Randonnée dans le Pilat et le Vivarais

Pas de vélo cette fois, c’est à pied que j’ai parcouru les monts du Pilat et du Haut-Vivarais en compagnie de mon frère.

Initialement, notre objectif était de joindre Saint-Étienne (Loire) et Privas (Ardèche) en suivant à peu près le parcours du GR42 pour une distance totale de 150km. Nous comptions mettre 5 à 6 jours en quasi-autonomie. Nous avons pris peu de matériel, essentiellement des vêtements chauds et de quoi dormir avec une tente légère. Avec la nourriture et l’eau on devait porter une douzaine de kilos chacun.

Premier Jour : le Pilat

De la gare de Chateaucreux nous avons évité 5km de traversée de Saint-Etienne en prenant le bus jusqu’au départ du GR (ligne 18, arrêt Claudinon) et nous avons commencé à marcher à 11h. Ça grimpe immédiatement et plutôt raide pour rejoindre rapidement une crête qui domine tout le bassin de Saint-Etienne.

Saint-Etienne

Puis nous traversons le village de Rochetaillée dominé par les ruines d’un château.

Rochetaillée

La montée se poursuit au milieu des champs et dans les bois de résineux. Le temps est au beau fixe mais il fait froid sur le versant nord du Pilat. Il faut un peu plus de 2h pour atteindre le Bessat, village qui marque le début de la crête au col de la Croix de Chaubouret à 1200m d’altitude.

Vaches

Dans la forêt sur la crête le givre sur les arbres fond et nous arrose copieusement. Sur les passages sur route il y a des plaques de verglas. Avec les arbres on sait tout de suite où est le nord !

Givre sur les arbres

Sur la crête entre le crêt de la Perdrix (1430m) et le crêt de l’Oeillon le panorama est magnifique. Bien que le temps ne soit pas très clair la vue s’étend jusqu’au Mont-Blanc, sur le Forez, les monts du Lyonnais et le Vivarais.

Vue du crêt de la Perdrix en direction de la Botte et l'Oeillon

Les 3 dents devant la vallée du Rhône

Après 25km de marche nous avons planté la tente près du lieu-dit Buet vers 930m d’altitude, le lieu le plus éloigné du départ que nous espérions atteindre, en compagnie de 2 chevaux curieux qui nous ont espionné par dessus un muret. A peine arrêté il a fallu se couvrir avec gros pull gants et bonnet. Même si durant la nuit le temps ne s’est pas refroidi et qu’il n’a pas gelé, la tente a fait ses preuves en terme d’isolation.

Deuxième jour : Chemin de Saint-Jacques et entrée en Ardèche

Ce fut la plus longue étape du parcours avec 35km parcourus dans la journée. Durant la nuit le vent s’est levé et a apporté beaucoup de nuages qui ce sont épaissis dans la journée jusqu’à apporter de la bruine dès qu’on se trouvait sur les hauteurs. D’ailleurs la météo a réduit drastiquement le rythme de photos et je n’ai plus grand’chose pour illustrer cet article.

Après une longue nuit de près de 12h, imposée par les heures de couché et de levé du soleil, nous avons rejoint le chemin de Compostelle à Saint-Julien-Molin-Molette (ça ne s’invente pas) et nous l’avons longé jusqu’à la sortie de Bourg-Argental. Les multiples coquilles Saint-Jacques sur les portes, les calvaires et chemins de croix ainsi que la plus forte présence de gites sur le passage en témoignent.

A partir de Montchal le vent devient fort et nous arrose parfois d’une bruine légère. Vanosc est le premier village ardéchois du parcours … et la dernière photo.

Vanosc

Nous arrivons ensuite dans l’étroite vallée de Vocance où un dernier raidillon nous emmène à la croix de Boiray. Dans la descente sous la bruine nous avons fini par trouver un sous-bois au sec pour camper et finalement il n’a même pas plu pendant la 2ème nuit.

Troisième jour : Haut Vivarais

La journée a été courte puisque nous n’avons marché que jusqu’à midi. Le temps était sec avant notre passage à Satillieu. Dans un café nous avons jeté un oeil au journal qui prévoyait une journée très pluvieuse et un lendemain meilleur. Mon frère commence à avoir si mal au genou qu’il boitille un peu. Nous avons donc décidé d’arrêter avant que ça empire, confortés dans notre choix par la pluie qui s’est installée durablement. Nous avons un peu trop forcé la veille !

Dans le village de Saint-Victor nous avons attendu plus de 3h le passage d’un bus, mais au moins il y en avait un et vraiment pas cher. Merci au conseil général de subventionner les transports en commun. ça ne coûte que 3€ pour se rendre à Valence alors que pour une distance moindre le trajet Valence-Privas en coûte presque 8, mais c’est la région qui finance parce que c’est un TER.

Finalement nous avons parcouru 75km, soit la moitié du parcours prévu, … en la moitié du temps prévu. Pas si mal.

Maintenant qu’on connait nos limites on fera des rando plus raisonnables (moins de 30km par jour) et pour les projets bourrins on se cantonnera au vélo !

Voila le parcours et le profil.

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