À vélo entre Bourgogne et Franche-Comté

Avec quelques amis, ce beau weekend de mai a été l’occasion de découvrir une voie verte bourguignonne de référence : la voie verte de Chalon-sur-Saône à Mâcon.

Le TGV de 7h54 arrive au Creusot à 9h15. Un quart d’heure de covoiturage plus tard nous voila au bord de la voie verte à Givry. Ceux qui sont partis de Chalon-sur-Saône ne tardent pas à nous rejoindre.

L’équipée se compose d’un tandem mixte avec remorque (la plus jeune participante a 6 mois), 2 vélos de randonnée, 3 VTT customisés et 1 pliant, votre serviteur.

L’intégralité de la voie verte peut aisément se parcourir en une journée. Mais en touristes qui s’assument on prend notre temps et la ballade s’étale sur 2 jours avec une halte à Cluny.

La voie verte emprunte, comme souvent, le tracé d’une ancienne voie ferrée (l’autre option fréquente pour une voie verte étant le chemin de halage). Donc c’est une succession de faux-plats et de lignes droites. Surement monotone à parcourir seul mais en groupe c’est sympathique. Surtout quand l’une des protagonistes se révèle experte pour trouver des fraises des bois.

Le parcours passe par de beaux villages, mais seulement leurs anciennes gares. Pour voir les centres anciens il faut s’écarter un peu. Nous ne le ferons qu’à Buxy.

Tour à Buxy

Buxy

Les anciennes gares forment toutefois des haltes sympathiques et il y est possible de remplir les bidons. C’est rigolo ces quais abandonnés recouverts d’herbe.

Massilly

Nous arrivons en fin d’après-midi à Cluny, après avoir tout fait pour ne pas aller trop vite.

Le camping de Cluny est quasiment désert (et sa piscine fermée). C’est loin d’être la haute saison même si la piste est très fréquentée. A défaut de visiter l’abbaye on se contentera d’un bar et du supermarché pour faire le plein de provisions pour le soir et le lendemain.

Pour démarrer le 2ème jour, sachant l’étape encore plus courte que la précédente, nous empruntons une des nombreuses boucles possibles depuis la véloroute, ça permet de voir la vallée du dessus. La météo est encore superbe, il fait plus chaud que la veille.

Panorama vers Massailly

La 2ème partie du parcours comporte plus de relief. La LGV Paris-Lyon occupant par endroit le tracé de la vieille ligne de chemin de fer. Après quelques raidillons, le franchissement des collines du maconnais se fait par le tunnel du Bois-Clair. Long de 1,6km et plutôt frisquet (6 ou 8°C à l’intérieur), c’est parait-il, un des plus longs tunnels piétons d’Europe.

De l’autre côté on débouche sur le beau château de Berzé-le-Chatel.

Berzé le chatel

Après une descente douce et en laissant sur notre droite la Roche de Solutré on fini par arriver assez rapidement à Mâcon.

La roche de Solutré

La ville semble complètement endormie, et déserte, sous la chaleur de ce dimanche après-midi.

Eglise Saint-Pierre de Mâcon

J’abandonne mes compagnons à leurs différents trains vers Dijon, Lyon et Paris et passe la soirée en couchsurfing dans une grande maison des faubourgs, chez de très sympathiques hôtes.

Le lundi matin je pars en même temps qu’eux au travail, mais pour ma part le périple continue vers la Franche-Comté. Après avoir retraversé le centre-ville, aussi désert que la veille, me voila parti pour 40km de traversée de la Bresse.

Mâcon depuis Saint-Laurent

La Bresse n’est pas un plat pays, ça monte et ça descend tout le temps. Ça fait un échauffement pour la suite. Dans les nombreux étangs, les grenouilles s’en donnent à cœur joie. J’accoste la côte du Jura à Saint-Amour et grimpe le premier plateau par Montagna-le-Reconduit. Mais ce n’est pas fini, il faut traverser plusieurs combes jurassiennes avant mon objectif. La 2ème grosse côte se situe aux environs de Pimorin.

Je ne suis pas mécontent d’arriver au lac de Chalain, qu’on n’aperçoit qu’au dernier moment. Son eau est aussi bleue que sur les cartes postales. Et comme c’est un spot touristique important, la note du camping est plutôt salée.

Lac de ChalainC’était une très belle étape, mais bizarrement je n’ai pris quasiment aucune photo. Trop concentré sur les kilomètres à avaler sans doute, ou juste sur le fait de profiter du paysage égoïstement :p

Voila le tracé de cette étape de Mâcon à Chalain.

Le dernier jour du périple constitue de loin la plus belle journée. Ça commence par une montée tellement raide qu’il faut pousser le vélo. Faire des étapes de montagne, même moyenne, avec un vélo pliant est une forme de masochisme raffiné.

Les lacs se succèdent (Vernois, Narlay, Petit Maclu) dans un beau paysage d’épicéas et de sapins, ça y est je suis dans le Haut-Jura. Toute l’étape s’effectue à une altitude moyenne de 800m (maximum 1030m)

Lac du Vernois

Lac de Narlay

Petit Maclu

Une pause bien méritée à la Rivière Drugeon.

La Rivière-Drugeon

A Pontarlier le centre-ville est en plein travaux mais c’est toujours plus agréable que la rocade ! Je suis étonné du nombre de cyclistes à 14h un jour de semaine. J’emprunte ensuite une voie verte jusqu’à Gilley, d’abord goudronnée jusqu’à Arçon puis en stabilisé sur le reste du parcours. Encore une ancienne voie ferrée qui surplombe la vallée du Doubs. On passe entre de jolis villages, dommage qu’on n’aperçoive qu’à peine l’abbaye de Montbenoit. Du coup il faudra se contenter d’une photo de Montflovin.

Montflovin

Un dernier effort pour franchir la montagne de Gilley (les Alpes sont restées cachées derrière les nuages) et c’est presque en roue libre jusqu’à l’arrivée avec une halte au passage dans la belle Combe Provence.

Combe Provence

Le tracé de cette étape Chalain – Passonfontaine.

Voila 4 jours où le voyage léger était de rigueur, on a d’ailleurs bien échangé entre amateurs et mis en évidence certaines de nos contradictions :p (je transporte la housse pour le train … dans une autre housse !). La météo ne  m’a fait utiliser qu’une toute petite partie des vêtements prévus pour cette sortie. Le vélo pliant se révèle une fois de plus robuste pour de longues étapes, chargé d’affaires de camping (à noter tout de même que la potence était neuve, elle a fendu après le canal du midi et il a fallu la remplacer). Cette fois ce sont les pédales qui commencent à grincer et une petite révision serait souhaitable dans les prochains jours. L’impossibilité de mouliner oblige à appuyer fort en côte alors elles ont été très sollicitées les 2 derniers jours.

Les randonnées dans ce genre vont sans doute se multiplier pendant les beaux jours 🙂

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Une réflexion sur “À vélo entre Bourgogne et Franche-Comté

  1. Bravo, tant pour la concision du texte, ce qui ne lui ôte pourtant aucune qualité, que pour les photos : là, mon vieux smartphone, pour utile qu’il soit, ne peut lutter.

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