3 jours de vélo de Dreux à Chantilly

Jour 1 : Dreux – Vernon

Vendredi 28 août départ très matinal pour prendre le RER avec le vélo avant l’heure de pointe. Jonction Gare de Lyon – Gare Montparnasse en vélo sous quelques gouttes pour prendre le transilien de 7h40 pour Dreux. Dans ce sens là il n’y a pas foule. Avant 9h me voila parti vers la vallée de l’Eure.

La rive droite est peu fréquentée et le petit vent dans le dos me fait très vite atteindre le château d’Anet.

Anet

Un petit morceau de voie verte relie le Saussay à Ivry-la-Bataille mais là j’ai perdu les indications, impossible de trouver la suite alors je continue sur la route roulante de Garennes-sur-Eure avec un fort vent de face. Je quitte la vallée au niveau d’Epieds pour me retrouver sur le plateau, et toujours un vent quasiment de face qui ne me lâchera qu’à Évreux quand j’obliquerai à nouveau vers l’Est.

Epieds

Evreux

Évreux n’est pas une très belle ville, une cathédrale, un beffroi et les berges de l’Iton joliment aménagées où je m’installe pour pique-niquer mais un centre ville assez reconstruit après guerre. Pour la jonction avec Vernon je coupe transversalement les vallées, côtes et belles descentes se succèdent avant une arrivée qui offre une vue dégagée sur tout le bassin à Saint-Pierre-d’Autils.

Vue de Saint-Pierre-d'Autils

Il est 16h quand je retrouve Catherine qui m’accueille à bras ouverts entre 2 voyages. Elle m’aurait bien emmené faire de l’escalade mais ce n’est pas spécialement mon truc et après 90 bornes et presque autant le lendemain une soirée calme me convient parfaitement.

Le pont-péage de Vernon, symbole de la ville

Maison de Vernon

Le parcours de Dreux à Vernon.

Jour 2 : Vernon – Beauvais

Je laisse mon hôte rejoindre son train et part vers Giverny. Sur ses conseils je trouve la piste cyclable qui relie Vernon à Giverny malgré l’absence d’indications.  Elle surplombe un peu la vallée et fait passer par le centre de Giverny ou dès 9h30 des foules de touristes se pressent devant le musée des impressionnistes.

Voie verte vers Château-sur-Epte

De Gasny à Gisors la voie verte de la vallée de l’Epte est une véritable autoroute. C’est plat, bitumé, peu fréquenté, très agréable. On y croise tout type de cyclistes : des familles, des sportifs, des voyageurs bien chargés…

A Gisors le temps est menaçant et je crains de terminer la journée sous la pluie. Le bourg est sympathique très animé mais avec trop de voitures et de pavés à mon goût. La belle église est littéralement au milieu d’un parking. Je ne m’y attarde guère, je n’ai même pas pris le donjon féodal en photo.

Gisors

Le temps s’améliore à nouveau, je trouve une belle vallée boisée pour rejoindre le sommet de la côte de Bray. Je suis un peu déçu par le panorama, la crête est parcourue par une ligne à haute tension.  Je descend ensuite dans le pays de Bray, une curiosité géologique du bassin parisien, concrètement j’y voie un paysage moins monotone que les champs de betteraves picards, plus de pâturage et de forêts dans un écrin plus vallonné.

Cuesta de Bray

A Beauvais je fais un tour rapide de la ville avec Delphine pour constater, comme elle me l’avait ironiquement annoncé,  qu’il n’y a pas grand-chose à part une cathédrale. Ça doit être une spécificité des villes picardes, une cathédrale au milieu d’une ville bombardée pendant la guerre. Nous passerons une sympathique soirée autour d’un barbecue au bord du plan d’eau du Canada.

Cathédrale de Beauvais

Beauvais

Façade en céramique avec des salamandres

Le parcours de Vernon à Beauvais.

Jour 3 : Beauvais – Chantilly

Le dernier jour de ce weekend prolongé est une étape différente des autres. J’ai l’impression d’avoir passé la journée en forêt. D’abord celle de Hez-Froidmont, puis d’Halatte et enfin de Chantilly. Ma préférence allant à la deuxième que j’ai trouvée plus sauvage. Au passage je traverse les villes de Clermont et de Senlis, cette dernière complètement pavée est un enfer à vélo.

Abbaye de Froidmont

Clermont

Dans la forêt d’Halatte je rencontre un ennemi pire que le vent du premier jour : le sable. Il faut être très attentif au sol sur lequel on roule pour éviter d’être stoppé net ou de patiner difficilement dans une ornière sablonneuse. En forêt de Chantilly c’est encore pire, le sable y est entretenu avec soin pour offrir des pistes cavalières, et ces boulevards de 15m de large ne donnent guère envie de s’y aventurer. Après quelques détours je rejoins la gare d’Orry-la-Ville en pleine forêt, un des terminus du RER D.

Forêt d'Halatte

Château de Chantilly

Le parcours de Beauvais à Orry-la-Ville.

L’ensemble du parcours

Parcours de Dreux à Chantilly

Publicités

L’aqueduc de la Dhuis

Dimanche ensoleillé, j’ai voulu découvrir un itinéraire connu des VTTistes franciliens : l’aqueduc de la Dhuis.

La promenade de la Dhuis ne couvre qu’une petite partie de l’aqueduc, seulement 27km sur les 130km de l’ouvrage qui va chercher l’eau d’une vallée briarde pour l’acheminer vers le XXème arrondissement de Paris.

Je suis allé chercher l’aqueduc au bord de la Marne à Dampmart, quelques kilomètres en amont de Lagny/Thorigny rive droite. Le départ est mal indiqué, comme la majeur partie du parcours d’ailleurs, mais la forme caractéristique du chemin le rend facile à suivre. Le chemin est constitué sur presque tout le parcours de 2 traces parallèles séparées de 5 à 20m d’herbe selon les endroits. L’aqueduc est souterrain sur l’ensemble de la promenade. Aucun arbre n’est planté au dessus pour ne pas endommager la maçonnerie.

Le départ à Dampmart

ça commence par une montée régulière pour rattraper le niveau du plateau, l’aqueduc franchit ici la Marne au moyen d’un siphon. Contrairement à un canal qui est quasiment plat, l’aqueduc franchit de nombreuses vallées par ce système de siphon même si sur la totalité de son parcours l’eau ne descend finalement que de 20m. D’où la présence de quelques petits raidillons le long de la promenade. C’est en général dans ces endroits que le sentier est le plus abimé par le ravinement. Mais rien qui ne contraigne à mettre pied à terre.

Le paysage est champêtre au début puis rapidement en forêt, l’aqueduc n’arrive en ville que sur les derniers kilomètres. Enfin ça reste la campagne francilienne, les zones pavillonaires ne sont jamais bien loin et il faut faire abstraction des lignes à haute tension, carrières, routes, autoroutes, voies ferrées …

Dans les champs

Les traversées de routes sont rarement sécurisées, un passage piéton voire un dos d’âne aurait été pas mal par endroit même si la circulation d’un dimanche matin ne le justifie pas. Et les bordures de trottoir sont en trop, ça finit par devenir usant à franchir.

En ville

Globalement c’est un bel itinéraire, qui manque un peu de connexions avec autre chose, des 2 côtés ça s’arrête au milieu de nulle-part et il vaut mieux avoir un plan pour continuer. C’est un itinéraire de pure promenade, je vois mal quelqu’un passer par là matin et soir pour aller au boulot, c’est pas un chemin très direct, y’a des petits raidillons et il vaut mieux avoir un bon VTT si le terrain est humide.

L’ensemble de la boucle au départ de Saint-Maur fait 75km. A noter qu’à partir de Torcy il vaut mieux passer rive droite pour longer la Marne, il y a un chemin sur les cartes. Rive gauche on se perd dans la zone industrielle c’est pas terrible, j’ai du faire demi-tour.

Le Creux du Van

La semaine dernière en vacances en Franche-Comté j’ai effectué une incursion en Suisse sur une montagne emblématique du massif du Jura : le Creux du Van. Ce n’est pas un des points culminants de la chaîne mais le site attire une foule de visiteurs toute l’année à cause de sa forme caractéristique. Il s’agit d’un cirque forestier entouré de hautes falaises situé en bordure de la chaine du Jura juste au dessus du lac de Neuchâtel. Le site fait partie d’une réserve naturelle et compte de nombreux sentiers bien balisés (merci la Suisse).

Nous sommes partis de Noiraigue dans le Val de Travers et sommes montés par l’itinéraire le plus direct qui rejoint la crête du Dos d’Âne puis longe le bord de la falaise et redescend par l’intérieur du cirque et la ferme Robert. Nous avons effectué le parcours en 4h avec un long pique-nique au sommet.

Carte du Creux du Van

Carte obtenue sur swisstopo.

Du sommet la vue s’étend au nord sur le cirque forestier et les gorges de l’Areuse dans le prolongement desquelles on voit les lacs de Neuchâtel et de Bienne. On aperçoit également la combe des Ponts-de-Martel sur la gauche, vallée suspendue à 1000m d’altitude entre 2 crêts, typiquement jurassienne.

Creux du Van

Vers le sud, la large crête s’étend en direction du Chasseron alternant paturages d’estive et forêts de résineux.

Abreuvoir

Le sommet se situe aux confins des cantons de Vaud et de Neuchâtel et quelques bornes usées par les éléments en témoignent. L’hiver il y a beaucoup de neige à cette altitude, le vent en limite l’épaisseur mais le froid est intense. Nous sommes proche de la petite Sibérie Suisse, la Brévine, un lieu encore plus froid que Mouthe en France.

Bornes

Les falaises sont hautes de 150m et le sentier en longe le bord.

falaise

En redescendant nous avons eu la chance d’apercevoir des bouquetins, une mère et ses 2 petits (tous visibles sur la photo). Ce n’est pas un animal de la région, on observe plus de chamois. Les bouquetins du Creux du Van ont été introduits par l’homme dans les années 60.

Bouquetins

La randonnée à été l’occasion d’essayer le GPS dans des conditions difficiles : en forêt sur versant nord. Sans surprise il était dans les choux, surtout au départ. J’ai un peu nettoyé la trace.