attendre la vallée de l’Essonne pour qu’on commence à voir de temps en temps des rochers qui rappellent la proximité de Fontainebleau. À Boutigny je croise mon itinéraire pour rejoindre Orléans.

À partir de là je ne quitte pas la forêt jusqu’à Milly-la-Forêt, la bien nommée. Il y a un bon nombre de touristes et le centre mérite en effet qu’on s’y attarde un peu. C’est là que je pique-nique rapidement et que des gouttes se mettent à tomber. J’aurais été plus chanceux que la semaine dernière.

Milly-la-Forêt

Ma route longe ensuite le massif des 3 pignons. Il faudra que je revienne ici un jour faire le fameux circuit des 25 bosses. Mais ce massif est très mal desservi, avec seulement des bus aux horaires scolaires, donc pas le weekend. Il faudra sans doute que j’y aille à vélo alors (chouette la bonne excuse !).

Je laisse la forêt de Fontainebleau sur ma gauche pour plonger dans la vallée du Loing au niveau de Grez. Mont intention est de rejoindre le canal du Loing et de le longer jusqu’à Moret.

Je m’attends à trouver une belle voie verte. Mais celle-ci n’existe que sur le papier. Le chemin de halage n’est qu’une étroite sente jusqu’à Episy.

Cana du Loing

Au delà, la voie verte commence mais pour quelques kilomètres seulement, son existence est symbolique. Le revêtement permet quand même de rouler plus vite que sur la partie non-aménagée.

Voie verte Canal du Loing

A l’entrée de Moret je partage quelques centaines de mètres avec ma dernière étape du retour de Suisse l’an dernier. Je me rappelle bien de ce passage, de la chaleur et de la fatigue et du besoin urgent de remplir ma gourde. À l’époque, je n’avais pas traversé le Loing. Mais cette fois je passe dans le centre de Moret. Très touristique, la bourgade le mérite et est largement la plus belle ville que j’ai traversé ce jour, avec ses remparts et ses maisons surplombant la rivière.

Moret-sur-Loing

C’est aussi un haut lieu de l’impressionnisme, Alfred Sisley y ayant vécu.

Moret-sur-Loing par Alfred Sisley, 1891

J’aurais du mieux regarder le tableau avant pour prendre ma dernière photo du bon endroit !

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2 réflexions sur “De Montfort-l’Amaury à Moret-sur-Loing

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