Retour multimodal

Au retour d’un week-end en Franche-Comté, je décide pour la 2ème fois d’aller attraper mon train pour Paris à vélo. La gare de Besançon est à une quarantaine de kilomètres par la route la plus directe, mais le trajet emprunte une route nationale à 2×2 voies sur une bonne partie du parcours. Il faut donc faire des détours par de petites routes pour s’y rendre à vélo. Cette fois c’est carrément un détour pour faire du tourisme que j’ai fait, en empruntant les vallées du Cusancin puis du Doubs en suivant l’Eurovélo 6.

Le train étant à la mi-journée, le départ a eu lieu à peine le jour levé. La température était de 7°C, je n’avais pas prévu si froid pour un mois d’août. Mais en pédalant le froid est presque passé inaperçu.

Matin frisquet sur le plateau de Pierrefontaine

Le parcours était globalement en descente, les plateaux dégagés se succèdent, entrecoupés de courtes pentes en forêt. Le temps annoncé couvert est en fait radieux.

Église de Villers-la-Combe

Villers-la-Combe

Les routes de campagne désertent, sauf de temps en temps des gens pressés d’aller travailler dont j’aime bien le regard surpris de voir un tel vélo (pliant), à une heure aussi matinale.

La partie la plus froide a été le plongeon dans la vallée du Cusancin depuis Lanans. la route suit une combe étroite et très ombragée. Arrivé au fond du val, je ne sentais plus mes doigts. Heureusement la vallée est ensuite orientée Est-Ouest et le soleil m’a bien chauffé le dos ; si bien qu’à Baume-les-Dames j’ai enfin retiré la polaire.

La vallée du Cusancin est très encaissée et  surmontée régulièrement de falaises modestes, qui n’émergent pas toujours complètement de la forêt.

Val de Cusance

Cusance

J’ai finalement rejoins l’eurovélo 6 à Baume-les-Dames. Et de là il ne me restait plus qu’à rejoindre Besançon en suivant le fléchage. Enfin presque, les destinations un peu éloignées ne sont pas indiquées, le premier panneau Besançon était à 22km de la ville. Alors qu’il aurait pu y avoir Nantes indiqué dès le départ.

eurovelo 6

Une belle passerelle toute neuve permet de traverser le Doubs sans emprunter la route des voitures à Baume, et globalement l’itinéraire est très bien entretenu et aménagé. Il y a de belles falaises et collines boisées tout autour et on traverse quelques villages à l’écart des grands axes comme Laissey et Deluz.

Vallée du Doubs

Vallée du Doubs

Deluz

L’arrivée sur la citadelle de Besançon pourrait être plus jolie sans la zone industrielle sur la rive droite du Doubs. En plus la plus grosse usine est désaffectée.

Arrivée sur la citadelle

Au lieu de traverser directement le centre-ville à partir de la porte Rivotte, j’ai traversé le long du canal sous la citadelle pour ensuite remonter autour de la boucle jusqu’au pont Battant.

Pont Battant

J’avais suffisament d’avance pour pique-niquer sur les remparts et lire un peu, avant de plier le vélo et de le charger dans le TGV. 2H40 plus tard je le dépliais à nouveau pour une petite heure de trajet de la gare à chez-moi.

Itinéraire

Publicités

Paris – Rouen by bike

(Last articles were in French, so this time I’m switching to English)

The meeting point was at 6:30 at the Arc de Triomphe, which means I left  at 5:15 from my place, ouch that’s early!

Arc de Triomphe

As some were late (I don’t blame anyone, but still 😉 ) I had time to realize the corner of the Champs Elysées is occupied by the embassy of Qatar. I didn’t know that there actually were embassies on the square itself. And I wonder what is this kind of candy sculpture outside.

Qatar embassy on the Champs Elysées

The ride started on main roads through the rich suburbs in the West of Paris, after dawn on the Arc de Triomphe. Very early in the morning we were almost alone on the roads. First small hill in Suresnes and second one with a very nice view in Saint-Germain-en-Laye. The sun is rising above La Défense, it might be better at sunset.

From Saint-Germain-en-Laye

We used mostly major axis untill Meulan, and after we crossed part of the Vexin Regional Park and it’s gentle slopes before riding in the Seine valley again from Vétheuil to La-Roche-Guyon.

Vétheuil

This is the only picture with some people on it, as usual I don’t put recognizable pictures of people on this public space.

The others crossing Vétheuil

We stopped for a while next to the castle in La-Roche-Guyon…

Castle of La Roche Guyon

…giving some apples from the castle gardens to the pair of sheep taking care of the roadside. Only the apples that fell on the ground of course !

Gluttonous sheeps in La-Roche-Guyon

The steep road after the castle offers a very nice view on the Seine valley.

The Seine from La-Roche-Guyon

We crossed Giverny and it’s amazing crowd for a village this size.

Next stop, for lunch, was the right bank of Vernon.

Castle in Vernon

House on the bridge in Vernon

I’ve already crossed Vernon 2 years ago, and even spent a night there. The city is quite unknown, but I think it looks more interesting than Giverny from outside.

Then We followed the river to Les Andelys, were we met another friend who finished the ride with us, starting with the longest way uphill at le Val-St-Martin.

It was the best view on the river and on Château Gaillard (in the background).

Château Gaillard from Le Val St Martin

The next hill was the Jacques Anquetil slope. Named after a 5 times winner of the Tour de France in the 50s and 60s. Not sure it inspired us a lot to finish gloriously 😉

Côte Jacques Anquetil

The arrival on Rouen was straight-forward on a major road. And after a stop at our host’s place we went for a tour of the city.

Rouen cathedral

If you’re interested in a few more pictures of Rouen, I have some from 2009 on flickr.

And finally enjoyed the sunset from the Mont Gargan, after a very last, steep way uphill.

Sunset on Rouen

Like in Moret-sur-Loing, my last picture could be compared to an impressionist one from Claude Monet.

Vue générale de Rouen - Claude Monet

The ride was 170km including the tour in Rouen and here is the track. I had to draw it by hand at the end, because the GPS batteries couldn’t stand a whole day.

Paris-Rouen

We had a full day rest in Rouen after that, and a pleasant barbecue on Sunday before taking the train back to Paris.

De Montfort-l’Amaury à Moret-sur-Loing

C’est le propre des cartes de n’être plus à jour dès leur fabrication. Ainsi en va-t-il pour celle de la semaine dernière, puisque je devrais déjà y faire figurer un nouveau parcours. Un parcours qui barre tout le sud de l’Île-de-France en diagonale, de Montfort-l’Amaury jusqu’à Moret-sur-Loing.

Cliquer sur l’image pour avoir le parcours en détail


La gare de Montfort-l’Amaury – Méré est au milieu de nulle-part puisqu’il faut encore 3 bons kilomètres de montée en ligne droite pour rejoindre la ville.

Ensuite, tout le centre de Montfort est pavé, peut-être agréable à l’œil, mais un petit enfer cycliste.

Rue pavée de Montfort-l'Amaury

La duchesse Anne se retrouve sur de nombreuses enseignes de magasins. J’ignorais qu’elle avait un lien avec la bourgade. Apparemment la ville appartenait au duché de Bretagne avant que celui-ci ne soit rattaché à la France. Et Anne de Bretagne a joué un rôle clé dans se rattachement.

Du château et des remparts il reste peu et j’ai raté ces ruines. Je ne suis pas allé plus haut que la place de l’église.

Eglise St-Pierre de Montfort-l'Amaury

La sortie de la ville grimpe raide en direction de la forêt de Rambouillet, qui s’ouvre le long d’un étang.

Etang de la Plaine

A partir d’un petit parking, commencent 17km de piste cyclable en pleine forêt.

Indication de l'itinéraire cyclable

C’est un des plus beaux itinéraires que j’ai pu faire en forêt. Il bat à plate-couture ceux de la forêt de Compiègne. Et si je préfère encore Fontainebleau c’est plutôt pour ses itinéraires pédestres. Les parties zigzagantes alternent avec les lignes droites plus habituelles des forêts franciliennes. L’itinéraire ne longe jamais de route et n’ai jamais partagé avec une piste équestre ou un chemin piéton. C’est du 100% site propre.

Forêt de Rambouillet

De temps à autre il y a un étang, ici la mare de Vilpert.

Mare de Vilpert, forêt de Rambouillet

A Rambouillet, je croise ma route pour aller à Chartres. Cette fois j’ai essayé de traverser au plus direct, et malgré les détours imposés par les nombreux sens uniques, toutes les rues mènent à la gare de laquelle il a été facile de partir dans la bonne direction. C’est reparti pour quelques kilomètres de forêt avant d’avoir un bref aperçu de la Beauce. le temps est très poussiéreux et venteux au dessus des champs.

vers Sonchamps

Aux grandes étendues céréalières je préfère rester dans les vallées et forêts franciliennes. Après une descente en roue libre le long de la Rémarde, je franchis un petit raidillon vers Ponthévrard. Ça aurait été trop facile de suivre une vallée, aujourd’hui je les franchi toutes transversalement en une alternance de côtes et de plateaux.

Après le village je croise successivement l’autoroute A10 puis la LGV Atlantique. J’aurais bien pris une photo des bouchons de chassé-croisé estivaux, mais il était sans doute encore un peu tôt pour que ça bouchonne, et la route passant sous l’autoroute, je n’ai qu’à peine distingué le péage de St-Arnoult.

Cette fois c’est la vallée de l’Orge que je descends en direction de Dourdan. Et je ne raterais pas le château fort.

Dourdan

C’est jour de marché mais malgré cela la ville n’est pas très animée. On va mettre ça sur le compte du mois d’août.

L’avantage de ce trajet est que, ayant assez peu d’ambition quand à mon lieu d’arrivée, les gares à intervalle régulier le long du parcours auraient pu constituer des arrêts prématurés : le transilien à Rambouillet, le RER C à Dourdan et une autre branche à Étrechy, le RER D à Boutigny-sur-Essonne et enfin un dernier transilien à partir de Grez-sur-Loing.

Mais je suis d’humeur à continuer le long de l’Orge jusqu’à Sermaise.

Sermaise

Et un nouveau raidillon me permet de quitter la vallée dont j’ai déjà profité assez longtemps ! Suivent un petit plateau puis une descente jusqu’au cœur du village de Villeconin. Il y a un château aussi ici. Il se visite un mois par an à des horaires très limités. Entre les grands axes que sont les vallées de l’Orge (que je viens de quitter) et de la Juine, le vallon dans lequel se trouve Villeconin apparaît vraiment calme et isolé.

Château de Villeconin

Eglise de Villeconin

Je ne fais bien évidemment que traverser ce vallon pour regrimper aussitôt sur le plateau de Saudreville. Chaque village a l’air d’avoir son château où son manoir derrière une grille fermée et une longue allée d’arbres séculaires.

Saudreville

A Étrechy je souhaite traverser la Juine. Mais mes plans sont mis à mal par la nationale 20 (Paris-Orléans) qu’on ne peut pas franchir n’importe-où. Tant pis je me contenterai des ronds points et de l’entrée de ville « à la française » (dans le mauvais sens du terme = centres commerciaux, ronds points, parkings, voies rapides) pour m’échapper.

En franchissant la Juine je pénètre dans le parc naturel du Gâtinais. A part un 2ème panneau sous celui des noms de commune, je n’ai pas vu de différence dans le paysage. Il faut attendre la vallée de l’Essonne pour qu’on commence à voir de temps en temps des rochers qui rappellent la proximité de Fontainebleau. À Boutigny je croise mon itinéraire pour rejoindre Orléans.

À partir de là je ne quitte pas la forêt jusqu’à Milly-la-Forêt, la bien nommée. Il y a un bon nombre de touristes et le centre mérite en effet qu’on s’y attarde un peu. C’est là que je pique-nique rapidement et que des gouttes se mettent à tomber. J’aurais été plus chanceux que la semaine dernière.

Milly-la-Forêt

Ma route longe ensuite le massif des 3 pignons. Il faudra que je revienne ici un jour faire le fameux circuit des 25 bosses. Mais ce massif est très mal desservi, avec seulement des bus aux horaires scolaires, donc pas le weekend. Il faudra sans doute que j’y aille à vélo alors (chouette la bonne excuse !).

Je laisse la forêt de Fontainebleau sur ma gauche pour plonger dans la vallée du Loing au niveau de Grez. Mont intention est de rejoindre le canal du Loing et de le longer jusqu’à Moret.

Je m’attends à trouver une belle voie verte. Mais celle-ci n’existe que sur le papier. Le chemin de halage n’est qu’une étroite sente jusqu’à Episy.

Cana du Loing

Au delà, la voie verte commence mais pour quelques kilomètres seulement, son existence est symbolique. Le revêtement permet quand même de rouler plus vite que sur la partie non-aménagée.

Voie verte Canal du Loing

A l’entrée de Moret je partage quelques centaines de mètres avec ma dernière étape du retour de Suisse l’an dernier. Je me rappelle bien de ce passage, de la chaleur et de la fatigue et du besoin urgent de remplir ma gourde. À l’époque, je n’avais pas traversé le Loing. Mais cette fois je passe dans le centre de Moret. Très touristique, la bourgade le mérite et est largement la plus belle ville que j’ai traversé ce jour, avec ses remparts et ses maisons surplombant la rivière.

Moret-sur-Loing

C’est aussi un haut lieu de l’impressionnisme, Alfred Sisley y ayant vécu.

Moret-sur-Loing par Alfred Sisley, 1891

J’aurais du mieux regarder le tableau avant pour prendre ma dernière photo du bon endroit !

Autour de l’Île de France à vélo

Voila une petite carte rapide de tous mes week-ends à vélo autour de la région parisienne entre 2009 et 2011.

Au centre en violet, c’est la zone que je considère avoir parcouru en long, en large et en travers. Elle couvre environ d’ouest en est : Versailles, Paris et le Val-de-Marne.

Et en détail les différents parcours :

J’ai quasiment fait le tour complet de la région par l’extérieur. Mais certaines parties encore manquantes ne m’intéressent guère : la plaine de Beauce entre Orléans et Chartres doit être des plus ennuyeuses.

PS : Mes excuses pour le placement très approximatif des villes sur la carte !