Le canal d’Orléans

Pour attraper le train de 7h25 à Paris-Austerlitz il faut être très matinal. Mais je n’étais pas tout seul, il y avait au moins 8 vélos dans ce train. Pas mal sachant qu’il n’y avait pas de compartiment prévu pour, malgré les annonces/pub de la SNCF : « ce train transporte les vélos gratuitement », mouais.

La Beauce est toujours aussi plate mais de nouvelles éoliennes ont poussé depuis la dernière fois. Des voyageurs sont toujours interloqués par ce gros rail de béton qu’on longe sur plusieurs kilomètres avant d’arriver à Orléans.
Beaucoup, surtout chez les jeunes, ne savent pas qu’avant l’essor du TGV en France, un autre système était testé, l’aérotrain, dont certains vestiges restent. Le TGV l’a emporté car il pouvait emprunter les voies ferrées existantes alors que l’aérotrain avait besoin d’un réseau neuf. Voila pour le paragraphe culturel !

D’Orléans à Montargis

Je suis parti des Aubrais, pas envie de prendre la navette qui conduit au centre, à peine 4km plus loin.

À 8h30 un samedi c’est vide Orléans. Je ne sais pas ce qui s’organisait mais il y avait des drapeaux partout et des gradins devant la cathédrale. Après vérification je suis tombé en pleines fêtes de Jeanne d’Arc sans le savoir.

Pas de problème pour trouver le canal, on descend jusqu’à la Loire et ensuite on longe vers l’amont. En plus je suis déjà venu sur les premiers kilomètres en septembre.

Le canal même dans la banlieue d’Orléans a un aspect champêtre. Les villages sont plutôt jolis.

Et il y a un patrimoine intéressant, quelques vieilles usines du début du XXe (?) , un vieux pont de chemin de fer en rénovation bien que la ligne Orléans – Gien n’existe plus, des lavoirs …

Le plus intéressant reste les écluses, toutes en bon état et avec parfois des noms rigolos.

Le canal n’est pas navigable, de ce fait il est plus facilement couvert par la végétation, nénuphars au départ, puis lentilles d’eau sur la majeur partie du parcours. Ça le rend beaucoup plus sympa que les autres canaux que j’ai pu voir. En plus il y a pas mal de canards, dont certains dorment carrément sur le chemin …

même en plein Montargis le long du canal du Loing (d’où la présence de la péniche)

… et des ragondins mais beaucoup plus farouches.

La traversée de la forêt d’Orléans est la partie la plus sauvage. Enfin ça reste un canal, donc artificiel par définition !

Sur la photo on voit à quoi ressemble le sentier, sablonneux, 1m de large aux abords tondus. Et bien il est d’une étonnante continuité, c’est comme ça sur tout le parcours. C’est pas toujours bien indiqué mais suivre un canal c’est pas difficile, et on voit assez clairement quelle rive il faut prendre.

Pour une voie verte il y a singulièrement peu de cyclistes. J’ai du en croiser 5 en 80km ! Par contre j’ai vu au moins 150 pêcheurs ! C’est de la folie !

Hum…

C’est sans doute la dernière balade du vélo jaune, la semaine prochaine j’en aurai un tout nouveau tout beau.

Au total il ne m’aura fallu que 5h pour parcourir l’ensemble du canal. Étant seul et la météo étant incertaine je n’ai pas trainé en route.

Montargis la ville d’arrivée est dans un site bucolique, plein de petits canaux partout, il y a du potentiel mais on ne peut décemment pas dire que la ville est belle. Le retour en train prend plus de temps que l’aller à Orléans, 1h30 en transilien.

Que serait ce descriptif sans la traditionnelle carte du parcours (et c’est même pas du openrunner, je fais varier les plaisirs).

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