Le Tour de France c’est décevant

Dimanche c’était l’arrivée du tour de France à Paris. Je ne sais pas si c’est une paranoïa sécuritaire suite au tragique accident survenu en Alsace au début du tour (une spectatrice est décédée renversée par une moto), mais plus de 3h avant le passage des coureurs il était déjà quasiment impossible de traverser la route. J’ai failli louper une scéance de ciné, mais un policier compréhensif nous a quand même laissé franchir les barrières, ouf !

Toujours est-il qu’après le film, 2h plus tard, toujours rien sur la chaussée. Ah si, toutes les 2 minutes une voiture ou une moto bardée de publicité passe en trombe. C’est donc pour nous protéger de ça les barrières et tout ce déploiement de forces de l’ordre !

Il fait très chaud et il n’y a pas foule derrière les barrières, à part dans les zones ombragées, et encore. Je me rappelle pourtant être allé voir le tour de France au col du Montgenèvre, il y a 10 ans environ, et j’avais été impressionné par la foule présente alors qu’il n’y avait qu’une route et la ville (Briançon) n’est pas toute proche.  Ici en plein coeur de Paris 2 millions d’habitant, aucun problème pour être super bien placé. D’accord Bercy ce n’est pas les Champs Elysees.

Dans mon esprit le tour de France est quand même une attraction « beauf », c’est difficile à expliquer, c’est une opinion personnelle, mais là ça s’est trouvé confirmé par quelques comportements dont le plus emblématique est sans conteste une femme montrant fièrement à qui veut une vieille photo cornée de son fils avec Johnny. (Arf maintenant il faudrait que j’explique pourquoi Johnny c’est beauf !)

Les coureurs passent enfin, 3 secondes chrono et c’est fini.

Ils sont sensés être dans les 150 non ? Regards interrogatifs dans la foule, une voiture passe et annonce au micro « Merci d’être venus, au revoir et à l’année prochaine ».  Rideau.

Des heures d’attentes pour certains (bon nous c’était seulement 1/4h), pour un éclair. C’était bref et même pas intense. En tout cas ce qui est certain c’est que le public dans son attente fébrile est très réceptif aux messages publicitaires. Le moindre véhicule qui passe est « déshabillé » du regard. Pas un slogan, une marque ne peut passer inaperçu. Ces dernières l’ont bien compris et les voitures sont rutilantes. J’en ai aperçu plus tôt la bombe de produit nettoyant et le chiffon à la main. Et on a la désagréable impression d’avoir vu plus de voitures que de vélo, c’est surement vrai.

Les sponsors n’ont pour beaucoup rien à voir avec le milieu du vélo, une banque, une chaine de supermarché (oui oui le type d’enseigne où on irait bien faire ses courses en vélo), un constructeur automobile, du saucisson et des gâteaux apéro … N’y-a-t’il donc pas de comité qui fasse le tri dans les partenaires ?

Bref tout ça pour dire que le tour est une arnaque, dont le but est uniquement d’attirer un tas de gens et de les placer dans un état d’hyper réceptivité aux messages publicitaires.

Je le savais déjà mais maintenant je l’ai vu.

Tout ça me fait considérer d’un très bon oeil l’initiative des doux rêveurs d’Altertour.

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Balade le long du canal de l’Ourcq

Une grosse sortie en vélo samedi, ça faisait un moment que ça n’était pas arrivé. J’ai convaincu des amis de descendre le canal de l’Ourcq jusqu’à Paris et ils ont accepté avec enthousiasme.

Je suis parti assez tôt pour passer les prendre chez eux à Bussy-Saint-Georges et commencer la balade. Et voila déjà 30km d’échauffement ! Ensuite nous avons rejoint la Marne et le canal de l’Ourcq en traversant des banlieues pavillonnaires toutes neuves bordées de nombreux parcs tout aussi rutilants. Chalifert marque la seule « vraie » descente de la journée (un canal c’est presque plat) avant de rejoindre le canal à Trilbardou.

Canal de l'Ourcq vers Précy-sur-Marne

Le canal est d’abord très joli, peu fréquenté et traverse une campagne agréable, malheureusement il n’est pas « officiellement » autorisé aux vélos, en témoignent les panneaux d’interdiction à tous véhicules à la moindre interdiction, doublés d’un panneau d’interdiction aux vélos (un vélo étant un véhicule c’est redondant !). Vu l’état irréprochable du chemin c’est domage.

A partir de Claye-Souilly commence la partie aménagée et en effet c’est un autoroute à vélo, d’autant plus que sur les 30 derniers kilomètres il n’y a plus vraiment de méandres. C’est d’abord une tranchée forestière entre 2 zones urbaines, d’ailleurs on n’a pas l’impression d’être tout de suite en ville.

Nous avons pique-niquer au parc forestier de Sevran où les bâtiments en briques nous ont d’abord intrigué. Nous avons vu par la suite qu’il s’agissait d’une ancienne poudrerie, dont les cartouches furent un jour fameuse … ah bon. Voila pour la minute culturelle !

Beffroi de l'ancienne poudrerie de Sevran

Fin du parcours et traversée pas terribles de Bobigny, Noisy-le-Sec, Pantin, avant d’arriver dans le beau parc de la Villette et d’y retrouver la foule. J’ai laissé mes amis à la Gare du Nord et pris des petites rues du XIème pour rejoindre la Seine. De là « l’autoroute du 94 » en bords de Seine puis de Marne m’a ramené chez moi. La balade de 60km en a fait finalement 110 pour boucler depuis chez moi. C’est bien la première fois que je fais une si longue sortie mais on a pris notre temps, flâné, fait des pauses interminables … C’était vraiment génial.

Plus de 9h d’enregistrement du GPS ça donne un beau parcours.

En pleine forme dès le lendemain, y’a pas à dire le vélo est un truc de feignant.