Le long du Rhin

Face au monumental Deutsches Eck, nous avons laissé la Moselle après 7 jours en sa compagnie pour remonter le long du Rhin.

Deutsches Eck

Nous quittons Coblence aussi simplement que nous y sommes arrivé, les pistes le long des 2 fleuves étant très bien balisées et dans des parcs la plupart du temps.

Le Rhin est bien plus large que la Moselle, plus agité et avec un trafic plus dense. Assez rapidement après avoir quitté la ville nous avons commencé à apercevoir de beaux châteaux. Le Marksburg est un des plus impressionnants. La photo ne lui fait pas honneur, mais la largeur du fleuve est bien visible, la péniche n’a pas l’air grande.

Marksburg

Nous sommes restés rive gauche sur l’itinéraire officiel de l’EuroVelo 15. Les indications étaient très visibles tout le temps et l’indication des distances très appréciable.

Panneaux EuroVelo 15

Cette partie du cours du Rhin était assez encaissée avec quelques jolies petites villes comme Boppard et Sankt Goar.

Boppard

Sankt Goar

Les traversées du Rhin n’étaient possibles qu’en bac et la circulation sur la rivière était un spectacle amusant avec toujours en toile de fond de beaux villages, des coteaux abrupts et des châteaux.

Sankt Goarshausen et son bac

Nous nous sommes arrêté pour la nuit dans un grand camping au pied de la Loreley. Nous avons trouvé le site un peu décevant, une barre rocheuse à peine plus haute que les autres, simplement signalée par un drapeau. De plus, les voies ferrées de chaque côté où passaient en permanence des trains de marchandises, rendaient la vallée plutôt bruyante.

La Loreley

Le lendemain nous avons parcouru ce qui restait de ces « gorges » et que j’ai trouvé plus joli que la veille. Mais peut-être était-ce simplement la lumière matinale.

Plusieurs des bourgs que nous avons passé portaient les marques d’anciennes fortifications.

Oberwesel

Oberwesel

Le Rhin n’avait pas l’air si simple à naviguer. En plusieurs endroits, des bancs de sables ou des rochers affleurent. C’est le cas au pied du Marksburg et de la Loreley. À Kaub, c’est carrément un petit château qui a été construit sur l’île au centre du fleuve.

Kaub

Nous avons fini par rejoindre Bingen où le Rhin change complètement d’allure. Il semble large et calme avant de pénétrer dans les gorges, là encore bien gardées par des tours et des forts.

Le Rhin à Bingen

Les vignes ont refait leur apparition avec au sommet un énorme mémorial.

Mémorial au dessus de Bingen

L’après-midi a été la plus chaude du voyage et nous avons été heureux de trouver un Biergarten quelques villages plus loin. L’itinéraire s’est éloigné du fleuve, dans les champs ou le long de digues.

À l’entrée de Mayence c’était la zone portuaire qui nous séparait du Rhin et nous faisait une route très industrielle. Nous avons traversé sur le vieux pont de Mayence pour aller au camping. Le coucher de soleil sur la ville était pas mal du tout.

Pont de Mayence

Et le lever non plus sur l’énorme cathédrale rose de la ville.

Cathédrale de Mayence

Nous avons petit-déjeuné en ville sous un ciel un peu chargé avant de repartir vers le sud.

Mayence

Nous sommes resté à l’écart de la rivière la majeure partie de la journée, le long d’une sorte de route des vins entre vignobles et petits villages. La pluie nous a rattrapé à Worms dont je n’ai du coup aucune photo alors que la ville avait l’air de valoir le détour. Je n’ai pris vers la fin de l’averse que l’impressionnante porte qui enjambe une des chaussées du pont que nous avons emprunté pour passer rive droite.

Pont de Worms

A l’entrée de Mannheim, nous avons d’abord pris un petit bac sur un ancien bras de la rivière et avons continué avec en toile de fond les raffineries de Ludwigshafen.

Raffineries de Ludwigshafen

La ville elle-même n’était pas particulièrement belle. Elle a un plan quadrillé caractéristique auquel elle doit son surnom de Quadratestadt. Les rues du centre n’ont pas de nom et le système d’adresse fonctionne par bloc, ce qui est assez unique.

Mannheim

Bloc de Mannheim

Nous avons campé au bord de la rivière de l’autre côté d’un grand parc forestier au sud de la ville. Le camping de Mannheim était du coup assez calme.

Le lendemain nous sommes partis en direction de Spire (Speyer), empruntant de ce fait des pistes que j’avais déjà utilisé en 2012 en revenant de république Tchèque. Nous avons bien entendu fait un détour par le centre-ville et son énorme cathédrale romane.

Cathédrale de Spire

Spire

La vallée du Rhin est devenue ensuite sans grand intérêt. Mais l’itinéraire cyclable lui-même était fort plaisant le long des digues, manquant toutefois un peu d’ombre.

Pour notre dernier pique-nique en Allemagne j’ai quand même pris en photo une ouette d’Égypte. Depuis Schengen elles étaient partout. Là où en France c’était plutôt les Bernaches du Canada qui dominaient.

Oie d'Egypte à Germersheim

Nous avons fait étape à Lauterbourg où nous avons pu nous baigner dans le lac. Le maillot de bain a au moins servi une fois.

Au matin, tous mes compagnons sont repartis en train vers la Franche-Comté et j’ai repris la route en direction de Paris. J’avais dans l’idée de rentrer complètement en train mais sans être très motivé pour traverser la Champagne. Donc j’envisageais n’importe quelle gare sur le trajet comme arrivée.

En tout cas je ne voulais quand même pas zapper les Vosges du Nord et je n’ai pas été déçu par les villages, les immenses forêts qui sentaient bon l’humidité et les impressionnantes ruines de châteaux forts en grès rose.

Wissembourg

Fleckenstein

Arnsberg à Obersteinbach

Le relief de la zone était en plus assez agréable, beaucoup moins prononcé que dans les Vosges du Sud mais bien marqué pour de beaux paysages. À la sortie de la zone boisée, j’ai rejoint le canal des Houillères de la Sarre pour quelques kilomètres. puis suivi une très longue et affreuse ligne droite en direction de Dieuze. De là j’ai suivi les panneaux de la route du sel pour finir à l’ancienne place forte Vauban de Marsal dont la position est assez curieuse.

Porte de Marsal

J’ai fait étape à Vic-sur-Seille au bout de 160km, bien usé par un vent obstinément de face depuis ma sortie des Vosges du Nord.

Le lendemain, le soleil n’a pas éclairé longtemps ma route. S’il éclairait bien les façades de Vic, de gros nuages bouchaient l’horizon de l’autre côté de la Moselle.

Vic-sur-Seille

Arrivé à Custines au bord de la Moselle, sur nos traces d’une dizaine de jours auparavant, j’ai finalement obliqué directement vers Nancy, que je comptais au départ éviter.

Place Stanislas à Nancy

J’ai filé directement à la gare, comptant trouver un train pour Paris dans la journée, éventuellement via Bar-le-Duc avec un TER. Coup de bol, j’ai eu une place dans un TGV sur le départ et avant midi je regardais les gouttes de pluie s’écraser sur les vitres du train.


Quelques chiffres :

  • 15 étapes (13 en groupe, 2 seul)
  • 6 nuits en Allemagne, 8 en France, toujours sous la tente
  • 1250 kilomètres (1040km en groupe)
  • 79 km/jour en moyenne sans compter les 2 derniers jours un peu hors norme
  • étapes les plus courtes : Passonfontaine – Montbozon et St Goar – Mayence : 65km
  • étapes les plus longues : Lauterbourg – Vic-sur-Seille : 160km, Mannheim – Lauterbourg : 101km et Mayence – Mannheim : 91km
  • Pépin technique : zéro

Et le parcours :

Parcours Moselle et Rhin

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Le long de la Moselle

Je m’y étais pourtant pris en avance, mais il n’y avait plus de place vélo pour ce samedi de juillet dans les TGV. Résultat, j’ai commencé par une longue journée de trains régionaux pour me rendre en Franche-Comté. La généreuse correspondance de Dijon m’a même bien laissé le temps pour faire un tour en ville.

Les vrais tours de roues n’ont commencé que le lendemain sous un temps un peu plus maussade mais dans l’allégresse d’un départ en vacances en descente et vent dans le dos, mes parents et moi. Notre première rincée a eu lieu dans la vallée de l’Audeux à la Grâce Dieu, puis la seconde dans la descente de Champlive vers la vallée du Doubs.

Cascade de l'Audeux

À Laissey nous avons rejoint JC et Yveline pour terminer l’étape au complet jusqu’à Montbozon, aux portes de la Haute-Saône. Nous avons passé la nuit dans le minuscule camping sur l’île au milieu de l’Ognon, de ce village qui nous a semblé quasi-fantôme.

Le lendemain nous avons suivi une belle voie verte jusqu’à Vesoul et pris une belle averse. L’après-midi, le relief était particulièrement marqué et ce fût notre journée la plus bosselée.

Faverney

Borne de Crue de la Lanterne

Sur une route de Haute-Saône

Nous avons fait étape à Fontenois-la-Ville dans un gîte/camping tenu par un adorable couple de néerlandais qui nous a concocté un excellent et copieux dîner. Seul désagrément, les limaces, incroyablement nombreuses, ont bien essayé de manger les tentes et tout ce qui était à leur portée sous les absides et sur les vélos mais n’ont réussi qu’à tout dégueulasser.

De ce point haut, nous sommes ensuite descendus jusqu’au niveau du canal de l’Est qui nous a fait franchir la ligne de passage des eaux en douceur et dans un cadre assez sauvage.

Highland dans les Vosges

Canal de l'Est

Canal de l'Est

Après un très grand nombre d’écluses, nous avons fini par atteindre la Moselle juste en aval d’Épinal, pour ne plus beaucoup la quitter pendant plusieurs jours. Le paysage s’est fait plus industriel et urbanisé.

J’ai reconnu au passage la rotonde de Thaon où j’avais participé à un gala il y a plusieurs années, au moment où circulaient les tout dernier trains de nuit pour faire Nancy-Paris.

Rotonde de Thaon-les-Vosges

Nous nous sommes arrêté à Charmes, qui en est dépourvu, de charme.

Le jour suivant nous nous sommes séparé en 2 groupes, les uns continuant le long de la Moselle pour une étape un peu plus courte que les précédentes, papa et moi faisant un détour par la colline de Sion. C’est une colline isolée, culminant à 540m, couronnée d’un énorme monastère d’un côté et d’un petit village médiéval de l’autre.

Butte de Sion

Vaudémont

Signal de Vaudémont

Nous nous sommes fait copieusement rincé par 2 averses et avons pique-niqué à l’abri de la grande halle de Vézelise avant de finalement rejoindre les autres dans la boucle de la Moselle.

Halle de Vézelise

Après une étape à Villey-le-Sec, la météo s’est faite plus clémente que les jours précédents et nous avons profité d’un beau soleil à Toul et Liverdun.

Après un petit tour en ville pour quelques courses, nous avons pu confirmer que c’est depuis la voie verte le long de la Moselle que la cathédrale de Toul est la plus belle.

Cathédrale de Toul

Villey dans la boucle de la Moselle

Liverdun

La voie verte le long de la Moselle était parfaite dans les Vosges et en Moselle. Mais entre les 2, en Meurthe-et-Moselle, les aménagements avaient un sérieux retard et il manquait de longues portions. Mais à en juger par les morceaux tous neufs, ces « trous » dans l’itinéraire étaient en train d’être comblés. Aussi, c’est surtout par des départementales que nous avons continué tout l’après-midi en passant par la jolie place centrale de Pont-à-Mousson.

Place Duroc à Pont-à-Mousson

L’étape du soir était Corny-sur-Moselle. Elle fût plus bruyante qu’à l’accoutumée à cause du feu d’artifice anticipé et de nombreux pétards. Nous n’étions que le 13 juillet.

Puisque arrivés dans le département de la Moselle, la voie verte a repris sa continuité et nous a mené jusqu’à Metz dans un corridor de verdure et d’eau.

Jouy-aux-Arches

La Moselle à l'entrée de Metz

Nous avons pris le temps pour un tour de la ville et un café. Ma connaissance des lieux nous a un peu facilité la tâche.

Cathédrale de Metz

Porte des Allemands à Metz

En aval de la ville, la partie la plus industrielle de la Moselle jusqu’à Thionville a finalement été très vite traversée et n’était pas si industrielle que ça. Le plus désagréable a été de longer en ligne droite ce très long canal latéral. Des hauts fourneaux, bien peu reste visible.

Hauts fourneaux à Uckange

Nous avons mangé à Thionville sur les remparts et avons fait une visite éclair de la vieille ville.

Thionville : beffroi et moine

Les collines ont commencé à se resserrer autour de la rivière et le soir nous sommes arrivés à Sierck-les-Bains, notre dernière étape en France. Le village est surmontée d’un imposant château des ducs de Lorraine. De loin il était très beau, mais le centre ville était en réalité dans un état de délabrement assez triste.

Sierck-les-Bains

Nous avons eu droit à un deuxième feu d’artifice ce soir-là sans avoir besoin de sortir de la tente.

Le lendemain, nous avons assez vite franchi la frontière allemande, puis luxembourgeoise au symbolique tri-point de Schengen.

Schengen

Nous avons choisi de rester sur la rive luxembourgeoise de la Moselle, mais la rive allemande aurait sans doute été un choix plus inspiré. Des zones de travaux nous ont en effet contraint à rouler sur la chaussée alors que la rive allemande semblait plus paisible. Mais les 2 côtés étaient très jolis surtout depuis l’apparition des vignobles aux environs de Sierck.

Wasserbillig

Après quelques dizaines de kilomètres au Luxembourg, nous sommes entrés en Allemagne pour de bon. Nous avons fait un petit détour dans la très touristique ville de Trèves, connue pour ces ruines romaines imposantes telle la Porta Nigra.

Porta Nigra à Trèves

Centre ville de Trèves

Pour notre première étape en Allemagne, à Schweich, nous avons bien profité des Schnitzels et de quelques pintes d’Hefeweizen après un court égarement du côté de la très dispensable Birburger, la pils servie par défaut.

Le lendemain a été entièrement dans les vignobles dont les noms s’affichaient en grosses lettres blanches sur les coteaux. Y compris les noms les plus inattendus.

Hollywood an der Mosel

La rivière s’écoulait en sinueux méandres, de plus en plus prononcés, et l’eau était souvent à peine troublée par le vent. Ainsi le massif de l’Eifel ne nous a pas semblé bien difficile à traverser.

Piesport

La Moselle près de Piesport

La véloroute était très fréquentée, avec une proportion importante de vélos à assistance électrique. La foule se faisait plus dense près de certains villages touristiques tel Traben-Trarbach, mais jamais vraiment étouffante.

Traben-Trarbach

Le soleil un peu timide ne s’est dévoilé qu’en fin de journée, alors que nous atteignions notre étape à Pünderich.

Reil an der Mosel

Ce soir là nous avons dîné presque sur le pouce d’une Curry Wurst et d’un verre de vin blanc doux très très local puisque dès le lendemain matin nous sommes passé au niveau des vignes portant son nom.

Pündericher Marienburg

Cette deuxième étape dans les vignobles et les méandres de la Moselle a sans doute été la plus belle de toute du point de vue des paysages. Chaque village toujours plus beau que le précédent et surmonté d’un château.

Zell

Le chat noir de Zell

Zell

Beilstein

Et cette partie de méandres s’arrêtait en apothéose à Cochem, le plus grand des châteaux, le village le plus touristique aussi.

Cochem

À partir de là, le cours de la rivière s’est fait plus direct en direction de Coblence, mais nous réservait encore quelques belles surprises.

Nous avons passé la nuit sur une île à Hatzenport, reliée à la rive par une digue en gros pavés de guingois.

Hatzenport

Dans la matinée, nous sommes passés par le joli village de Kobern-Gondorf dont la petite place centrale était plutôt une surprise.

Kobern-Gondorf

La piste cyclable d’abord en bord de rivière, mais surtout en bord de route, a ensuite laissé place à un itinéraire de l’autre côté de la voie ferrée, plus calme et au pied des vignes toujours aussi escarpées.

Vignobles de la Moselle

Nous sommes ainsi arrivés à Coblence, lieu de confluence de la Moselle et du Rhin, une ville au centre plutôt agréable.

Coblence

Coblence

Et au confluent même, le Deutsches Eck, trône un gigantesque monument, une statue équestre de Guillaume Ier.

Deutsches Eck

A partir d’ici nous avons longé le Rhin, et à nouveau fleuve, nouvel article, bientôt…

Lacs jurassiens

Pour un petit weekend en famille dans le Jura, nous avons jeté notre dévolu sur Clairvaux-les-Lacs. Le village ne m’était pas inconnu pour y être passé à peine un an auparavant. Mais Clairvaux n’est pas très bien desservie en transports. Les bus y sont rarissimes hors transports scolaires et les gares les plus proches sont à une bonne vingtaine de kilomètres. Du coup la solution évidente pour moi a été de compléter le trajet en train par un peu de vélo.

J’ai débarqué à Bourg-en-Bresse pour une courte correspondance avant de grimper dans un TER Lyon-Besançon plein à craquer. Heureusement que le trajet jusqu’à Lons-le-Saunier n’était pas très long mais s’extirper de là a été difficile.

Lons m’a donné l’impression d’une toute petite ville. Tout y était à 2 minutes, notamment la place centrale depuis la gare.

Lons-le-Saunier

Tour horloge de Lons-le-Saunier

J’aime bien les rues bordées d’arcades même si celle-ci est gâchée par le stationnement automobile.

Arcades à Lons-le-Saunier

La seule portion désagréable à la sortie de Lons a été le franchissement des 2 ronds points de part et d’autre de la voie ferrée en direction de Perrigny. Les voitures y étaient pare-choc contre pare-choc. Mais après celà il n’y avait plus personne dans Perrigny et son petit raidillon pour rejoindre la voie verte du PLM.

Pas de forte pente et une belle rampe en balcon avec de longs tunnels rafraîchissants, une belle découverte.

Vue sur Vatagna depuis la voie PLM

Tunnel de la voie PLM

Lons depuis la reculée

Ainsi j’ai fini par déboucher au dessus de la reculée du creux de Revigny. L’arrivée de la voie verte en interdit de fait l’accès aux vélos spéciaux ou au remorques, il y a un escalier à côté duquel on peut pousser les vélos mais c’est raide.

J’ai rejoins mon père et mon frère au village de Verges et nous avons continué notre route jusqu’à Clairvaux ensemble.

Les jours suivants, nous avons fait de la randonnée et des petites balades à vélo dans les environs : aux 4 lacs, aux cascades du Hérisson…

Lacs d'Ilay et du grand Maclu

Lac de Narlay

La foule était nombreuse à chercher la fraîcheur le long du Hérisson.

Cascades du Hérisson

Cascades du Hérisson

Cascades du Hérisson

Cascades du Hérisson

Nous nous sommes baigné à maintes reprises dans le grand lac de Clairvaux dont la température montait de jour en jour.

Clairvaux les Lacs

Lac de Vouglans

Saut de la Saisse

Les lacs de Clairvaux

Pour le retour, je devais prendre un train à St-Laurent-en-Grandvaux, puis une correspondance à Besançon. Mais vu la météo idyllique, j’ai préféré descendre jusqu’à Besançon à vélo, soit un peu plus de 120km. Mais vu l’horaire tardif du TGV j’avais largement le temps. Et mon père m’a accompagné sur plus de la moitié de la journée.

En direction de Champagnole nous sommes passés par plusieurs belvédères sur les lacs de Chambly puis de Chalain.

Lac de Chambly

Lac de Chalain

Nous n’avons pas vraiment profité de Champagnole, parce que dans ce sens là, la traversée de la ville évite le centre (joie des plans de circulation en sens unique sans double-sens cyclable). Puis le plateau vers Andelot-en-Montagne n’était pas tout à fait plat. Nous avons mangé dans un bel espace vert à Chapois puis nous nous sommes séparé à Crouzet-Migette peu après avoir traversé le pont du diable.

Le pont du diable

De là je suis descendu à Nans-sous-Sainte-Anne, 250m de dénivelée d’un coup.

Nans-sous-Sainte-Anne

Pour tout remonter directement par 5 beaux lacets sur un véritable billard en direction de Saraz et Alaise car il n’y a pas de route qui longe le Lison par la vallée, il faut sans cesse remonter sur le plateau, puis redescendre traverser la rivière.

Gorges du Lison entre Saraz et Alaise

Lizine

Châtillon-sur-Lison

J’ai longé un peu la Loue après son confluent avec le Lison avant de remonter une dernière fois sur le plateau avant Besançon.

La Loue vers Châtillon

Pour la première fois, j’ai débouché sur Besançon par la petite route de la Chapelle des Buis qui offre un très beau point de vue sur la ville. Et je me suis fait plaisir en repassant le tunnel-canal sous la citadelle.

Besançon depuis la Chapelle-des-Buis

J’ai eu un peu de temps pour flâner en ville avant mon train autour de la place du marché et du quartier Battant.

Le pont battant à Besançon

Tous les parcours à vélo du séjour : http://www.openrunner.com/index.php?id=7477433

 

La Rochelle – Granville

Au lendemain de notre courte étape pluvieuse entre Rochefort et La Rochelle, le soleil brillait de nouveau sans partage. Nous avons quitté l’auberge très tôt le matin pour traverser La Rochelle encore presque déserte.

Port de plaisance de La Rochelle

Tour de la Lanterne à La Rochelle

Vieux port de La Rochelle

Porte de la Rochelle

Nous sommes sortis de la ville sans trop de difficulté. Il y avait même quelques aménagements cyclables qui ont finis par nous rabattre vers un bel itinéraire côtier le long de l’anse de l’Aiguillon. la piste était au dessus d’une petite falaise surplombant les parcs ostréicoles et bordée de maisons de pêcheurs.

Parc ostréicole

Au bout de la falaise, le fond de l’anse signalait le début du marais Poitevin. A partir de là, nous avons quitté le bord de mer pour ne le rejoindre que quelques jours plus tard dans la baie du Mont St-Michel.

Anse de l'Aiguillon

Une zone bien plate avec une très grande ligne droite le long d’un canal a démarré et cette traversée du marais Poitevin n’a pas été le plus beau passage de la journée. Nous étions au contraire content de retrouver un peu de bocage et de relief en abordant la Vendée.

Panneau indicateur en Vendée

L’étape ne nous a pas fait passé par des sites exceptionnels ce jour là. Nous avons fait halte à Vendrennes près d’une route un peu bruyante et comme les températures avaient fraîchi, nous avons mangé dans la seule pizzeria du village. Au matin, nous avons eu du givre sur la tente pour la seule fois du voyage. Ce gel qui a abîmé les vignobles a fait la une de Ouest-France.

Nous sommes passés par Clisson en fin de matinée, une des plus jolies petite ville sur notre route, toute en ruelles tortueuses et escaliers et dominée par une belle forteresse au dessus de la Sèvre Nantaise… et accessoirement la ville du Hellfest. Une aspirante cyclo-voyageuse nous a invité chez-elle pour un café dans son appartement superbement situé au bord de la rivière.

Forteresse de Clisson

Pont de Clisson

Dans l’après-midi nous avons essayé d’éviter les nuages mais avons finalement écopé d’une averse de grêle très passagère peu avant de rejoindre la vallée de la Loire.

Ancenis

Nous avons campé dans le même camping que l’an dernier sur la Loire à vélo. Il n’y avait pas d’autres cyclistes malgré l’espace bien aménagé pour nous avec tables abritées, micro-onde…

Le lendemain nous sommes partis en direction de la Bretagne sous un ciel un peu chargé mais qui finalement ne nous donnera pas de pluie de la journée. Nous avons fait étape dans un petit restaurant à Châteaubriant.

Châteaubriant

Ruelle à Châteaubriant

Le relief était un peu plus prononcé que les jours précédents, surtout par rapport à la première moitié du voyage, mais ce n’était pas désagréable. À l’entrée de la Bretagne, nous avons longé l’étang de Marcillé-Robert.

Etang de Marcillé-Robert

Porche de l'Eglise de Bais

Au terme de cette grosse étape, nous avons rejoint la petite ville de Vitré, une des plus jolies villes du parcours. Nous n’avons visité son centre que le matin sous un beau soleil. Alors que se tenait le marché sur une petite place, le reste de la cité médiévale était encore désert.

Rue Beaudrairie à Vitré

Vélos à Vitré

Outre les ruelles pavées et les maisons à pans de bois, Vitré est dominée par un beau château et ceinte de remparts, le tout formant un des ensembles de monuments historiques les plus dense de France.

Château de Vitré

Remparts de Vitré

Nous avons ensuite continué plein nord en direction de Fougère que nous avons atteint rapidement. A nouveau c’était une jolie ville médiévale avec ses ruelles, ses remparts et son château fort… à seulement une trentaine de kilomètres de Vitré. Je suis heureux d’être repassé dans cette jolie ville que je n’avais vu que de nuit en 2011 sur un itinéraire de Chartres au Mont St-Michel.

Jardin de ville à Fougères

Château de Fougère

Fougères

Fougères

La sortie de la ville était une voie verte en stabilisé sur une ancienne voie ferrée. Nous ne l’avons pas longé très longtemps mais sans regret car le vent nous a ensuite bien poussé sur des départementales peu fréquentées ou des routes minuscules.

Peu après Ducey nous avons enfin aperçu le Mont St-Michel qui ne nous a plus quitté jusqu’à la fin de la journée.

Mont St-Michel

Nous sommes passés par la ville d’Avranches que nous avons trouvé fort déplaisante à vélo, engluée dans un important trafic de samedi après-midi et nettement moins attachante que Vitré et Fougères traversées plus tôt.

Puis nous avons fait un détour par une ferme pour acheter des caramels et par la pointe du Grouin du Sud pour admirer le Mont de plus près.

Mont St-Michel vers St-Léonard

Mont St-Michel de la pointe du Grouin du Sud

Et enfin depuis le village de Genêts où nous avons campé.

Mont St-Michel de Genêts

Le soir, nous sommes retournés dans les prés salés pour regarder le coucher de soleil sur le Mont. Décidément, on ne s’en lassait pas, et les moutons non plus.

Mont St-Michel de Genêts

Mont St-Michel de Genêts

La météo annonçait ensuite d’impressionnant cumuls de précipitations pour les 140 derniers kilomètres qu’il nous restait à parcourir jusqu’à Cherbourg. Du coup nous avons écourté notre randonnée d’une journée et le lendemain nous nous sommes arrêté tôt le matin à Granville pour prendre un train de retour vers Paris, la pluie sur nos talons.

Au total ce voyage nous aura fait parcourir un peu plus de 900km très variés en 11 jours. Avec des étapes autour de 100km sauf la première (Hendaye-Biarritz), la dernière (Genêts-Granville) et l’étape pluvieuse entre Rochefort et La Rochelle qui en faisaient moins de 40.

Carte Hendaye - Granville