Entre Picardie et Normandie

Nous avons parcouru cette petite boucle à vélo du 11 au 14 juillet 2020. Nous avons choisi comme point de départ Beauvais, à 1h20 en train de Paris Gare du Nord. Le déconfinement a été très progressif au printemps et au début de l’été et ça se ressentait encore beaucoup dans la fréquentation des trains et des campings. Le TER était presque vide et la ville de Beauvais encore relativement déserte au petit matin.

La cathédrale était encore fermée lors de notre passage et nous sommes rapidement sortis de la ville par un chemin calme le long d’une petite rivière derrière l’hôtel de département qui nous a fait déboucher sur le plan d’eau du Canada.

Après avoir contourné le lac, nous avons quitté la vallée du Thérain en grimpant sur le coteau de Montmille. La route passe sous un bâtiment porche de l’ancien prieuré qui semble très apprécié des hirondelles.

Le plateau légèrement vallonné du beauvaisis nous a ensuite mené agréablement en direction de Gerberoy, un village classé parmi les plus beaux villages de France. Il se dégage une atmosphère très particulière et pleine de sérénité de ce village aux petites maisons à colombages et aux rues pavées. La végétation omniprésente devant les maisons et grimpant sur les façades y est sans doute pour beaucoup.

En contrebas du village, dans la vallée du Thérain, Songeons est un bourg beaucoup plus actif et commerçant. On y trouve une jolie halle.

En remontant vers le nord, le paysage change subtilement et les pâturages laissent de plus en plus de place aux grandes cultures. Le lin est assez présent et facilement reconnaissable. En cette saison il a déjà été fauché et sèche bien en ligne dans les champs. Un peu plus à l’ouest dans le pays de Caux, il existe d’ailleurs une véloroute du lin.

Nous achetons de quoi manger à Songeons et dans un petit marché à Loueuse. Au menu ce sera un fromage de Neufchâtel, le premier d’une petite série puisque ce sera vraiment LE fromage de cette boucle, présent à presque tous les repas. Nous avons pique-niqué à Sarcus près d’une statue portant le masque, dans le plus pur respect des gestes barrières.

Notre fin d’étape était à Poix-de-Picardie, une bourgade à l’écart de tout circuit touristique mais doté d’un camping municipal très agréable. A l’entrée de la ville, nous avons aussi salué l’ancienne piscine tournesol, une piscine préfabriquée typique des années 70-80 dont je n’avais découvert l’existence que très récemment.

Nous avons eu le temps de visiter la cité de fond en comble, de sa large place centrale à l’imposant viaduc ferroviaire de la ligne Amiens-Rouen.

Le lendemain matin, nous sommes montés sur le plateau picard et avons commencé la journée sur un itinéraire un peu monotone entre grandes cultures et éoliennes jusqu’à atteindre le sublime château de Rambures tout en briques et en rondeurs dans un parc boisé. Nous ne l’avons pas visité mais il méritera un retour dans la région.

Nous avons poursuivi dans la vallée de la Bresle à partir de Blangy-sur-Bresle en la quittant seulement pour les bosses et les jolies routes forestières de la Forêt Indivise d’Eu. Ces routes nous ont fait déboucher sur le site antique de Briga, une grande cité gallo-romaine. Le site ne se visite pas vraiment, il fait toujours l’objet de fouilles saisonnières. Mais la petite route le traverse en plein milieu.

La colline se dévale ensuite jusqu’en plein centre d’Eu, une des 3 villes sœurs avec les cités du Tréport et de Mers-les-Bains. En son centre se trouve un grand château, ancienne demeure de la famille d’Orléans qui abrite aujourd’hui le musée Louis-Philippe car il a été sa résidence d’été.

A peine quelques kilomètres plus loin le long de la Bresle canalisée, nous avons débouché sur la mer au niveau de la gare du Tréport puis déposé nos bagages au camping de la falaise au dessus de Mers-les-Bains. Même en plein mois de juillet, il y restait de la place. Il a été à la fois le camping le plus cher et le plus vétuste de ce circuit. Son bon emplacement, dans le village et proche du haut des falaises se paye.

Mers-les-Bains était très fréquentée, aussi bien dans le village qu’au dessus des falaises. Ce n’était pas encore un vrai bain de foule mais un semblant de normalité quand même après le confinement du printemps. Après avoir visité la cité et longé ses villas d’architecture balnéaire, nous avons diné en terrasse d’un restaurant (La Terrasse sur la place du marché) puis attendu le coucher du soleil au sommet des falaises.

La première moitié de la troisième étape, nous avons suivi la véloroute de la côte d’Albâtre, située sur la vélomaritime, elle-même constituant le tronçon français de l’Eurovélo 4.

D’abord nous avons tourné dans le pittoresque quartier des cordiers du Tréport avant de grimper jusqu’au belvédère qui pour moi est le plus beau de toute cette côte. On y voit les maisons des vieux quartiers, la gare, Mers-les-Bains puis ses falaises, et enfin le Hâble d’Ault : le début de l’immense baie de Somme. C’est déjà la troisième fois que j’y passe à vélo et je ne m’en lasse pas.

La véloroute jusqu’à Dieppe est plutôt située dans l’intérieur des terres sur le plateau et ne longe la mer qu’au niveau de Criel-sur-Mer. Nous avons croisé pas mal de cyclotouristes sur cette portion de trajet.

Sur le plateau, nous sommes passés au large de la centrale nucléaire de Penly dont on ne voit rien dépasser hormis les lignes à haute tension qui en partent. L’arrivée par le plateau permet un petit détour par un joli belvédère face au port et au château de Dieppe.

J’aime bien la ville mais la trouve un peu trop envahie de voitures. Le centre ville est en effet traversé par un flot ininterrompu de véhicules roulant au pas pour atteindre la plage. Les cyclistes pourtant assez nombreux car la ville est à l’intersection de deux grands itinéraires : la vélomaritime et l’avenue verte Paris-Londres, y semblent un peu perdus.

C’est d’ailleurs l’avenue verte Paris-Londres que nous avons ensuite remonté à partir de Dieppe en direction de l’intérieur des terres. Aménagée sur une ancienne voie ferrée, c’est un itinéraire très agréable qui grimpe en pente douce en direction du Pays de Bray en passant par quelques jolis villages. L’itinéraire est tellement facile qu’il incite plutôt à rouler régulièrement qu’à s’arrêter pour prendre des photos.

Nous avons fait notre dernière étape à Neufchâtel-en-Bray, cité qui a donné son nom au fameux fromage en forme de cœur que nous n’avons pas arrêté de déguster, plus ou moins affiné, pendant tout le séjour. Le camping Ste-Claire est magnifiquement tenu, c’était de loin le meilleur des trois. Le centre-ville n’offre pas un grand choix de restaurants mais nous avons très bien diné dans la cour intérieur d’un hôtel (le Côme Inn) de la rue principale.

Le dernier jour a hélas été bien gris mais sans être trop pluvieux. Nous avons continué à suivre l’avenue verte Paris-Londres, d’abord sur le tracé de l’ancienne voie ferrée jusqu’à Forges-les-Eaux, puis dans les collines du Pays de Bray jusqu’à Gournay-en-Bray et enfin à nouveau sur une ancienne voie ferrée entre St-Germer-de-Fly et Beauvais. Ce dernier tronçon est plutôt récent et très rafraichissant majoritairement en forêt. Il longe le surprenant parc d’attraction St-Paul qui donne l’impression d’être littéralement au milieu de nulle-part.

Nous avons rejoint Beauvais à une heure où la cathédrale était ouverte cette fois, et alors que le soleil recommençait à poindre. Bien qu’inachevée, elle est particulièrement impressionnante par ses dimensions. Elle reste le plus haut chœur gothique au monde (48,5m sous voûte contre 33m pour Notre-Dame de Paris).

Nous avons repris un train en milieu d’après-midi, aussi vide qu’à l’aller, au terme de 300km de vélo en 4 jours.

Roma (2/2)

<< Première partie

Ostia Antica est suffisamment à l’écart de Rome pour ne pas être prise d’assaut par les foules de touristes. La gare est à quelques minutes de marche du site et le petit centre ville médiéval à proximité avec son château et ses quelques ruelles vaut aussi un coup d’œil.

Le site archéologique est extraordinairement étendu, c’est une ville entière avec ses rues, ses places, ses bains, ses habitations, ses industries et on peut y flâner pendant des heures loin de l’agitation de la ville moderne.

Au retour nous nous sommes arrêtés rapidement pour faire un tour du quartier de l’EUR, le quartier emblématique de l’architecture fasciste.

Jour 4

A nouveau tentés par une excursion hors de Rome, nous avons emprunté un petit train, véritable tortillard grimpant à l’assaut des collines du Latium, en direction de Castel Gandolfo.

Connue pour être la résidence d’été des Papes, Castel Gandolfo est surtout un superbe village perché qui domine le lago Albano, un très beau maar volcanique dont on peut faire le tour à pied en quelques heures.

Optant pour la difficulté, nous ne l’avons pas longé par le bord mais en le surplombant à mi-pente. Le sentier bien balisé et entretenu au début, s’est assez vite perdu dans les broussailles et les barres rocheuses et la randonnée est vite devenue sportive.

Au retour, nous avons arpenté les environs de la gare Termini et visité le musée national romain dans le Palazzo Massimo. Ce musée était totalement désert, malgré les très belles statues et mosaïques antiques qu’il abrite.

Jour 5

Il nous aura fallu 4 jours complets pour enfin nous attaquer au cœur de Rome : le Colisée et les forums antiques.

Nous étions déjà passé quelques fois près du Colisée. A vrai dire, dès notre premier soir à Rome, à peine nos bagages déposés à la sortie du train, nous étions déjà venu en faire le tour. Mais la visite se planifie un peu, et comme pour la basilique St-Pierre, il vaut mieux venir faire la queue avant l’heure d’ouverture le matin.

Le forum est immédiatement à côté du Colisée. C’est un immense parc dans lequel sont empilés plusieurs siècles d’histoire romaine, chaque consul ou empereur y ayant laissé sa marque. Des ruines de bâtiments civils et religieux se succèdent dans un apparent désordre dans le vallon du forum lui-même et sur la colline du Palatin d’où le panorama est l’un des plus beaux de la ville et permet de prendre la mesure du site.

A l’opposé du Colisée et tournant le dos au forum se trouve la place du Capitole, au sommet de la colline du même nom et entourée de la mairie de Rome et de 2 bâtiments du musée du Capitole.

Comme le Palazzo Massimo, le musée du Capitole est relativement peu fréquenté des touristes qui préfèrent les sites plus emblématiques. On y trouve pourtant la fameuse louve capitoline qui représente Romulus et Remus, les fondateurs légendaires de la ville.

Jour 6

Pour notre dernière journée à Rome, nous avons à nouveau usé nos baskets pour un grand tour vers le nord de la ville, les célèbres escaliers de la piazza di Spagna et l’obélisque de la piazza del Popolo.

De là, nous avons ensuite arpenté l’immense Villa Borghese, le plus grand jardin public de la ville, agrémenté ça et là de monuments, de pièces d’eau et de quelques musées

A la sortie nord du parc, nous avons visité le musée national étrusque de la Villa Giulia, un musée que je tenais à voir car pendant mon tour d’Europe à vélo j’avais été impressionné par les ruines étrusques notamment les remparts de Perugia, l’une des 12 cités étrusques.

Puis un peu plus loin nous avons tenté l’art contemporain au Museo delle Arti del XXI secolo (MAXXI) qui présentait quelques œuvres particulièrement originales. Dans son voisinage tout proche, la cité de la musique est aussi un bel exemple d’architecture contemporaine.

Le lendemain, nous sommes rentrés à Paris à nouveau avec une journée complète dans le train. Cette fois nous avions une correspondance à Milan et une 2ème à Lausanne, suffisamment longue pour nous laisser le temps d’aller marcher jusqu’au bord du lac Léman. La traversée des Alpes en train est plus jolie par le tunnel du Simplon que par le tunnel du Fréjus. Dans la partie italienne on longe le lac majeur et les îles Borromées, dans la partie Suisse on surplombe le Léman et les coteaux de Lavaux.

Ces 6 jours à Rome (+2 jours de trajet) nous ont permis de voir autre chose que les seuls sites emblématiques de la ville. Bien sûr nous avons dûment coché le Colisée, le Forum Romain, les musées du Vatican et les 4 basiliques majeures. Mais il y avait bien d’autres choses à explorer, en ville ou dans les environs, permettant de réaliser que beaucoup de lieux majeurs sont relativement oubliés des visiteurs et qu’il est facile d’échapper aux foules.

Carte schématique des trajets à pied pendant notre séjour à Rome (une couleur par jour)

Roma (1/2)

En octobre 2019, il y a tout juste un an, je suis allé visiter Rome avec Julien. Avant une année 2020 plus confinée où il n’a plus été question de sortir du pays.

Nous avons souhaité y aller en train. Le trajet prend à peu près toute la journée avec 2 TGV et une seule correspondance à Milan qui nous a permis de nous dégourdir les jambes entre les gares de Porta Garibaldi et Milano Centrale, assez proches l’une de l’autre pour faire les 20 minutes de trajet à pied.

Nous avons logé dans un Bed & Breakfast proche de la gare Termini, sur la via Merulana, grande artère qui relie les basiliques Sainte-Marie-Majeure et Saint-Jean-de-Latran. À Rome, on situe les lieux par rapport aux sites antiques, mais surtout par rapport aux églises.

« A Rome , fais comme les Romains »

Jour 1

Dès le premier jour, nous avons commencé par un petit déjeuner dans un café. Café et viennoiserie selon l’habitude locale vue la forte fréquentation des cafés le matin. Ce rituel est immédiatement devenu quotidien. Avant de rendre visite à Sainte-Marie-Majeure, nous avons commencé par la plus discrète basilique de Santa-Prassede. Quasiment invisible de l’extérieur, elle abrite de magnifiques mosaïques du IXème siècle qu’on peut éclairer avec une pièce de monnaie comme dans beaucoup d’autres édifices romains.

La Basilique Sainte-Marie-Majeure est beaucoup plus ostentatoire. Le gigantisme de sa nef est renforcé par le fait qu’elle est laissée pratiquement vide de mobilier. C’est une des 4 basiliques majeures de Rome avec Saint-Pierre-de-Rome, Saint-Jean-de-Latran et Saint-Paul-hors-les-Murs. Bien que située en dehors du Vatican, elle est la propriété du Saint-Siège.

En continuant notre chemin en direction du nord, nous sommes montés sur la colline du Quirinal, où se situe le palais présidentiel, face à la place éponyme reconnaissable à son obélisque. C’est juste au pied de la colline que se trouve la fameuse fontaine de Trevi, déjà très entourée de monde derrière les barrières Vauban malgré l’heure matinale.

A partir de là, le quartier devient partiellement piétonnier et les ruelles ont un certain charme. Les 2 roues motorisés y sont quand même nombreux mais peut-être moins qu’à Paris maintenant. Nous avons franchis le Tibre au Ponte Sant’Angelo pour nous diriger ensuite vers le Vatican.

Nous avions réservé à l’avance la visite des musées du Vatican pour éviter une longue file d’attente à l’entrée. Les musées ne sont pas tous envahis par les touristes, en fait ils sont même plutôt calmes une fois que l’incontournable galerie des cartes géographiques, les chambres de Raphaël et la chapelle Sixtine sont passées. L’ensemble est tellement étendu qu’on peut y passer des heures entières.

Nous y avons passé 3h environ avant de ressentir le besoin de sortir prendre l’air et de nous diriger vers la place Saint-Pierre. Là aussi les files d’attente nous ont décidé à prévoir la visite de la basilique tôt le lendemain matin, avant l’arrivée des foules.

Nous sommes revenus vers notre quartier par un chemin différent, passant par la piazza Navona et le Panthéon. Temple du Ier siècle av JC, reconverti en église, le Panthéon est surmonté de la plus grande coupole du monde antique, et toujours la plus grande coupole du monde qui ne soit pas en béton armé.

A proximité, l’église Sant’Ignazio possède de magnifiques fresques en trompe l’œil à son plafond. Il est difficile de percevoir la limite entre l’architecture et la peinture.

Dominant la Piazza Venezia, le monument à Victor-Emmanuel II, ou Palais de la Patrie offre un peu de vue sur les toits de Rome.

Jour 2

Pour la première fois nous avons emprunté le métro de Rome pour nous rendre à la station Ottaviano, la plus proche du Vatican, afin de visiter la Basilique Saint-Pierre. Comme prévu et malgré les contrôles de sécurité, l’attente n’a pas été longue pour accéder au parvis puis au dôme de la basilique et son superbe panorama sur la ville.

Du sommet du dôme on se rend compte que la chapelle Sixtine, dont nous avions visité l’intérieur la veille, est un bâtiment bien austère vu de l’extérieur.

Nous avons aussi passé du temps à l’intérieur de la gigantesque basilique. Tout y est démesurément grand et doré.

A la sortie de la place Saint-Pierre, nous nous sommes dirigés vers le sud pour grimper sur la colline du Janicule qui offre de beaux panoramas sur la cité, notamment depuis la terrasse de la piazzale Garibaldi.

Nous sommes ensuite redescendus dans le quartier du Trastevere au centre duquel se dresse la basilique Sainte-Marie-du-Trastevere avec d’extraordinaires mosaïques.

Sainte-Marie-du-Trastevere
Santa Maria in Trastevere

Nous avons déambulé sur les 2 rives du Tibre, entre le quartier du Trastevere, la piazza Farnese et le Ghetto, en se rapprochant ainsi de la colline du Capitole, les ruines antiques se faisaient plus nombreuses.

A proximité du Foro Boario, sous le porche de l’église Santa-Maria-in-Cosmedin, les touristes faisaient la queue pour se prendre en photo la main dans la Bocca della Verità. Et juste derrière, l’immense Circo Massimo restait bien vide. Il faut dire qu’il ne reste guère plus que la forme de ce lieu.

Nous avons ensuite gravi la verdoyante colline du Celio, fait une halte dans la surprenante basilique ronde de Santo Stefano Rotondo puis mis le cap sur la troisième basilique majeure : Saint-Jean-de-Latran.

Rome regorge d’églises magnifiques, mais il faut reconnaitre aux basiliques majeures un gigantisme particulier. Aussi dès le lendemain nous sommes-nous rendus à la quatrième et dernière basilique majeur. Saint-Paul-Hors-les-Murs. Comme sont nom l’indique, elle n’est pas dans le centre de Rome. Il faut prendre le métro ou le train pour s’y rendre. C’est se que nous avons fait en visitant au passage le musée de la Centrale Montemartini, un musée original de sculptures antiques dans une ancienne usine électrique.

Saint-Paul-hors-les-Murs présente une frise immense de tous les Papes de l’histoire, avec le Pape actuel en lumière.

Nous avons profité de cette excursion hors de la ville pour continuer dans la direction d’Ostia Antica…

Suite et fin dans la seconde partie >>

South England – Part 2

<< previous episode

Oxford was a really beautiful and bicycle friendly city to stop by. Streets in the center were mostly pedestrian and crowded with tourist after 10am but some college courtyards and gardens stayed very quiet throughout the day.

Christchurch college was still a highlight for Harry Potter’s fan, because its rooms and stairs where used in the movies.

There are many towers and spires in the city and we found one we could climb up to overlook the Bodleian library.

Along the Thames, the cycle way was very pleasant and bordered with other ancient and venerable colleges whose gardens are very carefully maintained.

We visited the very eclectic Ashmolean museum and en exhibit about old maps in a new building of the Bodleian library and of course passed near the Bridge of Sighs, which actually looks more like the Rialto Bridge in Venice than to its homonym.

Bridge of Sighs

Luckily the weather was wonderful in Oxford, but not at all on the following day. We rode a bit more than 60km under the rain and missed pictures of the Thames riverside, and the cycleway right under the cooling towers of Didcot power station. It was a pleasant ride after all with a stop in a picturesque isolated inn in the Chiltern Hills again. We Spent the night in Reading.

Weather is changing quickly in Great Britain, so we were luckier early morning when riding on along the Thames river towards Windsor.

The little city was a bit crowded for its size and it was difficult to get a nice view of the huge royal castle. Nevertheless, the Cycle Route number 4 lead us for many kilometers inside the Windsor Great Park and it was a very nice ride though sign posting tended to disappear.

At the exit of the Park, we were again quite close to London. Heathrow airport was actually only 5km away and the Royal Castle is really under the planes’ path.

The river became wider and wider but we soon left it to head South to Woking. H.G. Wells was one of its famous residents.

We met our second Warmshowers hosts in Guildford and he pointed us to a nice way to go out of the city by following a little trail along the river.

Actually the full day was on a little trail called the Downs Link. It was a former railway extending from Guildford to the coast and now really practical for cyclists. It was supposed to be a part of the National Cycle Network but it had its own signage « Downs Link ».

It lead us directly to Shoreham-by-Sea, aside from any traffic.

From there, we rejoined cycle route number 2 along the South Coast, on a part I already rode in another direction back in 2015 when cycling from Paris to Scotland.

The coast is largely an urban area untill the buzzing city of Brighton. It was windy on the famous Pier and cosy in the little alleys full of jewelries of the city center. In the middle of all this stands the Royal Pavilion with its odd Indian architecture that is the city’s symbol.

The coast between Brighton and Newhaven became quieter with nice clifftop trails. At some point we crossed Greenwich meridian at a place marked by a monument.

And we finally reached Newhaven some hours before our scheduled departure.

Our return to France occured by night, which is not very comfortable because the crossing is short (5 hours). Besides that the arrival in the morning was far too early for the first train and we had to wait a couple of hours outside Dieppe train station while it was pouring rain.


Overall it made an about 800 kilometers loop.

Map with stops